Jensen Huang (Nvidia) ne s’inquiète pas du retour de Donald Trump
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Même pas peur. L'emblématique PDG de Nvidia, Jensen Huang, s'est voulu rassurant lors d'un déplacement samedi à Hong Kong pour recevoir un doctorat honorifique en ingénierie. Il a affirmé que son entreprise trouverait un équilibre entre conformité légale et avancées technologiques sous la future administration Trump, et que peu importe ce qui adviendrait, rien n'arrêterait l'avancée mondiale de l'intelligence artificielle (IA).
Le champion américain des processeurs indispensables à l'IA a de nouveau largement dépassé les attentes pour son troisième trimestre décalé, en publiant cette semaine un bénéfice net à 19,3 milliards de dollars. Le retard pris dans la fabrication de la prochaine génération de processeurs de l'entreprise, Blackwell, n'a pas ébranlé la confiance des investisseurs.
On aurait pu s'attendre à ce que le retour de l'ex président perturbe quelque peu les affaires de Nvidia. Lors de son premier passage à la Maison-Blanche, Trump avait fixé de lourdes restrictions sur les ventes de technologies américaines à la Chine. Ces restrictions ont contraint Nvidia, premier fabricant mondial de puces utilisées dans les applications d'intelligence artificielle, à modifier sa gamme de produits en Chine. Et pour son second mandat, Donald Trump s'est engagé à encore serrer la vis face à Pékin, dont il dénonce les politiques commerciales.
Mais Huang ne semble pas craindre cette perspective. « Quoi qu'il arrive, nous équilibrerons simultanément le respect des lois et des politiques, nous continuerons à faire progresser notre technologie, et nous soutiendrons et servirons nos clients dans le monde entier », a déclaré à la presse l'homme d'affaires américano-taïwanais.
Le dirigeant de l'entreprise la plus valorisée au monde a confié que « la science et la recherche ouvertes dans le domaine de l'IA sont absolument mondiales » et que « rien » de ce qu'il voit à l'avenir « n'arrêtera cela ». Le PDG de Nvidia a également salué les « contributions significatives » de la Chine à la recherche scientifique, qui ont fait avancer l'IA.
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Par ailleurs, Jensen Huang sait que Trump est entouré de fervent défenseur de l'industrie de l'intelligence artificielle, dont son entreprise dépend largement. Son arrivée semble donc plutôt positive pour l'entreprise. Joshua Kushner, premier investisseur de la dernière levée de fonds d'OpenAI (via son fonds Thrive Capital), n'est autre que le frère de Jared Kushner, marié à Ivanka Trump et donc gendre du futur président. Quant à Elon Musk, fondateur du très financé xAI, il ne cesse de s'afficher aux côtés de Donald Trump, et s'est affirmé comme un des hommes forts de la campagne, au point d'obtenir un rôle dans la prochaine administration.
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La presse sur place l'a également interrogé sur les besoins énergétiques immenses de l'IA - l'autre limite du développement sans frein de cette technologie. Sa réponse : « si le monde utilise plus d'énergie pour alimenter les usines d'IA du monde, nous serons un monde meilleur lorsque cela se produira ». L'homme d'affaires estime qu'il s'agit de la meilleure utilisation de l'énergie que l'on puisse imaginer.
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