Anysphere, la nouvelle coqueluche de l'IA qui bouleverse le code

Marine Protais
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L'objectif d'Anysphere ? Automatiser la quasi-totalité de l'ingénierie logicielle d'ici à cinq ans.
Anysphere

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L'objectif d'Anysphere ? Automatiser la quasi-totalité de l'ingénierie logicielle d'ici à cinq ans.
Anysphere
Quelques mois pour tripler sa valorisation et atteindre 9 milliards de dollars. Les chiffres records sont communs dans le monde de l'IA, et Anysphere est la dernière start-up à profiter de la hype. L'entreprise créée en 2022 aurait, selon le Financial Times, bouclé une levée de fonds de près de 900 millions de dollars auprès d'Accel, Andreessen Horowitz et Thrive Capital. En décembre dernier, cette société d'une cinquantaine de salariés, bouclait une précédente levée de 100 millions de dollars. Tous les investisseurs cherchent à acquérir un petit morceau de cette nouvelle coqueluche de la Silicon Valley, qui, selon le média américain The Information, aurait volé la vedette à OpenAI dans l'écosystème de l'intelligence artificielle.
Son objectif ? Automatiser la quasi-totalité de l'ingénierie logicielle d'ici à cinq ans. Fondée par Sualeh Asif, Arvid Lunnemark, Aman Sanger et Michael Truell - quatre anciens du MIT pas encore trentenaires - l'entreprise a mis au point Cursor, un éditeur de code dopé à l'IA qui s'est rapidement imposé comme l'un des outils fétiches des développeurs. L'ingénieur et blogueur Gergely Orosz, très suivi sur les réseaux sociaux, a ainsi réalisé en novembre dernier un petit sondage auprès de 150 développeurs montrant que Cursor s'imposait comme l'outil d'IA le plus plébiscité par ses confrères et consœurs. Il permet non seulement de compléter automatiquement les lignes écrites par le programmeur, mais aussi d'expliquer du code existant ou de générer des fonctions entières à partir de simples instructions en langage naturel.
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Bien qu'elle soit une des stars de son segment, Anysphere fait face à une concurrence féroce. La programmation informatique est en effet une poule aux œufs d'or pour les acteurs de l'IA, car l'adoption de ces outils par les codeurs est particulièrement rapide. Chez Google et Microsoft, 30 % du nouveau code produit serait déjà généré par IA, dixit les patrons de ces entreprises, Sundar Pichai et Satya Nadella. Marc Benioff, PDG du géant du logiciel Salesforce, envisagerait de son côté de suspendre le recrutement des ingénieurs logiciels en 2025, considérant que la technologie suffit à tenir les ambitions de l'entreprise. Pour suivre cette demande, toute l'industrie de l'IA s'est mobilisée ces dernier mois sur le sujet.
Marine Protais