Lobbying 2.0 : comment les start-up réécrivent les règles du jeu
Simon Prigent
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Les start-up font faire au lobbying sa « révolution culturelle ».
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Les start-up font faire au lobbying sa « révolution culturelle ».
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Il fallait s'y attendre : les start-up « disruptent » aussi la pratique du lobbying. Le développement croissant du métier de directeur des affaires publiques au sein de la French Tech ces dernières années, a poussé de nombreuses start-up à réinventer la profession.
Soumises à une inflation législative et réglementaire, beaucoup de pépites de la French Tech ont compris qu'internaliser la fonction d'influence était un enjeu vital. D'autre part, les lobbyistes doivent s'adapter à ce nouvel écosystème en pleine mutation.
Selon la start-up, son marché et son orientation, les profils intégrés sont différents. La plupart d'entre eux cumulent plusieurs casquettes, en plus de la direction des affaires publiques. Certains s'occupent de la communication, comme Hugo Weber chez Mirakl, de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), comme Julia Fenart chez Brigad, ou encore des affaires juridiques, comme Hugo Ruggieri chez Doctrine. Ce dernier est également délégué à la protection des données, fonction rendue obligatoire par le RGPD.
Responsable des affaires institutionnelles de XXII, start-up qui développe une solution d'analyse de flux vidéo en temps réel grâce à l'intelligence artificielle, François Mattens prône même une « révolution culturelle » des affaires publiques en start-up. Au-delà des démarches plus classiques qui consistent « à faire quelques déjeuners, rédiger deux ou trois amendements », le lobbyiste startupeur doit, selon lui, adopter une approche plus business.
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« Chez XXII, je travaille en binôme avec mon directeur commercial. Mon poste de travail est même au milieu des commerciaux. J'apporte une certaine vision pour ouvrir des portes. Quand je rencontre mes homologues d'autres entreprises ou d'administration, je le fais aussi avec une logique d'apport de business », détaille-t-il.
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