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Meta va payer 25 millions de dollars à Trump de dédommagement

latribune.fr

Publié le 30 janvier 2025 à 06:24 - Mis à jour le 30 janvier 2025 à 06:25

Le patron du groupe californien a multiplié les annonces ce mois-ci pour aligner sa société avec la nouvelle administration américaine.

Le patron du groupe californien a multiplié les annonces ce mois-ci pour aligner sa société avec la nouvelle administration américaine.

Manuel Orbegozo

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

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Le groupe californien, qui a conclu l'année avec des revenus en hausse, accepte de payer pour mettre fin aux poursuites engagées par le président à la suite de la suspension de ses comptes Facebook et Instagram.

25 millions de dollars de dédommagements. C'est la somme que Meta a accepté de payer à Donald Trump pour mettre fin à ses poursuites, engagées après la suspension en 2021 de ses comptes Facebook et Instagram, a annoncé mercredi un porte-parole du groupe. Le Wall Street Journal a été le premier à faire état de cet accord, dont un porte-parole de Meta a ensuite confirmé la teneur à l'AFP.

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Le président américain avait porté plainte contre Meta et son fondateur, Mark Zuckerberg, en estimant être victime de censure après avoir été exclu de Facebook et d'Instagram le 7 janvier 2021, lors de son premier mandat. Il lui était reproché d'avoir encouragé ses partisans lors de l'assaut du Capitole à Washington la veille. La décision sans précédent de Meta avait été imitée à l'époque par la plupart des réseaux sociaux grand public, dont Twitter. Mais deux ans plus tard, Meta avait annoncé mettre fin à la suspension des comptes du milliardaire.

Depuis son retour à la Maison Blanche le 20 janvier, le républicain a beaucoup misé sur les magnats de la technologie, oubliant sa rancune à l'égard de Mark Zuckerberg, qui a assisté à sa cérémonie d'ouverture. Le patron du groupe californien a multiplié les annonces ce mois-ci pour aligner sa société avec la nouvelle administration américaine. Il a nommé plusieurs alliés du président à des postes clefs et mis fin à des programmes très critiqués par les conservateurs.

Annonceurs préoccupés

Des récents changements de politique qui inquiètent les analystes. Mark Zuckerberg a notamment mis fin au programme de vérification indépendante des faits aux États-Unis, conçu pour lutter contre la désinformation, et assoupli la modération des contenus, autorisant plus de discours haineux, notamment. « Les prévisions plus légères qu'attendu pour ce trimestre montrent que ces récentes modifications (...) pourraient avoir un impact sur les recettes », a souligné l'analyste Debra Aho Williamson de Sonata Insights. « Les annonceurs sont préoccupés, ils ont en tête les performances habituellement fortes de la pub sur Meta mais aussi le risque que le ton des conversations sur ses réseaux puisse être moins sûr pour les marques à l'avenir. »

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Susan Li, la directrice financière de l'entreprise, a assuré que les changements apportés au règlement n'avaient pas eu d'impact « remarquable » sur les dépenses des annonceurs pour l'instant. Et Mark Zuckerberg s'est félicité que les Etats-Unis aient désormais un « gouvernement fier de nos grandes entreprises, attaché à la victoire des technologies américaines ».

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Revenus en hausse

Meta a, par ailleurs, conclu l'année 2024 avec des revenus et profits en forte hausse et supérieurs aux prévisions. La maison mère de Facebook, Instagram, et WhatsApp a réalisé 48,4 milliards de dollars de chiffre d'affaires au quatrième trimestre (+21% sur un an), dont elle a dégagé 20,8 milliards de bénéfice net (+50% sur un an), sans susciter d'enthousiasme à Wall Street.

« La solide croissance des recettes de Meta masque un problème imminent », a réagi l'analyste Debra Aho Williamson. « Ses perspectives de revenus pour le premier trimestre sont inférieures aux attentes, et elle prévoit des dépenses exorbitantes dans l'IA en 2025. La situation est donc préoccupante », a détaillé l'experte de Sonata Insights.

Le marché attend des preuves que les investissements colossaux des géants de la tech sont justifiés et vont porter leurs fruits, alors que la start-up chinoise DeepSeek vient de montrer qu'il était possible de rivaliser avec ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google) et Llama (Meta) pour une fraction des coûts.

Meta a annoncé la semaine dernière que ses dépenses d'investissement seraient comprises entre 60 et 65 milliards de dollars cette année, soit 50% de plus qu'en 2024, principalement pour renforcer sa position dans la course à l'intelligence artificielle (IA) générative. « Je n'arrête pas de répéter à mes équipes que (l'année 2025) va être intense », a dit Mark Zuckerberg, patron du groupe californien, lors de la conférence aux analystes. Le groupe californien a intégré Meta AI, à ses différents services et sur ses lunettes connectées Ray-Ban, dans l'espoir qu'il devienne l'assistant IA le plus utilisé dans le monde, malgré l'avance de ChatGPT.

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Face au succès de DeepSeek, Meta a entrepris de disséquer le nouveau modèle chinois pour améliorer Llama. Mais selon Mark Zuckerberg, cela ne veut pas dire que les coûts vont baisser. « Je continue de penser que le fait d'investir massivement dans les infrastructures constituera un avantage stratégique. Il est possible que nous apprenions le contraire à un moment donné, mais c'est beaucoup trop tôt », a-t-il déclaré, soulignant que Meta « sert beaucoup de gens ».

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Les dépenses de la firme américaine sont d'autant plus scrutées qu'elle perd plusieurs milliards tous les trimestres dans sa branche « Reality Labs », dédiée au métavers, un univers ou le réel et le virtuel se mélangent via les écrans et les lunettes et casques de réalité mixte (virtuelle et augmentée). En 2024, Reality Labs a creusé ses pertes à 17,7 milliards de dollars.

(Avec AFP)

latribune.fr

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