Google tente de rattraper son retard sur les appareils mobile

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Nous faisons attention à ce que les utilisateurs à travers le monde aient des smartphones de haute qualité à des prix abordables précise Sundar Pichai, responsable produit et futur patron du géant de l'internet.
"Nous faisons attention à ce que les utilisateurs à travers le monde aient des smartphones de haute qualité à des prix abordables" précise Sundar Pichai, responsable produit et futur patron du géant de l'internet. (Crédits : © Mark Blinch / Reuters)
En présentant de nouveaux appareils , la firme de Moutain View veut s'attaquer à Apple et Samsung, duopole indétrônable du marché du haut de gamme.

Google a dévoilé, mardi 29 septembre lors d'un événement à San Francisco, deux téléphones, de nouveaux adaptateurs télé et une tablette convertible, dans le but de s'attaquer au duopole Apple-Samsung.

 Des Nexus équipés du système d'exploitation Marshmallow

Le groupe intègre le segment du haut-de-gamme, dominé par les nouveaux iPhone 6S et 6S Plus (Apple) et le Galaxy S6 et Galaxy Note5 (Samsung). Les prix affichés sont, cependant, bien moins élevés que ces concurrents : le Nexus 5X vaut 379 dollars et le Nexus 6P, 499 dollars. Sundar Pichai, responsable produit et patron du géant de l'internet précise :

"Nous faisons attention à ce que les utilisateurs à travers le monde aient des smartphones de haute qualité à des prix abordables"

Le Nexus 5X et le Nexus 6P ont été fabriqués, respectivement, avec le sud-coréen LG et le chinois Huawei, dont il emprunte d'ailleurs la taille des "phablet" (un hybride entre un smartphone et une tablette).

Les deux téléphones, vendus débloqués, sont équipés d'un lecteur d'empreintes digitales et embarquent le nouveau système de paiement de Google, Android Pay. Pour prolonger le coup marketing, les Nexus tournent sur Marshmallow, la nouvelle version du système d'exploitation Android, alors que 80% des smartphones, dans le monde, fonctionnent avec de vieilles versions.

Pour les experts, la gamme constitue une offre de rattrapage peu innovante

Lors de sa présentation de produits à San Francisco, Google a également introduit une nouvelle tablette Pixel C, sous Android, la première fabriquée intégralement par Google.  Elle dispose d'un clavier qui s'aimante et veut défier la Surface Pro (Microsoft) et l'iPad Pro (Apple), avec son prix de 499 dollars.

Quant à la nouvelle version de l'Apple TV, le géant de l'internet riposte sous la forme d'une refonte de son adaptateur Chromecast, lancé l'an dernier. Il va permettre à l'utilisateur d'afficher en "streaming" des jeux vidéo et de pouvoir partager son écran en quatre s'il le souhaite, affirme Google, qui a aussi lancé une version audio.

Baptisée Chromecast Audio, ce petit périphérique permet de connecter un smartphone à une chaîne hi-fi, pour 35 dollars l'unité. Toutefois, l'analyste Werner Goertz du cabinet Gartner estime que la gamme ne fait que rattraper ses concurrents. Le seul produit innovant est la tablette Pixel C.

(Avec AFP et Reuters)

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a écrit le 30/09/2015 à 16:48 :
Les chinois proposent désormais à qui dispose d'une marque ou d'un réseau important dans le monde de fournir les meilleurs matériels clé en main aux meilleurs prix, prenant ainsi ces nouveaux vecteurs commerciaux comme des rampes de lancement pour leurs produits. Pour les candidats l'équation consiste désormais non plus a produire un smartphone, tablette, ordinateur portable ou tv connectée mais bien ces 4 produits compatibles comme un tout, faute de ne plus demeurer dans la course. Il s'agit ensuite d'alimenter ces ultra-terminaux par tous les moyens en coupant les produits correspondants des autres propositions concurentes, chacun usant de ses meilleures armes. Google qui captait son public avec Androïd voit contestée cette ouverture par de multiples raccourcis et se lance donc, contraint, dans la compétition frontale. Ainsi cette fourniture chinoise de matériel BtoB que même Nokia envisage à nouveau, va faire baisser terriblement les prix de ceux qui ne peuvent les maintenir hauts par d'autres moyens; baisser au point de ne plus pouvoir être produits ailleurs qu'en Chine. Ensuite les chinois exploreront la position du marché en cours et imposeront leur norme-code d'entrée à tout matériel puis le garniront à leur tour d'un maximum de services et contenus. En réponse stratégique il faudra alors que les ultra-terminaux dont la taille sera réduite à l'épaisseur d'une carte de crédit puissent être fabriqués dans le monde occidental avec une norme d'entrée ouverte afin d'éviter de voir se refermer le piège. La partie "hard" étant, à ce point, jouée il sera uniquement question de la suprématie des contenus. Or la clientèle est volatile de goût et d'esprit, on l'a vu par exemple il y a quelques années avec les dessins animés japonais faisant basculer tout un pan éditorial dans la folie. Pour assurer sa position, chaque acteur s'assigne donc la mission d'emporter dès aujourd'hui le plus d'adeptes possibles sur son standard ... au moyen d'ultra-terminaux encore chers achetés en Chine. Bientôt celà ne sera plus possible car ils seront banalisés, seul le code-norme comptera. Le bonus pour recruter sera alors de les donner pour un cent symbolique. A ce jeu Amazon qui a l'offre la plus large possible dispose d'une bonne longueur d'avance s'il la maintient. Il tient à la conversion rapide des autres que l'épicier américain soit débordé. Nous verrons.

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