Dans le rouge, Nikon veut mettre l'accent sur les appareils médicaux

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Le groupe de photographie et optique japonais Nikon a annoncé lundi être tombé dans le rouge à l'issue des 9 premiers mois de l'exercice 2016-2017, à cause de dépréciations d'actifs dans le cadre d'une restructuration.
Pour les mois d'avril à décembre 2016, Nikon a déploré une perte nette de 831 millions de yens (6,8 millions d'euros) contre un bénéfice net de 18,71 milliards de yens (154,5 millions d'euros) un an plus tôt.
Le groupe a expliqué cet accident de parcours par "l'enregistrement en tant que dépenses de restructuration de dévalorisations de biens dans l'activité des appareils pour le secteur des semi-conducteurs". Le montant total défalqué est égal à 29,79 milliards de yens, a-t-il précisé.
Cette charge non-récurrente vient masquer des résultats d'exploitation plus positifs. Son bénéfice opérationnel des trois trimestres a progressé de 67% sur un an à 42,18 milliards de yens, bien que son chiffre d'affaires ait régressé de 8,2% à 565,89 milliards de yens.
Confronté à un marché de la photographie perturbé par les smartphones, Nikon a amorcé une transition vers les équipements pour l'industrie et le secteur médical afin de combler le manque à gagner.
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Nikon a par ailleurs déploré une moindre demande d'équipements employés pour la fabrication ou le contrôle des semi-conducteurs, du fait d'investissements ralentis chez les clients.
Dans les appareils médicaux, la bonne tenue en Europe et au Japon a été en partie gommée par des difficultés aux Etats-Unis.
Pour l'année complète qui s'achèvera en mars, Nikon a abaissé une nouvelle fois sa prévision de chiffre d'affaires à 750 milliards de yens (au lieu de 800), et a ramené son estimation de bénéfice d'exploitation à 44 milliards de yens, contre 49 milliards attendus auparavant. Il a définitivement abandonné l'idée d'un retour dans le vert du résultat net.
Nikon est en pleine réorganisation et veut notamment mettre l'accent sur l'activité médicale, à l'image de ses compatriotes Fujifilm ou Olympus. Un virage difficile a entamé, car la santé ne pèse pas encore suffisamment dans leur chiffre d'affaires.
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(avec AFP)
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