Course à l'IA : Google met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur OpenAI et Microsoft
François Manens
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Google décide d'accélérer dans l'intelligence artificielle.
ANNEGRET HILSE
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Google décide d'accélérer dans l'intelligence artificielle.
ANNEGRET HILSE
Pour rattraper l'avance prise par le duo OpenAI/Microsoft dans l'intelligence artificielle, Alphabet a décidé de fusionner ses deux divisions de recherche, DeepMind (basé au Royaume-Unis) et Google Brain (basé en Californie). Le nom de son nouveau navire amiral ? Google DeepMind. Mais sous l'apparence d'une simple restructuration opérationnelle se trouve un changement profond du fonctionnement interne de l'entreprise.
Et pour cause : DeepMind, ancien concurrent d'OpenAI racheté en 2014 par Google pour 400 millions de livres -un peu moins de 500 millions d'euros à l'époque- avait jusqu'ici maintenu une certaine indépendance vis-à-vis de la maison-mère. Cette situation a d'ailleurs créé son lot de tension au cours des années, Google exigeant un meilleur retour sur son investissement. Mais la crise interne déclenchée par le déploiement de ChatGPT et l'offensive de Microsoft sur le marché des moteurs de recherche a poussé le groupe à casser de force la digue entre ses deux divisions d'intelligence artificielle.
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Si Google n'est pas encore entré dans le détail de la fusion, il a précisé qu'il combinera les deux effectifs de Brain (environ 3,500 employés) et DeepMind (environ 1,200 employés) en une seule équipe, sans licenciement. Demis Hassabis, pointure de l'IA et cofondateur de DeepMind dont il était resté CEO, va prendre la direction de Google DeepMind. Jeff Dean, le chef de Google Research en charge de Brain, va quant à lui monter d'un cran dans l'organisation du groupe et devenir directeur scientifique. Il aura à charge d'ébaucher la stratégie de Google dans l'IA, et de diriger les projets les plus critiques. « Combiner tout ce talent dans une seule équipe, appuyée par les ressources informatiques de Google [numéro 3 mondial du marché du cloud, ndlr], va accélérer significativement nos progrès en IA », s'enthousiasme dans un communiqué Sundar Pichai, le CEO de Google.
François Manens