ENTRETIEN. Dans le cadre du Printemps de l'IA, organisé conjointement par le pôle de compétitivité PMT et l'Institut FEMTO-ST, le 20 juin à la Maison de l'économie de Besançon, La Tribune a rencontré Guillaume Calfati, évangéliste de l'IA générative et de l'innovation digitale chez Stellantis. Ce dernier nous éclaire sur sa vision de l'IA générative.LA TRIBUNE : Comment l'IA générative se concrétise-t-elle aujourd'hui chez Stellantis ?
GUILLAUME CALFATI : Les cas d'usages sont tellement nombreux qu'il est difficile de donner une réponse exhaustive. Il vaut mieux que les gens essaient et constatent par eux-mêmes. L'IA générative soulage des problèmes que l'on n'avait pas envie de résoudre auparavant, ou du moins, que l'on mettait du temps à traiter.
Chez Stellantis, une équipe se consacre à la gouvernance pour créer des lignes directrices sur l'utilisation de l'IA dans l'entreprise. Faut-il établir des règles spécifiques à l'IA générative ? Comment former les salariés ? Comment les orienter ? Comment identifier et développer des cas d'usage ? Quels outils leur mettre à disposition ? Nous devons également assurer la confidentialité, la sécurité des données manipulées et la conformité aux différentes règles de l'IA Act.
Nous avons également une plateforme de « test and learn ». Les salariés sont invités à utiliser l'IA quotidiennement et à l'expérimenter. En créant eux même leur chatbot, ils ont la capacité de manager leur connaissance ou encore de créer des assistants personnalisés. Par exemple, une personne a créé son propre assistant pour traduire instantanément du français en anglais. L'instruction du chatbot : « tout ce que j'écris en francais, tu me traduis en anglais. Tout ce que j'écris en anglais, tu le traduis en français » : simple, rapide et efficace. Pour l'organisation d'événements par les équipes de Communication, un chatbot permet de gagner du temps et facilite la gestion des questions/réponses avant, pendant et après l'événement. Il est accessible par tous, en 7 langues. La gestion de la connaissance par l'IA générative représente 70 % des cas d'usage.
Dans votre métier, à quoi vous sert l'IA générative ?
En tant qu'évangéliste d'IA générative, je l'utilise pour aider les personnes à franchir le premier pas et à la démystifier. Lors de mes conférences, je compile mes connaissances et les réponses dans un agent. Ce qui va me permettre de répondre très rapidement à toutes les questions des participants, et pas seulement les deux ou trois questions. C'est un peu comme un jumeau numérique de ma connaissance. Les gens peuvent poser des questions à tout moment, 24h/24, et s'ils ont besoin de précisions, ils peuvent alors me contacter directement.