Derrière le « miracle » DeepSeek, une possible contrebande de puces Nvidia
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Dado Ruvic
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Singapour et la Malaisie sont-ils les chevaux de Troie de la Chine pour y acheminer illégalement des puces Nvidia malgré l'interdiction américaine ? Les deux pays font l'objet, depuis quelques semaines, d'une intense pression des Etats-Unis pour démanteler une possible contrebande de semi-conducteurs avancés de Nvidia, qui seraient achetés par des entreprises singapouriennes, acheminés ensuite en Malaisie, pour finir en toute discrétion en Chine.
L'administration américaine cherche à comprendre si DeepSeek, l'IA chinoise dite «frugale» en ressources qui a bousculé le monde de l'IA depuis son lancement fracassant en janvier dernier, aurait utilisé des puces Nvidia interdites à la Chine. Pékin fait en effet l'objet de restrictions américaines sur les puces les plus performantes de Nvidia depuis fin 2022, renforcées par Joe Biden fin 2024. L'objectif : empêcher le grand rival des Etats-Unis d'accéder aux semi-conducteurs avancés de Nvidia, cruciaux pour le développement de l'intelligence artificielle générative et sur lesquels l'entreprise américaine dispose d'un monopole.
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Cette agressivité commerciale vis-à-vis de la Chine est par ailleurs l'un des rares sujets de consensus entre l'ancien président et son successeur : d'après Bloomberg, Donald Trump voudrait même interdire la vente à la Chine et aux pays sud-asiatiques de puces moins performantes de Nvidia comme les H20, qui auraient été utilisées, avec une combinaison d'autres semi-conducteurs moins puissants, pour le développement de DeepSeek.