Le Numérique éparpillé comme jamais dans le nouveau gouvernement
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Clara Chappaz à l'événement Tech for Future en 2023, organisé par La Tribune.
Georges Vignal
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Clara Chappaz à l'événement Tech for Future en 2023, organisé par La Tribune.
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Surprise ! Alors que le Numérique porte, avec le climat, la plupart des grands enjeux économiques, géopolitiques et sociétaux du siècle, le voilà rétrogradé au tout dernier rang de l'ordre protocolaire dans le gouvernement de Michel Barnier, annoncé samedi 21 septembre.
Deuxième surprise : le poste est attribué à Clara Chappaz, dirigeante de la Mission French Tech depuis 2021 après une expérience dans le e-commerce (Vestiaire Collective et Zalora). Elle succède ainsi à Marina Ferrari (Modem), promue ministre déléguée à l'économie du Tourisme. C'est la première fois qu'une personnalité de la société civile obtient le poste : tous les anciens titulaires, y compris l'entrepreneur Mounir Mahjoubi (2017-2019), et le conseiller de l'ombre Cédric O (2019-2022), étaient encartés.
Troisième surprise : pour la première fois, l'intitulé du maroquin comprend aussi l'intelligence artificielle, placé, tout un symbole, avant même le numérique. Enfin, la dernière surprise, et non des moindres, est que le secrétariat d'Etat sera non plus sous la tutelle du Bercy, où se trouve le cœur du pouvoir économique, mais sous celle du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Patrick Hetzel (LR). Une fois ces surprises digérées... personne ne sait vraiment à quoi s'attendre tant la situation est inédite.
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Logiquement, la nomination de Clara Chappaz rassure une partie de la French Tech. La nouvelle secrétaire d'État bénéficie déjà d'une forte notoriété dans l'écosystème tech grâce à ses trois années passées à diriger la Mission French Tech, qui dépend de la Direction générale des entreprises (DGE) et dont le rôle est précisément d'aider et de mettre en valeur les entreprises technologiques. « Avoir pour ministre une telle experte des start-up et de tous leurs enjeux, qu'il s'agisse du financement, du recrutement ou de l'international, est très positif pour les entrepreneurs et les investisseurs », se réjouit Alexandre Labarrière, du lobby France Digitale.