Quantique : le plan de Bruxelles pour prendre sa revanche technologique
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Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique
Johanna Geron
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Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique
Johanna Geron
Le marché du quantique est encore balbutiant. Mais l'Union européenne ne veut pas rater le coche. Ce mercredi, la Commission européenne a présenté sa stratégie pour faire émerger une filière industrielle du quantique. Dans le document d'une vingtaine de pages, dévoilé en avant-première par Contexte et désormais public, la Commission détaille les actions en cours et à venir pour structurer une filière européenne. Cette technologie, encore expérimentale, pourrait permettre à terme de résoudre des calculs inaccessibles aux supercalculateurs classiques. De quoi imaginer de nouveaux matériaux ou médicaments, optimiser des systèmes complexes... voire mettre au point des innovations à usage militaire.
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Au-delà des promesses économiques - l'UE évoque la création de milliers d'emplois - le quantique est aussi présenté comme un levier de souveraineté technologique. « C'est le moment pour l'Europe de se positionner en tête », affirme le rapport. Le quantique pourrait être « la prochaine révolution technologique, et l'Europe se situe parmi les avant-gardes capables de la façonner selon ses propres conditions », peut-on également lire. L'objectif est ambitieux : devenir, d'ici à 2035, le premier continent à disposer de machines dotées de plusieurs milliers de qubits corrigés d'erreurs, capables de résoudre des problèmes concrets que les machines actuelles ne peuvent pas traiter.