Le géant américain signe un nouvel exercice record et écarte les craintes liées à DeepSeek. Son chiffre d'affaires de l'année fiscale 2025 s'élève à 130,5 milliards de dollars, plus du double de l'an passé. Son quatrième trimestre a été notamment porté par une très forte demande pour ses puces Blackwell.Le monde de l'IA - et de l'économie tout entière - ne se lasse décidément jamais du même petit cirque. Frétiller, élaborer des scénarios catastrophe sur un éventuel revirement, retenir son souffle pour finalement être plus que rassuré : Nvidia ne dévisse pas de sa trajectoire exceptionnelle. Les résultats du quatrième trimestre et de l'année fiscale 2025 ne font pas exception et vont au-delà des attentes des analystes.
Très forte demande pour la puce Blackwell
Sur le quatrième trimestre, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 39,3 milliards de dollars, en hausse de 78 % par rapport au quatrième trimestre 2024. Le bénéfice net trimestriel a atteint 22,1 milliards de dollars, soit une augmentation de 80 % sur un an. Sur l'ensemble de l'exercice fiscal 2025 - également dévoilé le 26 février - Nvidia enregistre des résultats record avec 130,5 milliards de dollars de revenus annuels, plus du double de l'an passé, dépassant largement la barre symbolique des 100 milliards de dollars. Son bénéfice net annuel atteint 72,9 milliards de dollars, soit une hausse de 145 % sur un an.
Cette croissance a été notamment portée par la forte demande pour la nouvelle puce du fabricant, Blackwell, dont les livraisons ont commencé il y a quelques mois, avec du retard. « Nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 11,0 milliards de dollars pour Blackwell au quatrième trimestre de l'exercice 2025, ce qui représente la montée en puissance la plus rapide de l'histoire de notre entreprise », a précisé Jensen Huang lors d'une conférence avec les analystes financiers.
Pour le PDG de la firme, la forte demande pour cette puce s'explique par des besoins en calcul accrus liés aux nouveaux modèles d'IA dits de raisonnement. Ces modèles découpent les demandes en plusieurs tâches afin de fournir une réponse davantage pertinente et plus logique que les modèles de langage classiques. Ce fonctionnement nécessite une puissance de calcul bien supérieure : jusqu'à 100 fois plus, selon Jensen Huang. « Et ce n'est que le début, ces besoins pourraient être multipliés par 1 000, voire des millions », avance-t-il. « Blackwell a été pensé avec les modèles de raisonnement en tête. »