Arago lève 22 millions d'euros pour faire tourner l'IA grâce à la lumière
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Les cofondateurs d’Arago, Nicolas Muller (CEO), Eliott Sarrey (CTO), et Ambroise Müller (CSO).
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Les cofondateurs d’Arago, Nicolas Muller (CEO), Eliott Sarrey (CTO), et Ambroise Müller (CSO).
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Plus de puissance de calcul sans arriver au bout des limites planétaires : toute l'industrie de l'IA en rêve. En témoigne la levée de fonds de 26 millions de dollars (22 millions d'euros) en amorçage annoncée ce mardi 8 juillet par Arago, jeune pousse française d'un peu plus d'un an. Des moyens pour accélérer le développement et la commercialisation d'une nouvelle puce conçue pour l'intelligence artificielle, capable d'exécuter des calculs en consommant 10 à 30 fois moins d'énergie que les processeurs actuels.
La levée, qui aurait suscité un fort engouement selon les fondateurs, a été sursouscrite : Arago a dû sélectionner ses partenaires parmi les nombreux intéressés. Parmi eux, d'anciens cadres de Nvidia, Apple ou Arm, aux côtés de fonds deeptech comme C4 Ventures, Earlybird ou Visionaries Tomorrow. Il faut dire qu'Arago entend répondre à un goulet d'étranglement devenu critique : « L'infrastructure de calcul est déjà saturée, au point de voir certains acteurs redémarrer des centrales ou construire des data centers de la taille de Manhattan, alors que les besoins vont continuer de croître », alerte Nicolas Muller, cofondateur et PDG.
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La promesse ? « Réinventer l'informatique grâce à la lumière. » Le processeur d'Arago, baptisé JEF et tenant « dans la paume d'une main », repose sur une architecture hybride : une partie électronique classique associée à une partie optique, qui traite certains calculs à l'aide de photons. Les tâches les plus lourdes sont envoyées vers cette partie optique, plus rapide et beaucoup moins gourmande, tandis que le reste est traité de façon conventionnelle.