French Tech : Lengow lève 10 millions d'euros

 |   |  360  mots
Cofondateur de Lengow, Mickäel Froger garde un oeil sur le chinois Alibaba et a ajouté le japonais Rakuten à la liste des places de marché déjà intégrées dans la plate-forme Lengow, comme Google Shopping et Amazon.
Cofondateur de Lengow, Mickäel Froger garde un oeil sur le chinois Alibaba et a ajouté le japonais Rakuten à la liste des places de marché déjà intégrées dans la plate-forme Lengow, comme Google Shopping et Amazon. (Crédits : DR)
Après avoir brillé à New York lors de la French Touch Conference en juin l'an passé, la startup nantaise Lengow a annoncé mercredi avoir levé 10 millions d'euros. Ce spécialiste de l'optimisation de la visibilité des e-commerçants (Amazon, Cdiscount) compte renforcer son développement à l'international, notamment aux États-Unis et en Asie.

La start-up française Lengow, qui optimise pour les entreprises la visibilité et la rentabilité de leurs produits sur Internet, a indiqué mercredi 2 septembre avoir réalisé une levée de fonds d'un montant de 10 millions d'euros.

"On sait très bien qu'il faut être proche des clients, surtout sur les gros marchés comme le Royaume-Uni et l'Allemagne où nous allons ouvrir deux bureaux en 2016", a expliqué à l'AFP Mickaël Froger, PDG et co-fondateur de Lengow.

Comptant depuis juillet 2015 une centaine d'employés, la société a pour objectif de doubler ses effectifs d'ici la fin de l'année prochaine.

L'Asie dans le viseur

Présente commercialement dans 20 pays, mais qui en couvre au total près de 45 en facturation auprès de ses 3.500 clients actuels, la start-up prévoit d'étendre sa zone de chalandise, en lançant Lengow en Asie et aux États-Unis d'ici à 2016.

"Nous avons beaucoup investi pour structurer Lengow, et pour préparer une nouvelle version de notre plate-forme", confiait en octobre 2014 à La Tribune l'entrepreneur, qui anticipe l'arrivée de concurrents asiatiques et un mouvement de concentration dans son secteur, à l'occasion de la publication d'un portrait.

Celui qui garde un œil sur le chinois Alibaba et a ajouté le japonais Rakuten à la liste des places de marché déjà intégrées dans la plate-forme Lengow, comme Google Shopping et Amazon soulignait alors :

"Lever des fonds est une chose naturelle lorsque vous souhaitez vous donner les moyens de vos ambitions. On saute les barrières avec pragmatisme."

Cet autodidacte, qui a d'abord ouvert le capital de sa startup créée en 2009 à Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel, pour près de 200.000 euros, début 2010, puis à Alven Capital, auprès duquel il a levé 1,2 million d'euros, fin 2011.

     |Lire: Mickaël Froger, l'autodidacte du numérique

Mickaël Froger en six dates :

  • Août 1980 Naissance au Mans.
  • Avril 2002 Fonde sa première société, Synetik Développement.
  • Mars 2004 Chef de projet chez LeGuide.com.
  • Juillet 2009 Cofonde Lengow.
  • Fin 2011 Lève 1,2 million d'euros auprès d'Alven Capital.
  • Juin 2014 Sélectionné parmi les dix start-up françaises présentées lors de la French Touch Conference, à New York.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/09/2015 à 16:13 :
Des polytechniciens français utilisent l'avantage du droit au financement que leur octroie leur statut pour monter des "boutiques" financières afin de siphonner le dynamisme français pour le vendre aux américains. Toutes ces entreprises financées par eux ne font que rarement des profits. Elles permettront seulement aux grands groupes américains d'en faire une fois qu'elles auront été rachetées à prix fort. Le prix de la trahison. Car c'est bien la connaissance fine des coutumes et techniques de notre pays qui sont vendues sous forme d'algorithmes ainsi que la place de leader pour ce marché, qui est occupée à coup de millions et de rachat amicaux de concurrents. Les banques qui financent ces "boutiques" qui a leur tour financent ce mécanisme de trahison -elles ne pourraient le faire directement pour cause de soutien abusif- détruisent par le fait de millions d'emplois dans notre pays. Bien entendu plus les sociétés américaines s'enrichissent plus elles deviennent incontournables car disposant alors de moyens surdimensionnés. On peut logiquement se poser la question de la finalité d'un tel processus "french tech" et de l'intérêt qu'il y aurait à l'accélérer ainsi. Le chômage induit galope.
Réponse de le 02/09/2015 à 23:08 :
Tout est dit, bienvenue dans le monde du "tout est faux mais ça a tellement de valeur..."

ou "le vide, c'est beaucoup"...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :