Camille François, la chercheuse qui ouvre la boîte noire de la tech
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2011, Paris 3e arrondissement. La Gaîté Lyrique vient à peine d'ouvrir ses portes. Un jour de juin, un événement au nom amusant s'y tient : Yapoi (pour You are part of it !), réunissant hackers, bidouilleurs et militants de l'open source. Avec un objectif utopique : « montrer que la technologie appartient à tout le monde », raconte Camille François, alors fraîchement diplômée de Sciences-Po et coorganisatrice de cette rencontre. Depuis, la France des fablabs et des makers s'est un peu effacée, mais sa volonté de prôner l'ouverture des technologies est restée intacte. Et son combat n'en est que plus urgent, selon elle, face à la révolution en cours : celle de l'intelligence artificielle.
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« On ne peut pas d'un côté affirmer que l'IA est aussi fondamentale que le feu ou l'écriture, et de l'autre dire qu'elle doit être fermée et réservée à quelques acteurs », insiste la chercheuse aujourd'hui installée à New York, où elle enseigne à l'Université de Columbia. 2025, nouveau coup de projecteur sur son action. Lors du Sommet de l'IA de février dernier à Paris, en marge de la grande messe au Grand Palais, Camille François lançait l'initiative Roost. « C'est l'endroit où il faut être », glissait l'un des organisateurs de ce sommet. Raté pour nous, mais elle nous offre une session de rattrapage lors d'un long échange téléphonique entre Paris et New York, quelques semaines après avoir accouché de sa fille.