Le Français H prend les devants dans les « agents », la prochaine bataille de l'IA
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Charles Kantor, le PDG et un des quatre cofondateurs de H.
H Company
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Charles Kantor, le PDG et un des quatre cofondateurs de H.
H Company
Le monde de l'intelligence artificielle générative ne parle que d'eux : les agents. Et pour cause, ce type d'IA, capable d'opérer une suite de tâches relativement complexe de façon autonome, doit ouvrir un tout nouveau pan de cas d'usages à une technologie qui en manque encore aujourd'hui.
Dans la course à cette IA dite « agentique », la start-up française H a placé ses pions dès le mois de mai, à la faveur d'une levée de fonds record de plus de 200 millions d'euros. Ce mardi, elle livre son premier agent, baptisé Runner H, capable de parcourir le web et les différents logiciels d'une entreprise pour effectuer un large éventail de tâches. Le tout, en autonomie, sous la simple supervision d'un humain.
Jusqu'ici, les leaders du secteur OpenAI, Anthropic et autres Google se sont concentrés sur la création des très grands modèles de langage, les fameux LLM. Les agents vont un pas plus loin : c'est l'orchestration - par d'autres architectures d'IA - de ces LLM pour qu'ils disposent d'une forme de pouvoir décisionnel. Avec pour résultat des modèles d'IA dotés de meilleures capacités de raisonnement, de collaboration et de planification.
À lire également
De là à y voir le futur de la technologie ? Avec le lancement de Runner, H prétend avoir franchi une nouvelle étape vers la « superintelligence artificielle », cette IA capable d'un niveau de raisonnement au niveau de l'homme, rêvée par les têtes d'affiche du secteur. Mais pour l'instant, elle va se concentrer sur un objectif presque aussi futuriste : doter les entreprises d'une « équipe d'agents virtuels ».
François Manens