Mission périlleuse pour Julie Huguet, la nouvelle directrice de la French Tech
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Julie Huguet, la nouvelle directrice de la Mission French Tech.
Reuters
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Julie Huguet, la nouvelle directrice de la Mission French Tech.
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« Notre écosystème est fort et il faut rester optimiste, mais je vous invite à plus de résilience pour traverser les périodes d'incertitudes qui s'annoncent ». Pour sa première prise de parole en tant que nouvelle directrice de la Mission French Tech, le 30 septembre au soir à Bercy, Julie Huguet n'a pas vraiment rassuré un écosystème tech en panique depuis la dissolution surprise de l'Assemblée nationale, en juin dernier.
De fait, l'heure n'est plus du tout à l'euphorie pour la successeuse de Clara Chappaz, devenue la semaine dernière secrétaire d'Etat à l'Intelligence artificielle et au Numérique au sein du gouvernement de Michel Barnier. Les levées de fonds des start-up reprennent timidement, après 18 mois d'une crise qui a fragilisé les fonds d'investissements eux-mêmes, et entraîné une vague inédite de faillites, comme l'avait révélé La Tribune.
Surtout, les fondements mêmes du succès de la French Tech, c'est-à-dire les milliards d'euros d'argent public qui irriguent l'écosystème et font office de béquille à l'innovation, sont sérieusement menacés par l'austérité budgétaire qui s'annonce dans le prochain projet de loi de finances 2025, à cause de l'état désastreux des finances publiques.
Peu connue du grand public, la Savoyarde Julie Huguet - comme Michel Barnier mais aussi Marina Ferrari, secrétaire d'Etat au Numérique de février à septembre 2024 - est un choix logique pour devenir le nouveau visage de la French Tech.
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Comme Clara Chappaz, la trentenaire connaît bien les problématiques des start-up, puisqu'elle a fondé - en 2016 - et dirigé Coworkees, une plateforme de recrutement et de management de freelances dans la tech, basée sur un algorithme d'intelligence artificielle. L'ambition : améliorer le « matching » entre le travailleur indépendant et sa prochaine mission. Cette expérience a conduit Julie Huguet a vivre l'ascenseur émotionnel de la levée de fonds -Coworkees a levé 1 million d'euros en 2019 - et les galères de l'hyper-croissance, jusqu'au rachat de son entreprise par Freelance.com, en 2021.
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