Dans les transports et les foyers, l’Apple Vision Pro crée de nouvelles interactions sociales

Marine Protais
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[Article publié le 13 février 2024 à 19H14 et mis à jour le 14 février à 17H06]
« J'ai combien de doigts ? » Quand ils croisent un utilisateur portant un Apple Vision Pro dans le métro ou dans le hall d'un hôtel, beaucoup de passants sont tentés de poser cette question. On peut les comprendre. L'objet ressemble à un casque de ski high-tech recouvrant la moitié du visage. Difficile d'imaginer que le porteur a conscience de l'environnement qui l'entoure. Deux semaines après le lancement commercial de ce casque de réalité virtuelle aux Etats-Unis, le Wall Street Journal fait un compte-rendu des premières interactions sociales nées de son utilisation. Les early adopters décrivent les premiers regards comme « éberlués » vis-à-vis de ce gadget vendu 3.500 dollars.
L'Apple Vision Pro se présente comme un « ordinateur spatial » selon les termes employés par la société de Cupertino. Il s'apparente à un smartphone que l'on peut porter sur son visage, afin de consulter ses e-mails, regarder un film, naviguer sur le web, jouer à un jeu vidéo... Pour contrôler les applications, le mouvement des yeux et des doigts suffisent. En portant le casque, les utilisateurs peuvent continuer de voir le monde qui les entoure. C'est principalement cette fonctionnalité qui semble causer l'incompréhension des personnes observant un utilisateur.
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Le Wall Street Journal compare cet étonnement aux premières réactions face aux AirPods. A leur sortie en 2016, les écouteurs sans fil d'Apple avaient été la risée d'une partie de la presse tech et des internautes, jugés inutiles et leurs porteurs ridicules. Dans les années 2000, l'écran tactile des smartphones avait aussi laissé des observateurs dubitatifs.
Marine Protais