Un adorable teckel équipé de lunettes de plongée sous l'eau d'une piscine, un caniche voguant sur une bouée flamant rose, du sirop d'érable dégoulinant sur des pancakes... Ces vidéos de quelques secondes plus vraies que nature n'ont pourtant jamais été filmées. Elles sont l'œuvre de Veo 2. Il y a quelques jours, Google a dévoilé ce modèle permettant de générer à partir d'une simple description une vidéo de quelques secondes.
Quelques jours avant cela, OpenAI rendait accessible - pas dans l'Union européenne toutefois - Sora, son propre modèle vidéo annoncé en mars dernier. Pika, une appli de génération de vidéos, a elle aussi annoncé des nouveautés. Cette fin d'année est teintée d'une effervescence autour de ces modèles de vidéo par IA.
Mais au-delà de l'effet bluff, quel est le marché pour ces images synthétiques ? Bien que balbutiante, la technologie attire déjà l'attention de nombreux secteurs. Pour preuve, Runway, start-up pionnière en la matière, devrait finir 2024 à 84 millions de dollars de chiffre d'affaires, rapporte The Information. Ce chiffre devrait tripler pour atteindre 265 millions de dollars fin 2025, selon les projections de l'entreprise. Sa croissance serait alors l'une des plus importantes du secteur. Runway, comme la plupart des acteurs de l'IA, propose un abonnement. De 75 dollars par mois environ dans son cas.