IBM : 1.251 suppressions de postes confirmées en France, les syndicats en craignent d'autres

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Le géant américain a annoncé début octobre la scission de ses activités de gestion d'infrastructures en une société cotée pour se concentrer pour sa part sur le cloud.
Le géant américain a annoncé début octobre la scission de ses activités de gestion d'infrastructures en une société cotée pour se concentrer pour sa part sur le "cloud". (Crédits : Brendan McDermid)
Ce nombre représente près d'un quart des effectifs du géant de l'informatique en France. "On peut s'attendre à des départs supplémentaires allant jusqu'à 50% des effectifs en France", estime Pierry Poquet, délégué syndical central Unsa (premier syndicat).

Le géant de l'informatique américain IBM, qui souhaite se concentrer sur le "cloud" ou l'informatique dématérialisée, va supprimer 1.251 postes d'ici 2022, soit environ le quart de ses effectifs en France, a-t-on appris ce mercredi de sources syndicales et auprès de la direction.

Lire aussi : IBM envisage de se séparer d'un quart de ses effectifs en France d'ici 2022

Interrogée par l'AFP, la direction a confirmé ce chiffre et réaffirmé que ses "décisions en matière de personnel étaient prises afin de fournir le meilleur accompagnement à [ses] clients dans l'adoption d'une plateforme de cloud hybride ouverte et de capacités d'IA" (intelligence artificielle).

Lire aussi : IBM se scinde en deux pour mieux se focaliser sur le cloud et l'IA

"On peut s'attendre au double avec la réorganisation mondiale qui s'annonce et la scission d'IBM en deux entités. On parle d'environ un millier de personnes en plus, soit 2.200 à 2.300 personnes au total (concernées par ces suppressions de postes), selon nos estimations", a déclaré à l'AFP Christian Bervégliéri, secrétaire CFE-CGC du CSE central, convoqué mercredi.

"Nous n'avons aucune information concernant le périmètre exact et nous demandons des explications car il y a trois projets concomitants: ce PSE, le projet de scission avec la création d'une entité internationale recentrée sur les services infrastructure et la restructuration de ce qu'il restera d'IBM France", a ajouté ce responsable, selon lequel "tous les métiers sont touchés".

Pour Pierry Poquet, délégué syndical central Unsa (premier syndicat) "on peut s'attendre à des départs supplémentaires allant jusqu'à 50% des effectifs en France" dans le cadre d'une réorganisation mondiale qui touche près de 25% des effectifs en Europe, soit environ 10.000 personnes.

"La direction souhaite aller très vite mais nous n'avons pas les informations nécessaires pour nous prononcer à ce stade", a ajouté M. Poquet.

Recentrage sur le cloud

IBM avait annoncé début novembre la suppression de 1.180 à 1.385 postes, en comité européen de groupe sans chiffres précis pour l'Hexagone.

Le géant américain a annoncé début octobre la scission de ses activités de gestion d'infrastructures en une société cotée pour se concentrer pour sa part sur le "cloud". La nouvelle compagnie va réunir les activités d'hébergement et de gestion de services et d'infrastructures qui disposent, selon IBM, d'un carnet de commandes de 60 milliards de dollars.

IBM mise sur l'appétit des entreprises pour le cloud, et notamment le cloud hybride, mélange de cloud "privé" (serveurs en propre) et "public" (serveurs d'un fournisseur comme Amazon ou Microsoft, les leaders du secteur).

Lire aussi : IBM déçoit avec un chiffre d'affaires en baisse

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Commentaires
a écrit le 21/12/2020 à 16:08 :
Priorité : garder IBM en France et developper l'informatique quantique , avenir et futur de l'informatique. Oui à un developpement de l'informatique avec la loi de moore et non tout parti en Chine ou en Asie. La R&D c'est très important en France et en Europe. vive le processeur du futur. Ceux qui sont page à la page en informatique , vont être totalement perdu dans notre xxi eme siècle qui accélère et se modernise.
a écrit le 17/12/2020 à 8:46 :
IL est évident que vu la faiblesse désatreuse du pouvoir français les multinationales étrangères ne craignent rien à licencier chez nous, c'est ce que je ferais si j'avais à licencier, d'abord cibler les pays dans lesquels il n'y a plus aucune crédibilité politique, l'argent étant une autre forme de raisonnement, enfin résonnement pluôt d'ailleurs, lié argent et raison étant déjà une profonde erreur.
Réponse de le 17/12/2020 à 14:12 :
connaissez-vous les autres pays européens?, apparemment non...
vous affirmez mais n' argumentez ni démontrez rien
la France a un des dispositifs des plus contraignants d' Europe en matière de licenciements, ex parmi tant d' autres:
en GB LICENCIEMENT PAR MAIL
Au DANEMARK, licenciement en 15 mns...
a écrit le 17/12/2020 à 5:03 :
Les licenciés pourront remercier Ginni Rometty pour avoir surpayé Red Hat 34 milliards de dollars US en dynamitant la montagne de cash sur laquelle reposait l'entreprise depuis plusieurs décennies tout en ayant contracté une dette insoutenable... la faillite n'est plus très loin!

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