Comment la startup normande Yetic veut assainir la publicité digitale
Nathalie Jourdan
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La jeune pousse a été créée par le fondateur de Smart Panda, devenu Docaposte depuis son rachat par La Poste.
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La jeune pousse a été créée par le fondateur de Smart Panda, devenu Docaposte depuis son rachat par La Poste.
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A mi-chemin entre le capital-investissement et le financement participatif, l'opération connue des initiés sous le nom d'ICO (pour Initial Coin Offering) est moins courante sous nos latitudes depuis leur boom en 2017. Ce 19 septembre, la startup rouennaise Yetic donnera le coup d'envoi de sa levée de fonds en cryptomonnaies, équivalente d'une IPO classique. Pour cette première phase de vente dite « privée »*, elle s'est donnée comme objectif de réunir 3 millions d'euros d'actifs numériques, pour un tour de table espéré de 18 millions d'euros à moyen terme. Une somme qui dit bien le niveau d'ambition de cette jeune pousse fondée, il y a un an, par un petit groupe d'entrepreneurs aguerris.
Sur le papier, le projet ne manque pas d'audace. Il s'agit ni plus ni moins de « transformer le modèle de la publicité digitale pour le rendre plus éthique et plus responsable ». Ou, pour le dire autrement, d'éradiquer des écrans les allégations trompeuses. « Il y a une perte de confiance chez l'internaute qui est l'objet d'un matraquage indécent », observe Fabrice Bonnet, son PDG et fondateur. En réponse, l'intéressé et ses équipes ont imaginé un système de notation « éthique » des annonceurs. Rendu inviolable grâce à une blockchain, celui-ci sera alimenté par des données publiques collectées auprès d'un réseau européen de tiers de confiance (ONG, médias, Infogreffe, UE, Ademe... ) puis traitées par un algorithme.
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Le but : scorer les entreprises sur la foi de plusieurs dizaines de critères faisant écho aux nouvelles préoccupations de la société : composition de l'actionnariat, mode de production, bilan CO2, niveau d'impact social, gouvernance... etc. Le tout conçu avec la complicité de la Chair Positiv Business de Nanterre et sous la surveillance d'un comité d'éthique.
Nathalie Jourdan
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