CES 2023 : les startups françaises moins nombreuses mais mieux armées pour faire du business
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Sylvain Rolland
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Sylvain Rolland
Plus de 200. C'est le nombre, provisoire, de startups françaises qui feront le déplacement du 5 au 8 janvier prochain au CES de Las Vegas. Après deux éditions en demi-teinte pour cause de Covid -du tout digital en janvier 2021, aux annulations en cascades en janvier 2022 à cause de l'explosion des contaminations Omicron-, la 53ème édition du plus grand salon tech au monde devrait enfin revenir à la normale. Plus de 2.500 exposants de 174 pays sont attendus, et 100.000 visiteurs devraient fouler les 18 hectares du salon situé au cœur de la capitale mondiale du divertissement.
On reste toutefois loin des niveaux pré-Covid : en 2020, le CES enregistrait plus de 4.000 exposants et 175.000 visiteurs. La faute à la pandémie bien sûr, mais aussi au fait que le CES est une caverne d'Ali Baba qui grouille d'innovations parfois utiles mais surtout futiles, et qui paraissent de plus en plus déconnectés des enjeux.
À lire également
Comme l'édition 2020 l'avait révélé, l'aura du salon s'est ternie ces dernières années. Les tensions géopolitiques ont réduit drastiquement la présence de la Chine, autrefois deuxième exposant mondial derrière les Etats-Unis, et la gravité des crises économique et climatique se marient mal avec l'extravagance et la futilité d'un salon rempli de gadgets électroniques comme des écrans de plus en plus grands et des hangars entiers remplis de matelas connectés et d'outils de la « smart home » à qui on promet depuis dix ans une adoption massive qui n'arrive jamais.