Meta contre la FTC : un procès sous haute tension politique

Marine Protais
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Mark Zuckerberg témoignera lors du procès qui oppose la FTC à son entreprise à partir du lundi 14 avril
Manuel Orbegozo

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Mark Zuckerberg témoignera lors du procès qui oppose la FTC à son entreprise à partir du lundi 14 avril
Manuel Orbegozo
Quelle attitude adoptera Mark Zuckerberg lors de son procès face à la Federal Trade Commission (FTC) ? Reviendra-t-il à son air robotique et à son éternel « je suis désolé » des années 2010 ? Peu probable. Assumera-t-il sa version plus décontractée, celle qui revendique « plus d'énergie masculine » au micro de Joe Rogan ? Ou endossera-t-il encore une fois un nouveau costume ? Réponse au cours des longues semaines de batailles juridiques qui débutent ce lundi 14 avril, et qui pourraient durer jusqu'en juillet.
Ce procès, qui fait suite à une plainte déposé en 2020 par la FTC et plusieurs années d'enquête, pourrait forcer Meta à se séparer d'Instagram et de WhatsApp. La FTC accuse, en effet, le groupe d'avoir acquis ces entreprises dans le but d'écraser la concurrence. Une issue qui serait dramatique pour Meta, dont une grande partie des revenus dépend de ces applications. Car leur croissance et l'engagement des utilisateurs progressent plus rapidement que sur Facebook. Le litige sera observé de près car c'est aussi le premier de cette ampleur à être mené par l'autorité antitrust américaine depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.
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Depuis quelques mois, Mark Zuckerberg s'est rapproché activement de Donald Trump. En plus d'avoir contribué à son fonds d'investiture, le patron de Meta a opéré plusieurs virages stratégiques : recul sur les politiques de diversité, nomination de proches de Trump, abandon du programme de fact-checking pour éviter toute censure perçue comme une atteinte à la « liberté d'expression », ou encore révision de son IA générative jugée « trop à gauche ». Un repositionnement que Donald Trump a salué sur les réseaux sociaux, estimant que Meta « revenait de loin ».
Marine Protais