King, l'éditeur de Candy Crush, démarre mal en Bourse

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King, fondé en Suède mais basé à Dublin, a vendu 15,5 millions d'actions et les actionnaires existants, dont le fonds Apax Ventures, en ont cédé près de sept millions. (DR)
King, fondé en Suède mais basé à Dublin, a vendu 15,5 millions d'actions et les actionnaires existants, dont le fonds Apax Ventures, en ont cédé près de sept millions. (DR) (Crédits : reuters.com)
L'éditeur de Candy Crush, le jeu qui a séduit quelque 97 millions d'utilisateurs dans le monde, connaît des débuts en Bourse compliqués. L'action dégringolait de plus de 9% mercredi dans ses premières minutes de cotation.

L'éditeur de Candy Crush rate ses débuts en Bourse. Le titre de King Digital Entertainment, l'éditeur britannique du populaire jeu vidéo a ouvert sous son prix d'introduction à Wall Street et dégringolait de plus de 9% mercredi matin dans ses premières minutes de cotation.

Jusqu'à 15% de perte

L'action a même perdu jusqu'à 15% dans la matinée, étant alors valorisée à six milliards de dollars (4,4 milliards d'euros) au lieu des 7,1 milliards du prix d'IPO. Une chute qui illustre le scepticisme des incestisseurs face à une société dont le succès ne semble reposer que sur un seul jeu.

>> Lire : 7,1 milliards de dollars: la valorisation de King Digital, l'éditeur du célèbre Candy Crush

Créé en 2002, l'éditeur de jeux a connu une croissance foudroyante ces deux dernières années grâce au succès de son jeu Candy Crush, qui a séduit 97 millions d'utilisateurs dans le monde. Mais beaucoup d'analystes mettent toutefois en garde contre la forte dépendance de King à ce seul titre.

500 millions de dollars levés

A 15h05, l'action cotée sous le symbole "KING" chutait de 9,20% à 20,43 dollars, dans un marché en hausse. Son prix avait été fixé au milieu de la fourchette d'introduction à 22,50 dollars. Les prix retenu était au milieu de la fourchette initialement annoncée de 21 à 24 dollars.

Quelque 22,2 millions d'actions ont été introduites sur le New York Stock Exchange, permettant à King de lever 500 millions de dollars, selon les modalités définitives de l'opération annoncées mardi soir.

"Candy Crush", un jeu lancé il y a deux ans dans lequel les utilisateurs doivent aligner trois motifs identiques dans une grille pour progresser, revendique une centaine de millions d'utilisateurs quotidiens, sur ordinateur ou sur mobile.

500 millions de téléchargement

Le jeu a été téléchargé plus de 500 millions de fois depuis son lancement. Il est basé sur le modèle du "freemium", qui permet de jouer gratuitement mais nécessite des achats intégrés pour disposer de fonctions donnant du temps de jeu supplémentaire.

Si le catalogue de King regroupe environ 180 jeux, "Candy Crush" génère toujours les trois quarts de son chiffre d'affaires.

Fondé en Suède, basé à Dublin

King, fondé en Suède mais basé à Dublin, a vendu 15,5 millions d'actions et les actionnaires existants, dont le fonds Apax Ventures, en ont cédé près de sept millions. Apax reste le principal actionnaire de l'entreprise à l'issue de l'IPO avec 44,2% du capital.

Riccardo Zacconi, , a une participation de 9,5%. Ces participations supposent que les souscripteurs exercent la totalité de leurs options d'achat.

L'entrée en Bourse de King est, aux Etats-Unis, la plus importante dans un secteur du jeu vidéo mobile depuis celle de Zynga en 2011.

Le précédent Zynga

Zynga, connu surtout pour son jeu "Farmville" jouable sur les réseaux sociaux comme Facebook, a perdu près de la moitié de sa valeur depuis sa première cotation, voyant sa capitalisation revenir de sept à 4,2 milliards de dollars. Mercredi, l'action Zynga perdait 4% en matinée.

Créé en 2007, cet éditeur californien a connu une croissance fulgurante grâce ses jeux (Farmville, Mafiawars) portés par l'essor de Facebook. La société était même valorisée 20 milliards de dollars en janvier 2011 avant son introduction en Bourse. Et puis la mécanique s'est grippée, principalement parce que les nouvelles "franchises" n'ont pas rencontré le succès attendu.

Zynga a proposé le même style d'application en ne faisant que dupliquer la recette qui avait fait la gloire de Farmville et Mafiawars. Une erreur de taille sur un marché où les envies d'un jour ne sont pas forcément celles du lendemain.

>> Lire : Candy Crush, Angry Birds : ces jeux qui valent des milliards ont-ils un avenir ?

"Nous ne dépendons de personne"

Riccardo Zacconi, directeur général et cofondateur de King, réfute l'hypothèse que sa société soit exposée aux mêmes risques que Zynga, qui dépendait beaucoup de Facebook. "Nous ne dépendons de personne pour nous mettre en avant", a-t-il dit dans un entretien à CNBC.

King, ex-King.com, a évité la faillite d'un cheveu en 2003 puis a commencé à dégager régulièrement des bénéfices à partir de 2005. Candy Crush, qui a fait son apparition sur Facebook en avril 2012, a été porté sur les mobiles Apple en novembre de la même année puis sur les matériels Android un mois plus tard.

L'énorme engouement pour Candy Crush a permis à King de réaliser un chiffre d'affaires de 602 millions de dollars au quatrième trimestre 2013, contre 22 millions au premier trimestre 2012.

>> Lire : Bulle internet: le marché a-t-il raison d'être hanté par le krach des années 2000?

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Commentaires
a écrit le 27/03/2014 à 11:23 :
Bingo !!!
Réponse de le 27/03/2014 à 15:28 :
King Digital bat un nouveau record encore aujourd'hui sur les 18 dollars! Encore quelques jours pour dégager la valeur du NASDAQ...
a écrit le 27/03/2014 à 11:17 :
Bonjour,
Étant donné le succès qu’a eu le jeu mobile Candy Crush, je pense que King ne tardera pas à remonter en selle. C’est peut-être un début désastreux, mais je présume qu’il ne se laissera pas abattre par une telle nouvelle.
Au revoir.
a écrit le 27/03/2014 à 8:54 :
La bulle se dégonfle ... candy, facebook,twiter .... etc
a écrit le 26/03/2014 à 18:46 :
Une chute qui illustre le scepticisme des "incestisseurs" face à une société dont le succès ne semble reposer que sur un seul jeu.
Peu de relecture de la part du rédacteur mais la faute est drôle.
a écrit le 26/03/2014 à 18:28 :
Actuellement c'est le calme plat sur les 20 dollars et à mon avis c'est bien cher payé pour un éditeur de jeux vidéo pour autistes.

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