Quand les pépites de la French Tech font les yeux doux aux expats

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Reviens Léon espère séduire une petite partie des 40.000 Français qui travaillent dans la Silicon Valley, où ils représentent la nationalité européenne la plus courante.
Reviens Léon espère séduire une petite partie des 40.000 Français qui travaillent dans la Silicon Valley, où ils représentent la nationalité européenne la plus courante. (Crédits : © Zoran Milich / Reuters)
#French Tech - Neuf startups françaises en hypercroissance, dont Blablacar et Sigfox, s’unissent dans la démarche d’attractivité "Reviens Léon !", pour faire revenir les Français partis à l’étranger. Un combat de longue haleine.

On peut être une vedette de la French Tech, réussir des levées de fonds de plusieurs dizaines de millions d'euros, tripler voire quintupler son chiffre d'affaires tous les ans, challenger des hippopotames de son secteur grâce à la puissance d'une innovation... mais peiner à attirer les talents.

C'est le paradoxe, frustrant, que vivent certains champions hexagonaux, de Blablacar à Drivy, leaders mondiaux du covoiturage et de la location de voiture, en passant par le numéro deux français du déstockage Showroomprivé.com, ou encore Sifgox, le numéro un mondial de la connectivité des objets.

Ces pépites bleu-blanc-rouge, ainsi que quelques autres sociétés en hypercroissance comme iAdvice, Capitaine train, Lafourchette, Dataiku et Chauffeur privé, unissent leurs forces depuis ce mercredi dans une grande initiative commune, baptisée Reviens Léon. L'objectif: réunir sur une même plateforme en ligne les offres d'emplois des entreprises partenaires et les profils (trop rares) des Français exilés dans la Silicon Valley ou ailleurs, mais qui aimeraient rentrer au bercail.

Passer de la startup à la scale-up

"Lorsqu'on qu'on vise des volumes de chiffre d'affaires beaucoup plus gros pour passer de la startup à la scale-up, on a besoin de trouver des collaborateurs qualifiés, dotés d'une expérience internationale et qui ont déjà travaillé dans des structures de ce type, explique Bertrand Jalensperger, le co-fondateur et PDG de Lafourchette, le leader européen de la réservation en ligne de restaurants. Mais il y en a peu en France, car l'écosystème n'est pas encore assez développé »

Ainsi, 3000 postes seraient à pouvoir dans les startups françaises en 2015. Ces profils à haut niveau existent, bien sûr... mais beaucoup sont partis trouver leur bonheur à l'étranger. Selon l'agence française pour le développement international des entreprises, UBIFrance, 1 million d'expatriés français ont une formation Bac +5. Et 135.000 vivent aux Etats-Unis, dont 40.000 dans la Silicon Valley, où ils représentent la nationalité européenne la plus courante. Soit un vivier important de recrues à aller chercher par le col.

Accompagner le retour

Pour convaincre ces enfants prodiges de faire preuve de patriotisme économique, Reviens Léon prévoit la mise en place d'aides concrètes. En plus des offres d'emplois(58 ce mercredi) et des fiches pratiques disponibles sur le site, la plateforme propose un accompagnement personnalisé pour gérer la paperasse administrative, trouver une école pour les enfants ou encore s'en sortir dans les méandres de la fiscalité française.

Le programme durera au moins trois ans et ne se dote pas vraiment d'objectifs : "quelques dizaines" de recrutements la première année. Il sera financé par les entreprises membres et par le gouvernement via la French Tech, l'organe qui promeut le développement de l'écosystème d'innovation français.

Pourquoi "Reviens Léon", au fait? En référence à la fameuse publicité de Panzani diffusée en 1984, qui scandait "Reviens Léon, j'ai les mêmes à la maison !". L'idée vient de Frédéric Mazella, le patron et fondateur de Blablacar.

"En novembre dernier, lors d'un voyage dans la Silicon Valley, je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de Français dans les startups américaines, et qu'ils étaient contents de découvrir que d'autres Français ont eux aussi la fibre startup", explique le quadra, qui est passé de 60 employés il y a deux ans à 300 aujourd'hui, et qui compte recruter jusqu'à 60 nouveaux collaborateurs en 2015. "Certains de ces expatriés, pour des raisons essentiellement familiales, aimeraient rentrer au pays, mais ils pensent qu'ils ne trouveront pas un job aussi intéressant, dans des sociétés aussi dynamiques. A nous de leur montrer qu'ils ont tort !"

Changer l'image de la France

Lucides, les pépites de la French Tech ne tenteront pas de débaucher des "Léon" heureux en poste.

"On a conscience qu'on aura du mal à rivaliser car on ne peut pas proposer des salaires aussi élevés qu'à San Francisco, New York ou Londres, admet Bertrand Jalensperger, de Lafourchette. Mais on peut attirer l'expat qui a des enfants et qui souhaite leur donner une double-culture, ou simplement quelqu'un qui a le mal du pays. Ce qu'il va perdre en salaire, il peut le gagner sur le coût des études, le remboursement des soins de santé et tous les avantages de vivre dans un pays qui a la culture de l'Etat fort".

Tout l'enjeu pour l'initiative Reviens Léon est donc de contribuer à changer l'image de la France à étranger. Malgré les progrès récents dans l'entreprenariat et l'innovation, les performances de la French Tech peinent toujours à trouver un écho hors des frontières hexagonales, et encore moins de l'autre côté de l'Atlantique.

Pourtant, les atouts de l'écosystème d'innovation français ne manquent pas, même s'ils restent modestes par rapport à la puissance d'attraction de la Silicon Valley. Tous les ans, 1500 startups se créent à Paris. La ville-lumière, riche de 100 000 mètres carrés d'incubateur, ambitionne de devenir l'eldorado mondial des entrepreneurs. L'Etat, via le label French Tech ou la Banque publique d'investissement (BPI), multiplie les aides au financement et ne ménage pas ses efforts pour permettre aux entrepreneurs de se développer.

Dans son baromètre des startups 2014, le cabinet de conseil Ernst & Young notait même que les startups numériques explosent leur chiffre d'affaires tous les ans, notamment car elles trouvent de plus en plus de business angels pour les financer. « Les Français qui se sont installés à l'étranger, et notamment aux Etats-Unis, ont de la France une image qui ne correspond plus à la réalité », déplore Frédéric Mazella.

La French Tech au défi de l'attractivité

Le lancement de Reviens Léon coïncide avec celui, la semaine dernière, du Paris French Ticket, porté par la Ville de Paris et l'Etat. Ce dispositif vise à fournir à des entrepreneurs étrangers une bourse renouvelable de 12500 euros pour six mois, une aide à l'obtention d'un visa, un accompagnement sur-mesure et un hébergement dans un des 40 incubateurs de la capitale. Avec pour objectif d'attirer en France les meilleurs talents internationaux pour qu'ils y créent de l'activité et des emplois.

Utopique? Axelle Lemaire, très active sur le front du soutien aux startups innovantes, estime que le vent tourne.

"La période de psychose décliniste qui poussait les Français à partir et les étrangers à considérer la France comme une terre morte est terminée, se persuade la secrétaire d'Etat en charge de l'économie numérique. Désormais, nous sommes confrontés au défi des ressources humaines, car la capacité à attirer ou à faire revenir les meilleurs talents révèle la force d'un écosystème d'innovation".

En attendant, les exilés seront peut-être difficiles à convaincre. Selon un sondage de 2013, 40% des Français travaillant à l'étranger n'auraient aucune intention de revenir en France. Et Londres ou la Silicon Valley attirent toujours en masse les jeunes diplômés, comme le montre une récente étude du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (Liepp) de Sciences Po, qui révèle que l'expatriation des diplômés augmente de 3 à 4% par an depuis dix ans.

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Commentaires
a écrit le 22/02/2017 à 6:02 :
L'epoque du declin francais serait terminee et personne ne m'en a rie dit !
Vu les perspectives de relance en Europe pour 2017, il y a des cheveux a se faire, particulierement en France avec les taux qui remontent. Au secours l'ETAT....
a écrit le 12/10/2016 à 15:20 :
En France on est surtout forts pour créer des fonctionnaires et des impots et des taxes... car on croit que l'état doit et peut tout résoudre. C'est un très vieil héritage du socialisme, du fascisme et du communisme, qui veut que l'état doit s'occuper de tout, ce qui va à l'encontre des idées du libéralisme.
a écrit le 19/06/2015 à 19:38 :
Quitter un pays libre, qui respecte le travail pour venir s'enfermer dans un régime socialiste dédié aux fonctionnaires et assistés de tous bord, effectivement, y'a du travail pour les convaincre...
a écrit le 07/06/2015 à 8:40 :
Il faut aussi mieux communiquer sur son entreprise pour attirer les talents, c'est ce que fait www.alteliance.com qui vous apporte une expérience de plus de 28 ans en Recrutements et Chasse de tête mais aussi en DRH en temps partagé...
Sans une vraie politique RH, une vraie culture d'entreprise pour renforcer le sentiment d'appartenance une entreprise aussi innovante soit elle peut même disparaitre à termes..
a écrit le 04/06/2015 à 10:46 :
C'est une curieuse idée d'aller les rechercher, eux qui ont espéré pendant longtemps de trouver aide et financement en France. Ils n'ont maintenant d'intérêt que parce qu'ils ont convaincu ailleurs de la qualité de leur business. Nul n'est prophète en son pays. Alors pourquoi reviendraient-ils après avoir subi tant d'humiliation dans notre beau pays?
a écrit le 03/06/2015 à 9:18 :
Ingénieur diplômé français avec des expériences internationales, j'ai postulé plusieurs fois pour une offre d'emploi Sigfox en ligne sur leur site qui correspond parfaitement à mon profil. Je n'ai jamais été contatcté? Est-ce mon âge?
Réponse de le 22/02/2017 à 6:58 :
Passe 35 ans, vous n'etes plus bankable. Bcp de pays sont aussi dans ce cas. Ou bien avoir un bon carnet d'adresse ou de solides relations, sinon, c'est mort. Essayez l'Amerique du Nord ou celle du sud.
La France, c'est over.
Bon courage a vous neanmoins.
a écrit le 29/05/2015 à 13:16 :
Soyons sérieux 2 s , pour attirer les profils de la silicon valley , il faut une qualité de vie (qui a disparu en france depuis 30 ans avec la politique d'assistanat et de mixité forcée) et un revenu correspondant à l'innovation généré par ce type de profils . Or en 15 ans, le pouvoir d'achat réel (retranché de l'inflation) des ingénieurs IT a baissé de 20%. Le cnisf classe d'ailleurs les ssiis dans les derniers du classement au côté de la fonction publique . Par conséquent , les bons se barrent ...
En outre, ce n'est pas quelques obscures startups qui vont les faire revenir surtout que le paiement en actions est fortement taxé en france ...
a écrit le 28/05/2015 à 23:55 :
Pourquoi pas mais a quoi bon ? Ceux qui sont partis ont une bonne raison ... Ou pas!
Je suis parti voilà 4 ans sans raisons particulière autre qu'une envie de changement et je n'ai aucune envie de revenir en France maintenant. Si je dois changer de nouveau ça sera un nouveau pays, la France je verrais ça comme un retour en arrière. Tant que je peux je préfère découvrir d'autres contrées et cultures.
Donc plutôt que de se battre pour faire revenir les talents au bercail avec une vision du monde des années 80 laissez les la ou ils sont et cherchez les talents déjà sur place ou mieux les talents étrangers qui ne demandent qu'à venir en France ... Mais bon la c'est carrément la vision du monde des années 1900 qu'il fait changer ...
Ceux qui veulent rentrer/se rapprocher ils y arriveront bien tout seul pas de soucis pour eux.
a écrit le 28/05/2015 à 22:18 :
Je fais partie des expats qui sont revenus en France. C'est grâce a cette expérience a l'étranger qu'on peut découvrir combien la France est riches en talents, c'est un pays avec énormément d'atouts mais qui passe son temps a se lamenter sur son sort. Les français manquent de confiance en eux alors qu'ils ont tout pour être heureux.
Réponse de le 29/05/2015 à 8:23 :
Revenir en France était envisageable hier, mais aujourd'hui, il faut trouver les bon motifs :
- économique : mauvaise période
- qualité de vie : insécurité et fracture sociale en forte augmentation
- protection sociale : réduction drastique des prestations, privatisation et coût
- emploi : insécurité du CDI, fort chômage, salaires ridicules, gestion RH du XXeme siècle, voir du XIVème dans les PME.
- enseignement : bilan catastrophique pour orienter les bons élèves vers le privé
- logement : coût exorbitant, pénurie et normes absurdes, ex : plutôt que d’adapter et de financer les fauteuils roulants des handicapés, l'état préfère transformer toutes l'infrastructure immobilière du pays - cela créé de l'activité et rapporte des taxes...
- transport : cher et mal desservie.
- fiscalité : les impôts locaux augmentent furieusement : aucune visibilité.
Bienvenu en terre d’accueil...
a écrit le 28/05/2015 à 18:40 :
Je fais partie de ces français de l'etranger, depuis plus de 30 ans. Je sors de l' Ecole Nationale de Commerce Paris-Bessieres. En sus j'ai une formation d'architecte, et mecanique generale. J'ai gagne le 1 er prix de charpente en kit à Habitat 88. Je n' ai rien pu faire de mon invention, n'ayant pas trouvè de financement. Inventeur, mais mauvais financier, j'ai fait faillite. EN FRANCE C'EST LA MORT DEFINITIVE. C'est pour cela que je suis parti tres amere, et ne reviendrais sous aucun pretexte. Les promesses falacieuses de votre article, du style tes enfants auront une bonne education. Les chiffres actuels montrent que l'education en France, est en perte de vitesse. et puis l'alliance française et les lycees français, existent partout. Finalement, ici au Nicaragua, pays d'avenir, avec la construction du Grand Canal inter oceanique, l'argent ne va pas manquer, et c'est pour cela que l'on voit de plus en plus de jeunes et des moins jeunes, venir s'installer ici, dans le tourisme, la restauration, et comme moi dans les produits bio.
a écrit le 28/05/2015 à 12:34 :
bonne opération de communication de nos amis de la french tech.

Mais la question n'est pas de revenir ou repartir.
Grace a Internet, des billets d'avion abordable, les jeunes sont des citoyens du monde et ils choisissent le modèle de société qui leur plait le plus.

personnellement, je ne crois pas que le modèle français (langue peu internationale, etat fort, petit marché de depart, environnement physique peu adapté a la start-up) soit celui qui favorise le mieux le développement des jeunes sociétés a très forte croissance.
a écrit le 28/05/2015 à 12:20 :
"on a besoin de trouver des collaborateurs qualifiés, dotés d'une expérience internationale et qui ont déjà travaillé dans des structures de ce type"

Ce qui est étonnant c'est que, pour beaucoup, ces offres n'ont rien d'exotique.
D'où leur vient-il qu'il faudrait une expérience internationale pour être développeur chez blablacar ou showroomprive ?

Par ailleurs, j'adore ces gens qui geignent de ne pas trouver les profils dont ils ont besoin mais qui ne sont pas prêts à proposer les rémunérations qui les attireraient... Alors même que ce sont des boîtes qui ne manquent pas de pognon, comme rappelé en début d'article.

Guignols !
Réponse de le 28/05/2015 à 23:54 :
Ces entreprises commencent a prendre le probleme par le bon bout.
car si elles veulent des cadres experimentes, il leur faudra accueillir des familles, les loger, aider a Employer un epoux, une epouse, scolariser des enfants biculturels dans un pays ou les langues etrangeres sont mal enseignees, mais ou on pleure pour le grec ancien.

Un retour au pays est la quasi certitude d'un controle fiscal. avant de partir de france, a + de 30 ans, je devais encore demander a mes parents retraites de garantir mon loyer. Humiliant. on leur demandait 4 fois le loyer... La ou je vis j'ai signe digitalement mon bail, sans faire d'etat des lieux. Et louer est un choix par rapport a acheter. Ce ne serait pas le cas a Paris. Le systeme de retraite par repartition est au ssi tres defavorables aux personnes a mobilite internationale. Et c'est vraiment dommageable que l'europe ne s'occupe pas mieux de ca parce qu'ainsi elle ne se protege pas de l'emigration hors europe. ... ... Bref l'effort n'est pas seulement a porter par ces entreprises, mais par la societe francaise.

Alors le plus simple pour ces entreprises, c'est de commencer a s'installer ailleurs, peut-etre en s'appuyant sur des expats avec un reseau local (une grande perte pour un cadre qui se rapatrie), et plutot en europe pour commencer. Peut-etre qu'apres un certain temps, certains voudront retourner en france, et alors changer de pays, mais pas d'entreprise ce qui limite le risque pour tout le monde.

Paris est un repoussoir, surtout avec une famille.
a écrit le 28/05/2015 à 10:38 :
Incroyable les commentaires, tous ces gens qui ont déjà admis la défaite ! Fuir plutôt que se battre, belle mentalité. Non tout n'est pas foutu, non ce n'est pas écrit, et cela dépend de nous !
Réponse de le 28/05/2015 à 18:47 :
Rien ne semble en effet perdu. Mais la methode du docteur COE a ses limites. et quelques adepte comme vous Solen : TOUT VA BIEN TOUT VA BIEN, TOUT VA BIEN, Alors qu'en fait 90 % va mal. Industrie lourde , disparue, indsutrie de transformation en cours de desaparitio, agriculture de 40 % en 1945, il n' y a plus que 3 % d'agriculteurs, qui les uns apres les autres, vendent leur terres. pour prendre leur retraite. Alors il faut une bonne note d'optimisme, pour y croire, encore. Bravo.
Réponse de le 29/05/2015 à 9:30 :
Le coût de l'immobilier en grande ville de Province est sans comparaison avec des villes comme Londres ou San Francisco. Les coûts relatifs à l'enseignement ou à la préparation de revenus de retraite y restent à la charge de chacun. Donc question coûts, à Toulouse avec un job international et de nombreux voyages qui me permettent d'obtenir un régime fiscal avantageux, aucun complexe avec les US ou les rosbifs. Ceci dit, pour moi le gros problème est la culture RH souvent préhistorique en France. Micro-management, mauvaise humeur, hiérarchie de droit divin, analyse farfelue de la performance, absence de conscience qu'encourager ses équipes augmente la productivité et les résultats. Je travaille pour une boîte américaine, avec des managers formés à retenir les talents car ils évoluent dans un environnement à taux de chômage à 5%, travailler et être coaché par eux est du miel... Conclusion manichéenne: abolissons immédiatement l'ENA et vive des villes comme Toulouse, Nantes ou Bordeaux!
Réponse de le 01/06/2015 à 0:21 :
@frbonvin225: Je n'ai jamais dit TOUT VA BIEN, c'est une lecture erronée de mon commentaire. Je sais que loin s'en faut, je remarque juste que lorsque les choses sont difficiles, il est plus aisé de fuir que de lutter pour les changer et cette mentalité me dérange. "Votre pays va mal tirez vous ailleurs" n'est pas forcément la seule solution surtout lorsqu'il s'agit de se tirer en profitant de l'enseignement reçu gratuitement pas ce même pays qui investit dans ses enfants pour son avenir. A un moment cela devient choquant. Et je souscrits au commentaire de cmildc.
a écrit le 28/05/2015 à 10:29 :
Et si les entreprises françaises commençaient par traiter correctement leurs talents et ne cherchaient pas des moutons à 18 pattes.... en croyant que l'herbe est plus verte ailleurs..????
a écrit le 28/05/2015 à 10:21 :
En tant qu´expat moi-même, (vérifiez mon adresse IP) je suis prêt à aller au bout du monde et tout me convient du moment que ce ne soit pas en France.
Les entreprises françaises sont parmi les plus exigeantes du monde dans leurs offres mais les entretiens de sélection sont menés par des personnes dont les compétences sont trop souvent douteuses. Un truc que je n´ai jamais vu autre part qu´en France est le besoin maladif de déstabiliser le candidat. D´un côté, une personne est contrainte d´embellir son CV, voire à mentir, de l´autre, le recruteur va le soumettre à la question. Le résultat est qu´un menteur pathologique a plus de chance d´être recruté qu´une personne honnête. Ensuite et enfin, se loger en France est incroyablement compliqué et aller bosser a Paris pour claquer mon salaire dans les transports et le loyer est moins rentable que d´aller bosser à Varsovie ou à Sofia.
Réponse de le 28/05/2015 à 18:51 :
Regarde mon petit commentaire d' expat que je suis, tu y retrouvera ce que tu dis.
a écrit le 28/05/2015 à 9:20 :
L idee est certes symapthique mais je le crains vouee a l echec si elle consiste a essayer de faire revenir des francais a Paris. Car comme l ecrit l article le salaire n aura rien de comparable. Par contre le cout de la vie lui le sera car vivre a Paris est hors de prix. SI c est pour vivre dans une banlieue, se taper des heures de bouchons et devoir mettre son fils dans uen ecole privee car le niveau de l ecole publqieu locale est nul, c est pas tres motivant. Pire, Leon a peut etre une femme. Meme si celle ci est francaise, elle va avoir du mal a trouver un travail ...
La situation pourrait eventuellement s ameliorer si ces start up n etaient pas a Paris mais dans une region au climat agreable et pas surpeuple (et pas pleine de racailles ce qui helas invalide ma provence natale)
Et tout ca ne va pas s arranger car apres Hollande, on va se taper 5 ans de chirac bis (juppe) ou 5 ans d agitation sterile (sarkozy 2).
Donc bonne chance a Leon, il en aura bien besoin
a écrit le 28/05/2015 à 8:53 :
Bon courage ! Le mieux serait que les start-up quittent la France. Que foutre dans un pays socialiste?
Réponse de le 28/05/2015 à 10:06 :
Quelle intervention pertinente ...
Réponse de le 29/05/2015 à 8:00 :
Nous ne somme pas dans un pays socialiste, mais dans une europe soviétique.
a écrit le 28/05/2015 à 8:07 :
Le problème en France est que non seulement les salaires sont très faibles à cause des charges exorbitantes, sans la contrepartie d'une bonne protection sociale, qui elle s’effrite un peut plus chaque jour, mais qu'en plus la qualité de vie et la sécurité de dégrade sérieusement (attentats, incivilités...). Et ceux qui ont des enfants préfèrent l'enseignement privé américain que le public Français qui est aujourd'hui en échec. Même si on dépense plus d'argent aux USA, on en gagne assez pour faire des choix, et ça, ça n'a pas de prix... En France, les postes d'ingénieurs de haut niveaux sont proposés dans des villes polluées et inhabitables comme Paris, pas bon pour les enfants. Et en plus, le burn-out n'existe pas en Californie... De plus, il n'y a plus de garantie de l'emploi en France. Aujourd'hui, la France c'est tous les inconvénients des USA sans les avantages. On attrape pas des mouches avec du vinaigre.
Réponse de le 28/05/2015 à 9:16 :
En plus, les talents voulus seront des cadres qui gagneront plus de 3000 euros/mois...Or des cadres avec de tels salaires se font matraqués par les impôts. Je suis bien placé pour parler : j'étais expatrié puis je suis revenu en France mais là je la quitte à nouveau car j'en ai ras le bol de payer pour les autres sous prétexte que je gagne bien ma vie... Au final un couple de technicien à une meilleur qualité de vie que la mienne.
Réponse de le 28/05/2015 à 19:05 :
Retour en France, quelle mouche t`as pique. Viens au Nicaragua. On beneficie d' etre proche des USA, tout en ayant un mode de vie 6 fois moins cher. C'est vrai qu'on gagne moins, mais on a une tres grande qualite de vie, et cela ça compte.
Pour monter une SA, un acte notarie, 600 $, et un capital de 500 $, pas obligatoire d'avoir un associe du pays. Le notaire fait toutes les demarches. Pour mon exemple personnel, je fais des parfums BIO. En France tu ne peux pas, vente de l'alcool interdit, acheter un alambic pour distiller des fleurs pour les parfums, en France interdit. C'est un exemple entre tant d'autres. Viens au Nicaragua, c'est apres le Canada, le pays le plus sur d'Amèrique. Si tu n'as pas encore choisi de pays, contacte moi francois.bonvin@laposte.net, je te donnerai toutes les indications necessaires. A bientot peut-etre.
Réponse de le 28/05/2015 à 20:42 :
Interessant frbonvn225! Meme par rapport au Panama ou au Chilie, de ton point de vue? Nicargua est tout de meme voisin au El Salvador. Mon quartier (Chelsea MA) est majoritairement latin (El Salvador), et ils n'en disent pas du bien maheureusement. Bonne continuation.
Réponse de le 28/05/2015 à 21:43 :
les commentaires sont malheureusement vrais...il y a un boulot énorme pour rivaliser avec la qualité....y compris de vie d'autres pays....sans aller en californie, Geneve, c'est 2h30, Brussels c'est a 1h20 de Paris.

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