Panique chez Google : Samsung pourrait choisir Bing comme moteur de recherche par défaut
François Manens
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Pour Google, la menace Bing commence sérieusement à prendre forme.
Reuters
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Pour Google, la menace Bing commence sérieusement à prendre forme.
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Le règne incontesté de Google dans la recherche ligne est-il aujourd'hui bousculé ? D'après le New York Times, le constructeur de smartphone Samsung songerait à choisir Bing comme moteur de recherche par défaut sur ses appareils, ce qui mettrait fin à 12 années de contrats annuels avec Google. Les négociations sont encore en cours, mais le simple fait qu'une autre option soit considérée a déclenché la panique en interne, d'après le Times.
A l'ouverture des marchés ce lundi, le cours d'Alphabet (la maison-mère de Google) a chuté de 3,5%. Et pour cause : l'entreprise est comme rarement remise en cause sur le marché de la recherche en ligne, qui lui a rapporté plus de 162 milliards de dollars en 2022, soit plus de 57% de son chiffre d'affaires annuel.
Le seul contrat avec Samsung rapporterait un chiffre d'affaires annuel estimé à plus de 3 milliards de dollars à Google. Et pour cause : environ un smartphone sur cinq dans le monde est un Samsung, ce qui correspond à plus d'un milliard d'appareils où le moteur de recherche de Google est installé par défaut. Certes, le système Android installé sur les Samsung laisse aux utilisateurs la possibilité de changer le réglage par défaut, mais Google prendrait un risque de perdre de nombreux utilisateurs.
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Le géant de la tech connaît donc une première turbulence, qui pourrait n'être que le début : plus tard dans l'année, il va devoir renégocier son contrat avec Apple (et ses iPhone) qui lui rapporte un pactole estimé à plus de 20 milliards de dollars par an. Toutefois, comme le souligne le Times, les constructeurs pourraient simplement décider de renouer leurs contrats avec Google. Mais la simple considération de Bing démontre qu'il apparaît enfin comme une alternative crédible. En 2022, le moteur de recherche de Microsoft n'attirait qu'environ 3% du volume de recherche en ligne mondial, là où Google s'en accapare plus de 90%.
François Manens