DeepSeek a « reconnu certains manquements » concernant le respect de la vie privée, selon la commission sud-coréenne chargée de la protection des données personnelles.
Corée du Sud, Italie, Australie, Etats-Unis... Nombreux sont les pays qui ont interdit ou encore limité l'utilisation de l'intelligence artificielle venue de Chine. Mais pourquoi une telle inquiétude ? Deepseek est-elle la seule IA sur laquelle il faut s'interroger ? La Tribune vous explique.
La procédure en cours vise à « examiner en détail les pratiques de DeepSeek concernant le traitement des données personnelles pour s'assurer qu'elles respectent la loi », a déclaré Choi Jang-hyuk, vice-président de la commission sud-coréenne chargée de la protection des données personnelles, lors d'une conférence de presse.
Fin janvier, le régulateur sud-coréen avait déjà annoncé avoir demandé des explications à DeepSeek concernant son traitement des informations fournies par les utilisateurs. Depuis, la société chinoise a « reconnu certains manquements » concernant le respect de la vie privée, a précisé la commission ce lundi.
Avant Séoul, plusieurs gouvernements avaient déjà restreint son utilisation, invoquant des menaces pour la sécurité nationale ou de potentielles fuites d'informations sensibles. L'Italie est le premier pays à avoir ouvert une enquête sur DeepSeek, à qui elle a interdit de traiter les données d'utilisateurs italiens.
Après l'Italie, les autorités taïwanaises ont interdit à leurs fonctionnaires et à des infrastructures clés d'utiliser les applications de la start-up chinoise, avançant des risques pour « la sécurité nationale de l'information ». Cette décision a été suivie quelques jours plus tard par l'Australie.
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En France, la CNIL, chargée de la protection des données, et la Data Protection Commission (DPC) irlandaise, qui régule les géants technologiques au nom de l'UE, ont réclamé des explications à DeepSeek sur le traitement des données.