Back Market, champion français du reconditionné, lève 110 millions d'euros et brille pendant la crise

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Les ventes ont doublé depuis la mi-mars, et cela se traduit par une croissance à quatre chiffres en ce moment d'après son Pdg.
Les ventes ont doublé depuis la mi-mars, et cela se traduit par "une croissance à quatre chiffres en ce moment" d'après son Pdg. (Crédits : DR)
Signée avant la crise du Covid-19, cette méga-levée de fonds doit permettre au champion français des produits électroniques reconditionnés d'accélérer encore aux Etats-Unis. Cerise sur le gâteau, son activité explose depuis le confinement, poussée par l'intensification du commerce en ligne et de l'usage des jeux vidéo, et des besoins liés au télétravail.

Heureusement, il y a quelques gagnants dans la crise économique et sanitaire mondiale liée au Covid-19. Et la plupart sont des entreprises technologiques, qui ont prouvé avec le confinement la pertinence de leur proposition de valeur. C'est le cas, en France, de Doctolib dont le service de téléconsultation a explosé, des acteurs du streaming comme Spotify, Netflix ou encore Disney+, des solutions de télétravail comme Zoom, mais aussi du site de e-commerce Back Market, qui propose des produits électroniques reconditionnés à prix réduits.

La startup fondée en 2014 annonce le 5 mai le succès d'une méga-levée de fonds de 110 millions d'euros, menée par la banque d'affaires Goldman Sachs et les fonds français Aglaé Ventures et Eurazeo Growth. Il s'agit du troisième tour de table de la pépite parisienne, après un financement d'amorçage de 300.000 euros en 2015, une Série A de 7 millions d'euros en mai 2017 et une Série B de 41 millions d'euros en juin 2018.

Lire aussi : Produits reconditionnés : le français Back Market lève 41 millions d'euros pour conquérir les Etats-Unis

Accélérer à l'international... et capitaliser sur l'effet d'aubaine lié à la crise du Covid-19

Signé avant l'épidémie de Covid-19, ce tour de table doit permettre à Back Market, qui emploie 280 personnes dans huit pays avec des équipes à Paris et à Bordeaux, de consolider sa position sur les marchés allemand, britannique et américain. Déjà objectif avoué de la précédente levée de fonds, la conquête des Etats-Unis reste une priorité pour le Pdg Thibaud Hug de Larauze. "C'est aujourd'hui notre deuxième plus gros marché avec la plus grosse croissance, de loin, et la crise renforce notre idée qu'il faut renforcer cette croissance américaine", affirme-t-il à l'AFP.

Car Back Market profite à plein du confinement de la population. Le site propose des produits électroniques remis à neuf : smartphones, ordinateurs, tablettes, téléviseurs, matériel audio et photo, et même des robots de cuisine et des appareils ménagers. La grande différence avec son concurrent français Recommerce est que Back Market ne reconditionne pas lui-même les produits qu'il vend. Il s'agit d'une marketplace : les acheteurs achètent sur Back Market à des usines de reconditionnement certifiées, ainsi qu'aux distributeurs et aux marques grand public qui reconditionnent leurs propres appareils.

D'après son Pdg, ses ventes ont...

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Commentaires
a écrit le 05/05/2020 à 21:09 :
L'idée et la commercialisation est très bonne, mais juste un point dans votre communication. Dire que vous que vous allez révolutionner la manière de shopper et remettre en question la manière de consommer. Faut être logique et pas nous prendre pour des idiots. Pas d'appareil neuf = pas de réparation, pas de back market.
Vous surfez sur la paupérisation, pas sur une manière de consommer.
a écrit le 05/05/2020 à 16:12 :
Car si déjà on pouvait reconditionner les produits neufs ou presque neufs au lieu de les jeter directement à la benne, ce ne serait pas du luxe parce qu'il y a du boulot.

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