French Tech : les startup studios, ces « usines à innovations » qui peinent à s'imposer en France
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Dado Ruvic
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Le monde de l'innovation et des startups ressemble beaucoup à une pyramide : à la base, des idées, nombreuses et variées. Certaines deviennent des entreprises, puis l'étau ne cesse de se resserrer : un petit groupe réussit à éviter les nombreux pièges de l'entrepreneuriat pour devenir une scaleup - startup mature et en hypercroissance -, les plus performantes parviennent au statut de licorne - startup non cotée valorisée au moins un milliard de dollars - voire de décacorne - dix milliards de dollars -, et de rares élues atteignent le sommet de l'édifice, où trônent les géants mondiaux comme les Gafam Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Lors de chaque étape de croissance se posent de nombreux défis, qui sont fatals à de nombreux candidats au succès.
Tout en bas de la chaîne se trouve l'accélération, c'est-à-dire le moment crucial où l'idée d'un(e) entrepreneur(e) se matérialise dans une entreprise. Une étape essentielle, qui nécessite du temps et de l'argent, et qui représente le cœur de métier des structures comme les accélérateurs, les incubateurs, les startup studios (qui fonctionnent comme des usines à innovations) et les fonds d'investissement d'amorçage.
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Comme pour tous les autres segments du financement de l'innovation en France, de l'itération (financement des innovations dans les laboratoires) au late-stage (les plus gros tours de tables qui fabriquent les licornes) l'Etat joue un grand rôle pour structurer l'écosystème de l'accélération. Avec toujours la même stratégie : utiliser l'argent public pour créer un effet d'entraînement sur le secteur privé, combler les failles du marché jusqu'à ce qu'il prenne le relais.