Avec Sora, OpenAI entre dans la course à la vidéo générée par IA

Marine Protais
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CARLOS BARRIA

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Une femme déambulant dans les rues de Tokyo, deux bateaux pirates naviguant dans une tasse de café, des chiots labradors s'ébrouant dans la neige.... Jeudi soir sur X, de courtes vidéos (ne dépassant pas la minute) ont circulé sous l'œil fasciné et alarmé des utilisateurs. « Incroyable », « un nouveau monde », « le cinéma est mort », peut-on notamment lire en commentaires.
Ces images sont l'œuvre de Sora, la nouvelle intelligence artificielle d'OpenAI, le créateur de ChatGPT. A partir d'un simple prompt (un court texte descriptif), Sora peut générer en quelques minutes une séquence vidéo. Le modèle est également capable d'animer une image fixe ou de rallonger une vidéo existante de courte durée.
Pour le moment, ce programme n'est pas accessible au grand public. Seuls quelques artistes, designers et réalisateurs peuvent l'utiliser, précise OpenAI sur son site, ainsi que des experts spécialistes des biais et de la désinformation. Objectif, tester les garde-fous et détecter d'éventuelles failles. Mais pour montrer les performances de l'outil aux internautes, Sam Altman, le PDG d'OpenAI, a lancé un appel aux prompts sur le réseau social X le 15 février, proposant de publier ensuite les résultats.
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Sora sera loin d'être le premier algorithme dit text-to-video (du texte à la vidéo) disponible sur le marché. Les premières expérimentations datent de fin 2022. Google avait notamment montré les premiers résultats de son outil Phenaki. Le rendu était flou, les formes un peu étranges, mais déjà une IA était capable de créer un petit film à partir d'un bout de texte. Quelques mois plus tard, des logiciels comme Gen2 de Runway, Stable Diffusion Video, ou Pika 1.0 de Pika Labs permettaient d'avoir des rendus plus léchés, bien que générant toujours des aberrations visuelles.
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Marine Protais