C'est l'un des champs qui ouvrent grand les bras à l'intelligence artificielle (IA). La santé, en général, et la lutte contre le cancer en particulier, pourraient en effet bénéficier de son vaste potentiel, de diverses manières. « Si l'on peut augmenter le médecin, on va pouvoir garantir à chaque patient la meilleure chance [de guérison] », assure Emmanuel Bilbault, cofondateur et directeur général de Posos, une start-up à l'origine d'un outil de gestion de la prescription assistée par l'IA et destinée aux soignants qui prescrivent, délivrent et administrent les médicaments. Comment, concrètement ?
« Nous arrivons à consolider énormément de connaissances scientifiques à partir d'un grand nombre de sources différentes et les croiser avec les données du patient », explique le dirigeant de cette jeune pousse de la medtech qui a récemment obtenu pour sa solution l'agrément de la Haute autorité de santé. Une solution qui permet de formuler une recommandation personnalisée sur les médicaments à prescrire et les dosages à adapter.
Retrouvez en vidéo l'entretien « Lutte contre le cancer : à l'aube d'une révolution ? » lors de l'événement Impacts Santé du 25 avril.
Plus largement, et en oncologie notamment, l'IA promet bien des avancées. Dans le diagnostic, d'abord, à travers l'imagerie médicale qui permet de détecter des lésions précoces, de même qu'en biologie. Puis, « à l'étape de la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), où les soignants doivent recouper beaucoup d'informations biologiques, histopathologiques, sur les antécédents... pour prendre une décision de stratégie thérapeutique, l'IA peut permettre de croiser de plus en plus d'informations, de retrouver des patients similaires et de voir quels effets les médicaments ont eu sur eux, pour ensuite guider les médecins », avance Emmanuel Bilbault.