Google va supprimer 1.200 emplois de plus chez Motorola
Delphine Cuny
Delphine Cuny
« Nos coûts sont trop élevés, nous opérons sur des marchés où nous ne sommes pas compétitifs et nous perdons de l?argent. » C?est par un email de la direction que les salariés de Motorola ont appris cette semaine que le fabricant de smartphones avait décidé de procéder à de nouvelles réductions d?effectifs. En effet, selon le « Wall Street Journal », la filiale de Google va licencier 1.200 personnes, environ 10% du total, principalement aux Etats-Unis, en Chine et en Inde, en plus des 4.000 suppressions de postes annoncées en août dernier. A la fin de 2012, Motorola Mobility, racheté à l?été 2011 pour 12,5 milliards de dollars, comptait 11.113 salariés. En France aussi, Motorola a annoncé fin février la fermeture du site de Toulouse, qui emploie 170 personnes, le 31 mai prochain. Le groupe américain est également implanté à Saclay, en région parisienne, où travaillent une cinquantaine de personnes. Les smartphones Motorola ont fait leur retour dans les rayons des opérateurs français dernièrement, notamment avec le Razr HD qui est 4G.
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Un milliard de pertes en 2012
C?est la première fois de son histoire que Google est confronté à un plan social d?une telle ampleur. Mais Motorola continue de perdre des parts de marché dans le mobile (il est 9e mondial devant HTC et derrière BlackBerry avec 1,9% sur l?année 2012 selon Gartner) et de l?argent : 353 millions de dollars au quatrième trimestre et un peu plus de 1 milliard en 2012 sur trois trimestres de consolidation de la filiale, qui a représenté 9% du chiffre d?affaires de Google en 2012 (voir les résultats). Depuis plusieurs mois, le géant de Mountain View a envoyé au chevet de Motorola plusieurs de ses cadres dirigeants, comme Lior Ron, qui travaillait dans l'équipe de Google Maps, dans l?espoir de sortir un appareil enfin à même de rivaliser avec l?iPhone d?Apple ou les Galaxy de Samsung c?est le fameux projet baptisé « X-phone. » Selon le « Wall Street Journal », certains dirigeants de Google considèrent le rachat de Motorola comme « une police d?assurance » au cas où le moteur de recherche perdrait le contrôle d?Android au profit de Samsung, qui représente plus de 40% des volumes de smartphones équipés de l?OS de Google?
Delphine Cuny