229 euros par mois pour ChatGPT Pro, le pari fou d'OpenAI
François Manens
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Qui veut payer 229 euros par mois pour la meilleure version de ChatGPT ?
Reuters
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Qui veut payer 229 euros par mois pour la meilleure version de ChatGPT ?
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200 dollars par mois, ou 229 euros par mois en France. Voici la coquette somme que OpenAI demande désormais à ses utilisateurs pour accéder à ChatGPT Pro, la version la plus complète de son outil. À ce prix, les abonnés ont accès à une version plus puissante de son dernier modèle d'IA, o1, ainsi qu'à une version améliorée du modèle de génération de vidéo Sora, fraîchement introduit. Le tout, sans plafond dans le nombre d'utilisations.
Le nouvel abonnement, dix fois plus cher que l'historique ChatGPT Plus, a été présenté à l'occasion du « shipmas », une sorte de calendrier de l'Avent des nouvelles annonces d'OpenAI, débuté le 6 décembre et étalé sur 12 jours. ChatGPT Pro pourrait donc recevoir d'autres ajouts dans les prochains jours. Mais l'offre sera-t-elle suffisante pour convaincre les utilisateurs d'ouvrir leur carnet de chèques ? Et surtout, peut-elle devenir une pierre angulaire du futur modèle économique de la start-up, partie pour perdre plus de 5 milliards de dollars sur l'année 2024 ?
« Un prix à 200 dollars n'est pas complètement fou. OpenAI vise les utilisateurs très avancés, pour qui ChatGPT est devenu vital à l'activité. On parle d'une clientèle de "prosumers", entre professionnels et "consumers" [consommateurs, en anglais] : ce sont des indépendants, ou des salariés qui vont faire passer l'abonnement en notes de frais », analyse Michael Mansard, directeur de la stratégie de Zuora et du Subscribed Institute, un groupe de réflexion sur le modèle de l'abonnement.
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Reste à voir quel pourcentage de ses utilisateurs OpenAI va réussir à convertir. Car pour trouver des abonnements à destination du grand public à plus de 200 euros, il faut regarder du côté des offres attachées à l'accès à un bien - par exemple le leasing de voiture -, ou alors sur des adhésions à des clubs de luxes.
François Manens