Une cyberattaque cible le Muséum national d'Histoire naturelle, la recherche française affectée
Bogdan Bodnar
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Situé dans le Ve arrondissement de Paris, dans le prolongement du Jardin des Plantes, le Muséum national d’Histoire naturelle est aussi un centre de recherche consulté par des centaines de chercheurs.
EXCLUSIF. Selon nos informations, une cyberattaque a touché le célèbre musée ce jeudi 31 juillet. Cet incident informatique affecte l’accès à de vastes bases de données consultées par des centaines de chercheurs.
Des hackers s'en prennent au Muséum national d'histoire naturelle, l'un des centres de ressources majeurs de la recherche française en biologie et archéologie. Dans un e-mail envoyé à des chercheurs ce 31 juillet que La Tribune a consulté, le Muséum ainsi que Patrinat, le centre d'expertise et de données sur la nature, indiquent que l'établissement parisien subit actuellement « une attaque informatique sévère », entraînant « l'arrêt d'une grande partie des systèmes et des outils ».
Une reprise d'activité ne se ferait pas « avant potentiellement plusieurs semaines », peut-on lire dans le courriel. Les administrateurs recommandent de modifier les mots de passe pour les personnes concernées.
Contacté, le Muséum national d'histoire naturelle n'a pour l'instant pas encore répondu à nos sollicitations. L'enjeu pour cet établissement public, qui dispose de douze implantations dans l'Hexagone, est important.
De fait, le Muséum national d'histoire naturelle n'est pas simplement un musée iconique ; il abrite l'un des plus grands centres de recherche en sciences naturelles de France. Plus de 2 185 personnes, dont 500 chercheurs, travaillent à plein temps pour l'établissement. Placé sous la double tutelle des ministères de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et de l'Environnement, l'établissement joue également un rôle clé dans l'enseignement des sciences naturelles : chaque année, près de 500 étudiants suivent des cursus, stages ou doctorats au sein de l'institution.
Des plateformes du Muséum national d'histoire naturelle inaccessibles
Ses vastes bases de données, telles que l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN.fr), TaxRef ou Récolnat, des répertoires d'espèces animales, végétales ou encore paléontologiques, sont consultées quotidiennement par des milliers de chercheurs ou employés du service public en France, spécialisés dans les questions biologiques. Ces répertoires permettent notamment de visualiser les espèces protégées sur le territoire ou les zones sensibles concernés par des projets écologiques.
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