La bataille du livre numérique commence enfin en France

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Alors que s'ouvre ce vendredi jusqu'à lundi le Salon du Livre Porte de Versailles, la concurrence du livre numérique monopolise toutes les attentions. Alors que ce segment n'a représenté qu'une part très négligeable du marché français du livre en 2012, les professionnels, notamment les libraires, sont inquiets. Alexandre Bompard, patron de la Fnac, appelle pourtant les éditeurs à ne pas négliger ce circuit de distribution.

Le numérique a bouleversé notre économie : photographie, musique, cinéma, presse? Toute notre économie ? Non ! Il est un secteur qui résiste encore, en France, contre le rouleau compresseur. Le bon vieux bouquin ! Il prend la poussière, retient l?humidité, encombre les sacs à mains ou les bagages lors des départs en week-end... Mais il résiste. En 2012, le chiffre d?affaire du livre en France s?est élevé à 4,3 milliards d?euros, d?après le cabinet d?études GfK. Un chiffre stable par rapport à 2011. Tandis que de son côté, le livre numérique n?a représenté que 22 millions d?euros de recettes, soit? 0,6% du marché national.

Un marché prêt à décoller

Le livre papier doit cette victoire en partie à un réseau de libraires important, plutôt bien répartis sur le territoire. Un relais plutôt bien organisé auprès de la population avec ses 3.500 librairies, et 600 grandes surfaces du livre. Mais les libraires ne seraient rien sans les éditeurs. Or, ceux-ci qui n?avaient pas réellement pris le virage, semblent avoir définitivement adopté une stratégie numérique. Du coup, l?offre de livres numériques s?est étoffée. Il n?y a guère que le prix de ces derniers, relativement élevé malgré l?économie engendrée par la disparition des frais d?impression, qui permet de préserver le livre papier. Pour les éditeurs, ce marché est encore trop étroit pour amortir les investissements dans le numérique.

Les professionnels s?attendent à un réveil du marché du livre numérique en France. Le frein matériel s?estompe de plus en plus. Les Français sont, en effet, de plus en plus équipés en ?liseuses? et tablettes numériques. D?après l?institut GfK, plus de 500.000 liseuses doivent être vendues en France cette année et au moins 5 millions de tablettes. Sur le potentiel de croissance, le syndicat national des éditeurs s?appuie sur l?exemple américain où le livre numérique pèse déjà 15% du marché du livre, pour anticiper une forte marge de progression du marché français.

Un marché du livre sans libraires?

Les fondations d?une révolution numérique sont donc là. Mais, la France a accumulé un certain retard, ce qui inquiète certains professionnels, notamment les libraires qui craignent d?être exclus du nouveau marché du livre. Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, met les éditeurs en garde contre le risque d?hégémonie d?Amazon dans ce domaine. D?après lui, les éditeurs français pourraient se retrouver à la merci du e-commerçant américain. Mais la Fnac vend des livres numériques via sa liseuse Kobo, contrairement aux petits libraires de quartiers qui, eux, risquent de mettre la clé sous la porte. Entre 2003 et 2010, ils ont déjà perdu 5,3% de chiffre d?affaires sous la seule pression des libraires en lignes, c?est-à-dire sur la vente de livres par correspondance. Ces derniers se sont accaparé plus de 11% du marché des livres papiers.

Pour Alexandre Bompard, Amazon veut évoluer vers un modèle de pure player et se délester de la vente de livres papiers, tandis que les libraires ont des problématiques de stocks. ? Avec les éditeurs, il faut inventer des partenariats, un partage du financement des stocks, une collaboration sur la mise en avant de leur fond de catalogue dans nos magasins. Mais certains éditeurs restent fermés à la discussion, considérant que leur rôle est uniquement d?éditer des livres, le nôtre, de les vendre?, explique le patron de la Fnac dans une interview à Paris-match. Et d?accuser Amazon de ne pas payer d?impôts en France.

Le gouvernement va aider les libraires

Un collectif de libraires a d'ailleurs organisé une manifestation à l'occasion de l'ouverture du salon du livre à la Porte de Versailles avec un slogan: "le lien social plutôt que l'évasion fiscale" en désignant le site Amazon. La ministre de la culture doit se rendre lundi pour la clôture du salon afin d'y présenter des mesures de soutien aux libraires. Aurélie Filipetti devrait annoncer la nomination d'un médiateur, et la création d'un fonds de soutien. Il s'agirait du premier volet d'un "plan plus ambitieux", explique le ministère.

En réalité, les éditeurs comme les libraires sont menacés par un mal plus important encore que la révolution numérique : la baisse du lectorat. D?après un sondage 20 minutes-BVA publié jeudi, 55% des Français préfèrent regarder la télé plutôt que lire. Cette proportion atteint 63% des hommes. Plus inquiétant, elle culmine à 68% des 18-34 ans.

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Commentaires
a écrit le 01/04/2013 à 10:34 :
Il est toujours possible de combiner livres papiers et numériques. Je vais toujours chez mon petit libraire et j'achète quelques livres sur http://www.didactibook.com/
a écrit le 25/03/2013 à 14:11 :
Le livre numérique devrait être une merveilleuse affaire pour les éditeurs, même s'ils s'en défendent publiquement : i) ils n'ont plus à imprimer et à gérer les retours, ce qui a toujours été un métier de chien, ii) une liseuse, c'est comme une brosse à dents : çà ne se prête pas, et chaque livre vendu n'est lu qu'une fois, ce qui est bon pour les volumes. Dément, non ?
a écrit le 25/03/2013 à 11:34 :
Depuis des années, les nostalgiques nous saoulent avec le livre, comment ça sent bon, c'est sensuel, c'est beau, c'est pratique, et patati et patata...On sait que le numérique est meilleur, on n'ose y penser, la modernité est souvent un tabou.
a écrit le 25/03/2013 à 8:20 :
Parlons un peu de la lecture sur tablette et de sa richesse, en particulier pour les jeunes mais aussi pour tous les autres lecteurs.

Un mot incompris : un appui sur celui-ci et vous vous retrouvez dans le dictionnaire (espérons d'ailleurs qu'il sera bientôt possible de paramétrer le choix du dictionnaire à utiliser).

Même chose pour une théorie ou une référence historique, philosophique ou scientifique, l'accès à l'encyclopédie est immédiat.

Il est également possible de découvrir immédiatement des photos de lieux cités dans le livre, des plans de la ville de vérifier des quantités de données ou de confronter des avis à celui de l'auteur sur telle ou telle question.

La lecture est sans doute plus fractionnée mais autrement plus riche et éducative que celle de simples bouts de papier. Alors sortons ici encore de cette vénération du statut quo qui si coûteuse pour notre pays et pour nos enfants. C'est en refusant les évolutions que les civilisations disparaissent.
Réponse de le 25/03/2013 à 11:07 :
Vos soit disant avantages, on peut aussi appeler cela de la paresse. Les "bouts de papier" n'ont pas besoin d'une batterie. Les "bouts de papier", 10-20-30-50 ans après on peut toujours les reprendre et les relire. les "bouts de papier" on ne peut pas vous les effacer à distance sous prétexte qu'un "ayant droit" ou un gouvernement ne veut plus de leur existence. Mais vous écrivez depuis un I-truc, combien de temps votre batterie tient elle sans être rechargée ? Mesurez vous votre dépendance à l'électricité ? Êtes vous capable de vivre une journée sans utiliser votre I-truc et en êtes vous déjà l'esclave lobotomisé ?
Réponse de le 25/03/2013 à 15:19 :
@Thargor : assez d'accord, mais il faut bien reconnaitre qu'une liseuse est plus pratique qu'une bibliothèque à emporter en voyage ! L'erreur est sans doute de rester bloqué dans tout l'un ou de basculer totalement dans tout l'autre ! (De même avoir un GPS ne dispense pas de savoir lire et se servir d'une carte !).
Réponse de le 03/04/2013 à 17:03 :
@Thargor
Une tablette ne remplacera jamais un livre pour la bonne raison que le livre et ce qu'il raconte ne font qu'un. Lire sur une tablette, c'est retirer la caractéristique physique du livre qui est la condition d'une bonne lecture.
Un livre c'est avoir dans sa main une histoire complète, avec sa couverture, son papier. Un livre on peut le feuilleter, l'annoter. Un tablette ne sera jamais qu'un morceau de plastique rapidement obsolète, plein d'application toutes plus abêtissantes (abrutissantes)les unes que les autres. La page numérisée d'un livre sur l'écran d'une tablette n'a pas plus de valeur qu'un sms, une image télé, une pub, un ensemble de pixels destinés à faire du pognon.
a écrit le 25/03/2013 à 6:47 :
à tout dematerialiser, on obtient des memoires d' outre tombe sur le www
a écrit le 25/03/2013 à 6:37 :
Le livre papier !? surtout " une question de plaisir ".
a écrit le 25/03/2013 à 6:30 :
Je trouve nettement plus confortable de lire sur une tablette numerique et j ai donc abandonne le papier- les livres sont beaucoup trop chers en France- on preserve les interets des libraires, des editeurs, des imprimeurs, mais les interets des lecteurs et des auteurs sont complaisamment oubliés- rien d etonnant au pays des rentiers - plus les situation de rente sont preservees, plus les livres sont chers et moins les gens lisent- notre gouvernement a encore trouve la solution : les subventions . Pauvre France.
Réponse de le 25/03/2013 à 11:14 :
Les bibliothèques municipale sont généralement gratuites. Il est vrai que ça demande l'effort de s'y déplacer. Vos lectures doivent très probablement se limiter aux "hits" commerciaux du moment et non à votre liberté de choisir. La rente des éditeurs de contenus web en sera plus facilement assurée. Combien vous a coûté votre tablette ? Dans combien de temps allez vous la remplacer ? Combien de livres lisez vous par mois et combien cela vous aurait il coûté d'acheter en version papier les meilleurs d'entre eux ?
a écrit le 25/03/2013 à 6:28 :
L' importance c'est " la trnsition " !
a écrit le 24/03/2013 à 19:54 :
La culture littéraire en France est devenue très faible. Les librairies ne sont plus que des têtes de gondoles pour les derniers prix littéraires et les derniers matraquages commerciaux. Que des livres achetés neufs et qui s'empilent avant de faire les frais d'un déménagement ou d'un ménage de printemps. La statistique sur la baisse du lectorat est connue. La statistique qui m'intéresserait est celle du nombre de livres réellement lus de bout en bout. Quand on a fini un livre, on peut le revendre d'occasion pour en découvrir un autre!
a écrit le 24/03/2013 à 19:21 :
Effectivement le risque est plus important avec cette nouvelle génération née avec les consoles de jeux vidéos et d'internet.
En additionnant le lectorat traditionnel qui va basculer vers le numérique (qu'il est pratique de partir en vacance avec ces 100 livres sur une liseuse ...) les petites librairies vont souffrir et disparaître naturellement au file de l'eau et la France perdra encore un peu plus de son charme.
Le plupart des lecteurs ne sont pas amoureux de leur livre et du touché du papier. Pas de sentiment svp soyons moderne.
a écrit le 24/03/2013 à 15:55 :
Bataille du livre !! Diantre c'est la guerre?
a écrit le 23/03/2013 à 17:09 :
Pourquoi je crois 'encore) en le livre papier: http://profondeursdechamp.wordpress.com/2013/03/01/pourquoi-je-crois/.
a écrit le 23/03/2013 à 14:34 :
perso j(étais comme beaucoup je pensais que le livre papier résiterait au livre numlérique encore longtemps. J'ai nénamoins acquis une tablette Kindle de base l'an passé et j'ai basculé car c'est moins lourd qu'un livre papier, pas fatigant à lire (contrairement à la lecture sur écran d'ordi ou de tablette) on accède à un fond d'ouvrages numérisés gratuit (avec des dictionnaires gratuits dans toutes les langues ce qui est bine utile mpême en Français parfois ...) : tous les grands auteurs d'avant le début du XXème siècle. Effectivement pour les ouvrages récents soumis au droit d'auteur c'est moins cher mais pas assez ;;; mais beaucoup de best sellers récents sont de qualité médiocre ... en bref je continue d'acheter des livres de temps en temps, mais je lis surtout en numérique. Autre reproche à Amazon le service de bibliothèque en ligne est trop cher pour un seul livre par mois
Réponse de le 25/03/2013 à 11:19 :
Amazon, c'est bien ceux qui peuvent effacer les livres que vous leur achetez? Rien n'est gratuit, le jour ou votre bibliothèque en ligne décidera qu'un livre n'est pas "correct" ils l'effaceront. Est ce votre conception de la liberté? Qui devra décider des livres accessibles? Qui écrira ces livres? Il est tellement facile de modifier un livre en version numérique. Qui vous garantira leur authenticité?
Réponse de le 25/03/2013 à 11:53 :
Thargor Y a le memes problemes avec les livres papiers.
a écrit le 23/03/2013 à 11:38 :
Les 400 plus gros libraires indépendants de France ont un chiffre d' affaires en baisse de 4,5% sur le cumul des 4 dernières années et en forte baisse depuis décembre 2012. Amazon.fr offre de meilleurs services que les libraires qui n' ont pas tout en stock disponible en 24 heures, et les livres sont envoyés sans frais !!!! C' est un tournant du commerce, les gens payent trop de frais de parking et de transport pour se rendre en centre ville acheter un bouquin, alors que vous pouvez choisir tranquillement chez vous à n' importe quelle heure du jour et de la nuit !!!
Réponse de le 24/03/2013 à 17:22 :
C'est le même constat pour beaucoup de petit commerce de centre ville. Votre analyse est juste et bien connue mais nos dirigeants que ce soit le gouvernement ou le maire n'ont pas encore compris que celui qui décide c'est le client!!! Et le client il n'est ni de droite ni de gauche, il ne regarde que son intérêt.Pourquoi prendre sa voiture (horreur absolue des écolos), aller en ville (parking cher), acheter dans un commerce indépendant (encore un riche que l'on aime pas mais qui paye des impôts locaux dans sa ville). Vous avez raison il est plus simple et moins cher de commander sur internet, d'ailleurs il me semble avoir lu que dans le nord de la France des communes se battaient pour avoir chez elles un entrepôt Amazone à coup sans doute de remises fiscales qui au final profitent aux consommateurs et à Amazone... Cherchez l'erreur!
a écrit le 23/03/2013 à 10:57 :
Je n'aime pas lire sur un écran, j'ai déjà essayé on trouve suffisamment de livres gratuits sur internet pour se faire une idée, un bon livre papier se prête et se relit des années plus tard.
a écrit le 23/03/2013 à 10:37 :
perso, RIEN ne vaut les livres, en papier avec de belles couvertures, un livre qu'il fait bon toucher, caresser, à mettre dans sa bibliothèque une fois parcouru...c'est un petit trésor, un livre, c'est fabuleux! on veut condamner aussi les librairies?? ! lecture virtuelle, comme tout, et après? qu'en reste t-il? faire un tour chez son libraire...compulser, regarder, feuilleter, la curiosité aidant, on passe des heures dans ce dédale superbe....pour ma part, quelque chose que l'on tient dans ses mains, vaut mille fois mieux, que du vent...
Réponse de le 23/03/2013 à 12:09 :
je partage !!! + 1000
Réponse de le 23/03/2013 à 12:09 :
+ UN
a écrit le 23/03/2013 à 9:40 :
Perso je vais à la bibliothèque municipale et pour 5? par an, moi et ma petite famille nous pouvons profiter des livres, des magasines, des cd et dvd.
Oui je sais pour la filière livre ce n'est pas une solution très rentable, c'est peut être un des pb ?
a écrit le 23/03/2013 à 8:20 :
Une fois de plus on va subventionner une activité condamnée, les libraires, au lieu d'investir dans l'avenir.

Sur le plan de l'appétence à la lecture, on voit désormais que les utilisateurs de tablettes augmentent leur consommation de livres ce qui montre le faible rôle des libraires dans la diffusion culturelle.

Enfin, concernant le problème fiscal, il faudrait peut-être au bout de plus de cinquante ans se faire à l'idée de libre circulation dans l'EU. À chaque état de faire ses choix fiscaux et d'en subir les conséquences. En France manifestement on a choisi le matraquage au détriment de l'activite économique, il ne faut donc pas s'étonner du choix de délocalisation des contribuables particuliers mais aussi entreprises.
Réponse de le 23/03/2013 à 10:58 :
+1
a écrit le 23/03/2013 à 3:02 :
Qui veut croire que un livre puisse être numérique? Un livre est un livre . Par contre cette bataille est simplement le constat que 96 pour cent des gens ne lisent et préfèrent les images . évolution d"un groupe humain ou régression à l'age de pierre ? l'avenir nous le dit déjà. Dans la même veine de changement , il y quelques semaines certains états américains ont décidé que l?apprentissage de l?écriture n'avait plus lieu d?être; dans l?enseignement scolaire (word et write en traitement de texte par contre ; oui). Modernité ou régression?
Réponse de le 23/03/2013 à 10:38 :
+ 100
Réponse de le 23/03/2013 à 11:00 :
Dans 20 ans, il ne sera plus utile d'écrire, tout sera numérisé et totalement tactile....
Alors en ce qui concerne les livres, cela sera un marché de niche, comme est en train de devenir les CDs, les journaux papiers, les DVDs et tout le reste....

Réponse de le 23/03/2013 à 13:12 :
Franchement, un véritable crève coeur, ce que vous nous annoncez..et pourtant, hélas, vous n'avez surement pas tord......je pense, heureusement, que je ne serai plus là, pour voir tout ceci.....
Réponse de le 23/03/2013 à 14:35 :
Régression carrément !!
Réponse de le 24/03/2013 à 13:56 :
Les français ne lisaient pas plus avant, d'ailleurs il y en avait plus d'illettrés.
Mais l'adage selon lequel c'était mieux au bon vieux temps perdure.
a écrit le 22/03/2013 à 22:05 :
Je lis en anglais et achète de nombreux bouquins d'occasion via Amazon; j'ai aussi un kindle mais n'achète un livre électronique que lorsque il est moins cher que la version papier ou... n'existe que sous cette forme (si si ça existe pour certaines éditions); je vis à l'étranger donc j'apprécie le fait de ne pas avoir à transporter une bibliothèque, donc le format électronique me plait. Mais ça va me prendre un temps fou pour me constituer une bibliothèque numérique...
a écrit le 22/03/2013 à 19:52 :
Lire est encore à la portée de tous , grâce aux bibliothèques .
a écrit le 22/03/2013 à 19:34 :
D'un point de vue strictement économique, le livre numérique n'a aucun intérêt pour le particulier : le prix de la liseuse ne peut être remboursé par la différence de prix entre le papier et le numérique qu'au bout de plusieurs années ( et à condition d'être un grand lecteur) soit une date de rentabilité qui va bien au delà de l'espérance de vie de la liseuse. Lire en numérique coûtant bien plus cher que lire en papier, ce marché du numérique ne peut se transformer en marché de masse.
Réponse de le 23/03/2013 à 11:03 :
C'est comme tout, lorsque le marché va devenir intéressant et très rentable, les éditeurs et les distributeurs vont se lancer dans une concurrence sur les prix, et comme par hasard les prix vont fortement baisser... Vous vous imaginez le différence de coûts entre le numérique et le papier... Donc ce n'est que le début...
a écrit le 22/03/2013 à 19:30 :
Le livre numérique c'est bien, mais il ne vous appartient pas (droit d'auteur) et vous n'avez pas le droit de le prêter à la différence du livre papier qui lui peut se prêter et même s'offrir . L'avantage du papier , c'est que les écrits restent , le numérique subit les aléas de l'évolution informatique qui demande toujours de nouvelles compatibilités . Il serait bien d'y associer les deux . Mais la joie d'ouvrir un livre neuf ou redécouvrir un livre ancien est certes plus sensuelle qu'une tablette numérique .
Réponse de le 23/03/2013 à 10:39 :
+ 1000 ! @lecteur

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