Sitôt passée la porte qui débouche sur une artère passante de Caen, le ton est donné. Tablettes, ordinateurs et smartphones rutilants présentés sur des supports, fauteuils chic et vendeurs avenants. À première vue, rien ne laisse à penser que nous entrons dans une boutique spécialisée dans le multimédia reconditionné si ce n'est la vue directe sur un espace de réparation propret où sévissent trois des quinze techniciens qu'emploie la maison.
Bienvenue dans le premier concept store de YesYes (photo ci-dessous), jeune pousse créée en 2018 par deux anciens cadres de Sony Mobile avec le soutien d'investisseurs régionaux, de la BPI et de deux fonds à impact parisiens : Famae et Inco Ventures. Inaugurée le 24 janvier, la boutique normande est la première du réseau « d'ateliers-boutiques » que la société projette de déployer, à raison de 2 ou 3 par région, en complément à sa plateforme de vente en ligne.
En guise de réassurance, YesYes fait donc le pari du "phygital" en misant sur le fait que beaucoup de consommateurs , à commencer par les seniors, ont encore besoin de voir pour croire (aux promesses). Sa cible? Les quelque 55% de Français qui n'ont pas encore cédé à l'appel du reconditionné malgré la multiplication des offres de seconde main dans les magasins spécialisés high-tech ou les grandes surfaces. Mais aussi les 37%* de déçus des places de marché qu'elle se fait fort de convaincre avec une offre « d'une qualité irréprochable » certifiée made in France.