Livres électroniques : Apple jugé coupable d'entente sur les prix

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Une juge new-yorkaise a estimé que la firme à la pomme avait « conspiré pour relever le prix de détail des livres électroniques » avec les grands éditeurs qui ont de leur côté préféré un arrangement amiable avec l'Etat américain. Un autre procès tranchera le montant des dommages à payer par Apple.

Apple aura eu beau nier en bloc, la juge new-yorkaise Denise Cote estime que l'inventeur de l'iPad a « conspiré pour relever le prix de détail des livres électroniques » avec plusieurs grands éditeurs en 2009. Dans sa décision de 159 pages rendue publique ce mercredi, la juge de Manhattan précise qu'un nouveau procès, dont la date reste à arrêter, devra déterminer le montant des dommages dont devra s'acquitter le groupe californien, perçu comme le chef d'orchestre de cette entente illégale, qui visait les prix bas imposés par Amazon sur le marché naissant du livre numérique.

« Un rôle central » pour faciliter une entente illégale
Selon Denise Cote, « Apple a joué un rôle central pour faciliter et mettre en ?uvre » l'entente des éditeurs visant à éliminer la concurrence sur les prix dans le domaine des e-books. Ces derniers sont ainsi passés de 9,99 dollars, quand Amazon était seul sur le marché, à 12,99 ou 14,99 dollars après l'arrivée d'Apple avec sa tablette en 2010, selon la juge. De leur côté, les éditeurs n'étaient pas traduits en justice, ayant pris les devants en acceptant de négocier un arrangement amiable avec l'Etat américain et les procureurs des états : Hachette Book (Lagardère) a payé 31,7 millions de dollars, HarperCollins (NewsCorp) 19,5 millions, Simon & Schuster (CBS) 17,75 millions et Penguin (Pearson), le dernier à s'y résoudre en mai dernier, 75 millions. Hachette avait expliqué en avril 2012 avoir accepté « à contre-c?ur », assurant n'avoir « participé à aucune entente.» L'éditeur français avait fait valoir à l'époque que « 82% des ebooks de Hachette Book Group sont actuellement vendus à un prix égal ou inférieur à 9,99 $ - y compris de nombreux livres de nos auteurs à succès - [ce qui] contredit l'assertion selon laquelle nous avons augmenté les prix de tous nos ebooks. » Amazon n'était pas partie prenante dans le procès.
 

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Commentaires
a écrit le 11/07/2013 à 14:16 :
Le pire, c'est que les gens marchent et achètent...
a écrit le 11/07/2013 à 11:43 :
INCROYABLE le nombre d'ententes illicites mis à jour ces dernières années. Tous les domaines sont concernés, partout ou l'argent coule à flot. C'est ça le business, comment faire d'une vache à lait une vache à champagne ! Ah le commerce, bien content de l'avoir quitté, niquer les uns pour enrichir les autres.
a écrit le 11/07/2013 à 7:44 :
Un certain succès et des $ en pagaille, et ils se prennent la grosse tête, finissant par être persuadé d'avoir toujours raison dés qu'il s'agit d'en demander plus aux consommateurs pour le bien être des actionnaires, et de la poignée de dirigeants qui bénéficient de largesses en actions.
Un "think different" a fuir..!
a écrit le 10/07/2013 à 16:26 :
Amazon fait encore le vide sur un secteur ou il est dominant. Il finira par donner books et mobiles pour un engagement d'achat modéré. Le meilleur business model qui va bousculer IT et distribution.

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