Pourquoi l'échec commercial de l'Apple Vision Pro n'est pas une surprise
Marine Protais
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Le Vision Pro d'Apple a connu un lancement plutôt raté, malgré des attentes faibles.
Reuters
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Le Vision Pro d'Apple a connu un lancement plutôt raté, malgré des attentes faibles.
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L'effet « waouh » des débuts aura été de courte de durée. Les consommateurs ne semblent pas convaincus de l'utilité de l'Apple Vision Pro, lancé en France en ce 12 juillet et vendu depuis février aux États-Unis. C'est en tout cas ce que semblent dire des chiffres de IDC, relayés par Bloomberg. Le cabinet de conseil estime que les ventes ont baissé de 75 % ce dernier trimestre aux États-Unis, où la marque n'a pas atteint les 100.000 unités vendues. Résultat, elle pourrait échouer à franchir le cap des 500.000 sur l'année. Les ventes dans d'autres pays (en France, mais aussi au Royaume-Uni, en Chine, en Australie, au Japon...) devraient rehausser légèrement les chiffres, note IDC, sans inverser la tendance.
Cet objet qu'Apple présente comme un « ordinateur spatial » s'apparente à un smartphone que l'on peut porter sur son visage, afin de consulter ses e-mails, regarder un film, naviguer sur le web, jouer à un jeu vidéo...
Sa présentation avait suscité un certain engouement au départ -la qualité des images et de l'interface avaient notamment été soulignée par les premiers utilisateurs. Les premiers exemplaires se sont retrouvés rapidement en rupture de stock. Mais assez vite de premières critiques sont remontées : la lourdeur de l'appareil, sa propension à donner des migraines, son absence de cas d'usage réellement utile...
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The Verge rapportait en février que plusieurs utilisateurs avaient réclamé un remboursement les jours suivant l'achat de leur Vision Pro. « Bien qu'il soit aussi magique que je l'espérais, il est tout simplement trop inconfortable à porter, même pour de courtes périodes, en raison de son poids et de la conception de la sangle. Je voulais l'utiliser, mais je redoutais de le mettre », explique notamment Parker Ortolani, chef produit du média, qui a décidé lui aussi de rendre son appareil. Un autre utilisateur se plaignait sur X du manque d'applications : pas assez de jeux pour servir de divertissement, et pas assez convaincant pour une utilisation au travail.
Marine Protais