Cinquième sur soixante-cinq à l'échelle de l'Hexagone : le Centre-Val de Loire se classe en bonne position en nombre de sites fléchés par le gouvernement pour recevoir les futurs Data Centres destinés à devenir la cheville ouvrière du programme français de développement de l'intelligence artificielle (IA). Et ce n'est pas le fruit du hasard. Paramètre clé avec le raccordement à un réseau électrique suffisamment puissant dans le choix des emplacements qui seront proposés aux futurs investisseurs français et étrangers, le prix du foncier dans la région reste encore relativement abordable. La densité de population réduite du territoire lui confère également un bon niveau d'acceptabilité localement.
Dans les faits, deux des cinq data centers fléchés par l'Élysée fonctionnent déjà depuis quatre ans. Ils monteront très sensiblement en puissance. Destinée à héberger les données de certaines administrations et instituts universitaires, il s'agit en premier lieu de la structure construite en 2021 à Orléans (Loiret) par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Également financé par l'école d'ingénieurs Insa Centre-Val de Loire, ainsi que par les universités de Tours et d'Orléans, le data Center a nécessité un investissement de l'ordre de 10 millions d'euros. Une partie de l'enveloppe a été prise en charge par la région à travers le contrat de plan avec l'État, et le Fonds européen de développement régional (Feder). Affecté au stockage des données publiques, il devrait voir son budget de fonctionnement annuel d'un million d'euros rehaussé en fonction de la hausse attendue de l'activité.