Pour la recharge de ses bus, Rouen parie sur la route électrique à induction
Nathalie Jourdan
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Une expérimentation comparable a été menée à Tel Aviv en 2021
Electreon
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Une expérimentation comparable a été menée à Tel Aviv en 2021
Electreon
Entre 200 et 300 kilomètres, c'est la distance moyenne que peut parcourir un bus électrique avant de devoir se brancher à une borne de recharge pendant 4 à 6 heures. Par comparaison, son équivalent diesel est capable, lui, de rouler pendant environ 800 kilomètres avec un plein qui ne demande que quelques minutes.
Cette faible autonomie des bus électriques constitue un casse-tête pour les opérateurs du transport public que la réglementation pousse à se « verdir » tambour battant (*). Pour maintenir le même niveau de service avec zéro émission, villes et agglomérations se voient souvent contraintes de surarmer leurs flottes de véhicules à batterie ou de basculer vers la propulsion hydrogène, plus autonome, mais un peu moins mature et surtout.... beaucoup plus coûteuse.
La route électrique, bien qu'encore à l'état de prototype, pourrait-elle offrir une solution alternative ? C'est en tout cas l'une des pistes que cherche à explorer la Métropole de Rouen confrontée comme d'autres à cette équation compliquée. « La gestion de la recharge (des bus électrique, ndlr) est complexe du fait des délais longs et des autonomies limitées », rappelle-t-elle dans une délibération adoptée il y a quelques jours par les conseillers communautaires.
Le texte en question autorise la collectivité à créer un « groupement momentané d'entreprises » avec trois filiales de Vinci (Eurovia, ViaFrance et Citeos) et la startup israélienne Electreon Wireless. Leur but : expérimenter, en vraie grandeur sur une ligne de bus, la solution de recharge par induction mise au point par cette société immatriculée à Tel Aviv.
Nathalie Jourdan