Donald Trump dérégule et entame sa purge contre les IA « woke »
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Mercredi dernier, Donald Trump a présenté son grand plan pour « gagner la course à l'IA ».
Jonathan Ernst
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Mercredi dernier, Donald Trump a présenté son grand plan pour « gagner la course à l'IA ».
Jonathan Ernst
Lors d'un événement mercredi 23 juillet, Donald Trump - par ailleurs empêtré dans l'affaire Epstein - a déroulé son grand plan pour « gagner la course à l'IA ». Sans expliciter les bénéfices de la technologie, il l'a qualifiée de « plus grande révolution technologique au monde », déterminant « le futur de la civilisation ». Il regrette le terme « intelligence artificielle ». « Il n'y a rien d'artificiel, c'est du génie, du pur génie ». L'axe principal de son discours était la suppression de toute forme de régulation initiée par l'administration Biden, comparant l'IA à « un bébé » dont il ne faut pas freiner la croissance avec des règles « stupides ».
Ce discours emphatique a été suivi de la signature de trois décrets exécutifs devant le public du Mellon Auditorium à Washington, composé notamment de figures de la tech, dont Jensen Huang, PDG de Nvidia. Le premier vise à accélérer l'octroi des permis fédéraux, afin de faire « tout son possible pour accélérer la construction de tous les grands projets d'infrastructure liés à l'IA », a déclaré Trump. Le second entend lever les restrictions sur les exportations de puces, afin que la technologie américaine « continue d'être la colonne vertébrale » de l'IA mondiale.
« Ces deux premiers décrets ont été accueillis comme un grand cadeau par et pour la Silicon Valley, dans un contexte de dérégulation assumée », observe Olivier Alexandre, chargé de recherche au CNRS en sociologie et spécialiste de la Silicon Valley. « Ils signent la fin de la régulation voulue par l'administration Biden et l'accélération des investissements dans l'infrastructure. »
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Mais malgré ce lâchage de bride, Donald Trump n'a pas manqué de rappeler à la Silicon Valley sa mission sous son nouveau mandat : véhiculer son idéologie et jouer essentiellement pour les États-Unis. Il s'est félicité de la nouvelle « loyauté nationale » des entreprises de la tech qui seraient en train de « sortir de leur globalisme radical ».
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