Coronavirus : le gouvernement mobilise 4 milliards d'euros pour aider les startups

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Le secrétaire d'Etat chargé du numérique Cédric O.
Le secrétaire d'Etat chargé du numérique Cédric O. (Crédits : DR)
Le secrétaire d'État chargé du numérique, Cédric O, a annoncé ce mercredi matin un plan de 4 milliards d'euros pour "soutenir la trésorerie des startups" françaises. Il prévoit, entre autres, le versement anticipé du crédit d'impôt recherche de 2019 pour un montant de 1,5 milliard d'euros.

Aider les startups à traverser la crise actuelle. C'est le mot d'ordre affiché par le gouvernement. Le secrétaire d'État au numérique, Cédric O, a annoncé ce mercredi matin un plan de 4 milliards d'euros à destination des jeunes pousses de la French Tech. L'objectif : "soutenir la trésorerie des startups", alors que l'épidémie du coronavirus a mis un coup de frein brutal à l'économie du pays depuis plusieurs semaines.

"Les startups occupent une place de plus en plus importante dans l'emploi et l'économie de notre pays. Elles permettent la création d'un emploi sur cinq ou six nouvellement créé", chiffre Cédric O, lors d'un point presse téléphonique.

Et pourtant, "certaines startups demeurent fragiles car atteindre la rentabilité demande parfois plusieurs années d'activité. Sans oublier qu'elles sont également moins proches des banques car elles reposent sur des financements privés", souligne le secrétaire d'État.

Au regard du contexte économique, "certains fonds de capital-risque peuvent se montrer frileux et donc, cela présente des difficultés pour les startups - notamment celles qui avaient prévu des levées de fonds dans les mois à venir". Et de poursuivre : "C'est pourquoi l'État s'engage dans cet effort conséquent car la priorité est de préserver un écosystème qui a pris une décennie à se construire." Ce plan de soutien est conjointement mené avec Bpifrance (Banque publique d'investissement) et le Secrétariat général pour l'investissement (SGPI).

Remboursement anticipé de 1,5 milliard d'euros pour le crédit d'impôt recherche

Dans le détail, trois mesures sont prévues pour aider à consolider la trésorerie des jeunes pousses. Tout d'abord, le financement de "bridges", c'est-à-dire des prêts spécifiques à court terme pour les entreprises ayant besoin de se refinancer entre des levées de fonds, pour un total de 160 millions d'euros.

Dans cette enveloppe, 80 millions d'euros devraient être mis sur la table par Bpifrance via le "Programme d'investissements d'avenir" (PIA). Cette enveloppe doit prendre la forme d'obligations convertibles, selon Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance. L'objectif, à terme, n'étant pas de rester au capital des entreprises soutenues, mais de se désengager lors de prochaines levées de fonds.

D'autre part, le cabinet a annoncé des "prêts de trésorerie garantis par l'État" avec des critères spécifiques pour les jeunes pousses, pour un total de 2 milliards d'euros. Le gouvernement s'engage également au versement anticipé et accéléré de plusieurs aides. À commencer par le crédit d'impôt recherche (CIR) 2019, qui devrait être versé dès à présent aux entreprises concernées, constituant ainsi une avance de trésorerie de 1,5 milliard d'euros. Initialement, il devait être versé entre les mois d'octobre et novembre 2020. Environ 250 millions d'euros d'aides à l'innovation vont également être versées en anticipé. Enfin, Bpifrance maintient un engagement de 1,3 milliard d'euros d'aides à l'innovation à destination de l'écosystème courant 2020.

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a écrit le 26/03/2020 à 12:03 :
le gouvernement mobilise 1 milliard d'euros pour aider les petites entreprises ,TPE , indépendants, qui représentent le tissu majoritaire de l'activité et de l'emploi privé en France , et 4 milliards d'euros pour les "startups" dont le poids économique est très faible ainsi que lacapacité d'emploi .
Est-ce un choix raisonnable à ce moment de crise qui impacte tant une masse de population exposée à une précarité probable du fait des mesures obligatoires de confinement .
il faut aussi rappeler que si le télétravail peut être activé dans les startups , ce n'est absolument le cas dans les petites et très petites entreprises et chez une majorité d'indépendants .
Alors pourquoi une telle disproportion d'aide publique ?
Réponse de le 26/03/2020 à 13:03 :
Car ils ont été «  berné «  ils pensent anticiper le fameux «  demain » ( le tout digital azimut sans l’ancien)promis par ceux «  de la table ovale »...

Si j’étais une start up , je manifesterais « pour le maintien de tous les commerces sans digital et l’existence de tous les humains avec ou sans digital « 

C’est ça la «  démocratie «  liberté d’exister qui que tu sois , quelle que soit ta couleur , ton âge , ton sexe , ta culture que tu soit pour le digital ou contre peu importe « 

Les start up mondiaux peuvent «  changer » cette exclusion sociale en s’engageant pour défendre la vie par choix sans digital.( être humain et démocratique c’est ça )
a écrit le 25/03/2020 à 17:46 :
"le gouvernement mobilise 4 milliards d'euros pour aider les startup"

Qui n'attendent qu'une chose être racheté par des grands groupes étrangers pour la plupart.Encore du pognon qui va disparaitre dans les limbes.
a écrit le 25/03/2020 à 13:51 :
Dommage que la France est pauvre et il n’y a pas de matériel pour sauver et éradiquer cette pandémie mondiale .( masques , tests, respirateurs , lits ...) suffisamment pour 67 millions de Français.

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