Clara Chappaz ouvre la porte aux députés pour sauver le volet social du JEI
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La secrétaire d'Etat à l'Intelligence artificielle et au Numérique, Clara Chappaz.
Vestiaire Collective
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La secrétaire d'Etat à l'Intelligence artificielle et au Numérique, Clara Chappaz.
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LA TRIBUNE - Les aides à l'innovation, cruciales pour la French Tech, sont menacées par le projet de loi de finances pour l'année 2025, qui acte la suppression du volet social du dispositif Jeune Entreprise Innovante (JEI) et du Crédit Impôt Innovation (CII). Comment l'expliquez-vous aux entrepreneurs et investisseurs de la French Tech ?
CLARA CHAPPAZ - La situation budgétaire du pays est telle qu'il était du devoir du gouvernement d'adopter une attitude responsable pour maîtriser les dépenses l'an prochain. Il est donc indispensable de demander un effort collectif pour repasser sous les 5% de déficits. Par esprit de responsabilité, nous avons décidé de concentrer les deux tiers de l'effort sur les dépenses de l'Etat plutôt que sur la fiscalité.
Je pense que tous les entrepreneurs et investisseurs de la French Tech sont d'accord sur le fait qu'il nous faut trouver des solutions, et que ces solutions impliquent des efforts de l'écosystème. Oui, certaines aides à l'innovation sont touchées. Mais si on dézoome, on remarque que l'essentiel, c'est-à-dire les aides vraiment structurantes, est préservé.
L'écosystème tech en France dépend énormément, et beaucoup plus qu'ailleurs, des aides à l'innovation de l'Etat. Ne craignez-vous pas de fragiliser encore plus une French Tech déjà chahutée depuis deux ans par la crise du financement et toujours en convalescence ?
La France a mené depuis 2017 une politique pro-entrepreneurs unique en Europe. En sept ans, l'Etat a octroyé 30 milliards d'euros de baisses de charges et d'impôts sur les entreprises. La flat tax, qui a également fait ses preuves, n'est pas touchée. Le budget de 54 milliards d'euros de France 2030 est sanctuarisé, ses crédits ont déjà largement été déployés et le reste le sera aussi, même si une partie sera étalée dans le temps.
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Enormément de start-up ont bénéficié de ces aides, ce qui a permis de rehausser l'attractivité de la France, qui est numéro 1 en Europe depuis quatre ans sur les investissements étrangers. Le plan Tibi 2, adopté en début d'année, c'est 7 milliards d'euros pour financer les start-up de la part des banques, des assureurs et de certains grands groupes, et son déploiement fonctionne.