Intelligence artificielle : Macron lève le voile sur la stratégie française

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Emmanuel Macron veut donner un coup d'accélérateur au développement de l'IA dans la santé. Un secteur où l’Hexagone possède, selon lui, un avantage lié à la centralisation de ses bases de données.
Emmanuel Macron veut donner un coup d'accélérateur au développement de l'IA dans la santé. Un secteur où l’Hexagone possède, selon lui, un avantage lié à la centralisation de ses bases de données. (Crédits : Benoit Tessier)
Coup de fouet à la recherche, ouverture des données de santé, cadre réglementaire incitatif… le président de la République a dévoilé jeudi sa politique en matière d’intelligence artificielle, que l'État soutiendra à hauteur de 1,5 milliard d’euros jusqu’à 2022. Si la France espère ne pas rater cette révolution technologique, comme elle est passée à côté d’Internet ou de la robotique, rien ne dit, toutefois, que ces efforts seront suffisants au regard des investissements colossaux des États-Unis ou de la Chine.

La France n'a ni Google, ni Baidu, ni Facebook, ni Samsung, et, de surcroît, n'a que peu de moyens financiers. Pourtant, aux dires du gouvernement, l'Hexagone a les moyens de bien figurer dans la féroce compétition mondiale en matière d'intelligence artificielle (IA). Voilà, en clair, le message qu'Emmanuel Macron a essayé de faire passer, ce jeudi au Collège de France, en présentant la stratégie française en la matière. Pour la définir le locataire de l'Elysée s'est largement appuyé sur les conclusions du rapport présenté mercredi par le député et mathématicien LREM Cédric Villani.

Aux yeux d'Emmanuel Macron, la bataille pour l'intelligence artificielle est d'abord une bataille pour « l'intelligence humaine et l'attraction des meilleurs chercheurs ». A ce sujet, le président de la République constate que la France forme déjà, depuis années, de nombreux talents. Nombre d'entre eux travaillent d'ailleurs, depuis des années, pour le compte des Gafa (Google, Amazon, Facebook et Amazon) américains. A l'instar, par exemple de Yann Le Cun, qui n'est autre que le directeur de la recherche en IA de Facebook. Emmanuel Macron souhaite ainsi renforcer l'écosystème de la recherche française. D'une part pour faire en sorte que les meilleurs éléments restent dans l'Hexagone. D'autre part en incitant les chercheurs étrangers à y travailler. Pour y arriver, il souhaite constituer un « hub de recherche de niveau mondial en IA ». Concrètement, un réseau de d'instituts dédiés à l'IA va voir le jour. Celui-ci sera coordonné par l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA). Outre un « doublement des capacités de formations en IA », un programme de chaires individuelles va voir le jour. Il doit permettre d'attirer davantage de pointures étrangères, issus de labos universitaires comme du privé.

De nouveaux centres de recherche privés

Emmanuel Macron compte aussi « augmenter la porosité entre la recherche publique et le monde industriel ». Ainsi, les chercheurs français pourront à terme consacrer 50% de leur temps à un groupe privé, contre les 20% auxquels ils ont droit aujourd'hui. Une mesure qui pourrait notamment permettre d'augmenter un peu les rémunérations des chercheurs dans le public. Comme l'a indiqué Yann Le Cun jeudi matin lors d'un colloque sur l'IA, « on ne les paye pas assez en France, surtout en début de carrière ». Et c'est l'une des raisons - outre parfois, le manque de moyens - pour lesquelles ils sont si nombreux à mettre les voiles à l'étranger, notamment dans la Silicon Valley.

Emmanuel macron s'est par ailleurs félicité que plusieurs grands groupes aient opportunément annoncé ce jeudi les ouvertures de centres de recherche en IA en France, à l'instar de Samsung, de Fujitsu ou de DeepMind (Google). Ils rejoignent ainsi d'autres cadors comme Facebook, qui a choisi Paris pour implanter son centre de recherche européen dédié à l'IA en 2015.

Sur le front des données, Emmanuel Macron ne le sait que trop bien : la France, qui ne possède pas de géant du Net, part avec un handicap certain. Or les algorithmes des chercheurs ont besoin de bases de données aussi grandes que possible pour être vraiment efficace. Sur ce créneau, le président souhaite que la France ne se disperse pas, et concentre ses forces dans les domaines où elle dispose déjà de beaucoup de datas, comme l'automobile, l'énergie, la cybersécurité ou l'aéronautique. Voilà pourquoi le président a mis l'accent sur la santé, où l'Hexagone possède, selon lui, un avantage lié à la centralisation de ses bases de données.

Création d'un « Health Data Hub »

Ainsi, « la base de données de l'assurance-maladie ou encore celle des hôpitaux comptent parmi les plus larges du monde », souligne l'Elysée, qui a annoncé la création d'un « Health Data Hub ». Ainsi, cette « structure partenariale entre producteurs et utilisateurs des données pilotera l'enrichissement continu et la valorisation du système national des données de santé, pour y inclure à terme l'ensemble des données remboursées par l'assurance-maladie, les données cliniques des hôpitaux, des données de la médecine de ville et des données scientifiques issues de cohortes », nous précise-t-on. En ouvrant ces données aux acteurs de l'IA dans un cadre sécurisé et garantissant la confidentialité, Emmanuel Macron espère développer des « innovations majeures », comme l'amélioration du traitement des tumeurs cancéreuses, ou la détection des arythmies cardiaques. Dans ce domaine, l'IA pourrait notamment permettre à l'Etat de faire d'importantes économies.

Côté financements, l'Etat va débourser 1,5 milliard d'euros d'ici 2022 pour son plan pour l'IA. Selon l'Elysée, « l'Intelligence Artificielle sera le premier champ d'application du fonds pour l'innovation et l'industrie de 10 milliards d'euros mis en place en début d'année » :

« Sur les revenus de ce fonds, [...] une enveloppe de 100 millions d'euros sera isolée dès cette année pour contribuer à l'amorçage et la croissance de nos start-ups en intelligence artificielle. Plus globalement, il consacrera via Bpifrance 70 millions d'euros par an à l'émergence de start-ups dites 'deep technology' dans notre pays. »

Une réflexion sur « le contrôle » des algorithmes

Si l'effort est louable, reste que cette enveloppe de 1,5 milliard d'euros paraît bien faible, au regard, par exemple, des plus de 13 milliards d'euros débloqués par la Chine pour l'IA entre 2016 et 2019. Ou des milliards de dollars investis chaque année par les Gafa américains.

Emmanuel Macron a enfin insisté sur les enjeux sociaux, éthiques et démocratiques liés à l'essor de l'IA. Pour lui, les états doivent se demander quelles valeurs l'IA doit servir, afin de tracer des lignes rouges. Il souhaite notamment lancer une réflexion mondiale sur « le contrôle et la certification » des algorithmes. Il a ainsi appelé à la création d'un groupe d'experts intergouvernemental (sur le modèle du GIEC sur l'évolution du climat), en charge de mener une réflexion prospective sur les impacts éthiques de l'IA.

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Commentaires
a écrit le 31/03/2018 à 20:00 :
Légende photo:

Je vois ,je vois ,houlà, effectivement la prime des salaries de carrefour est minuscule cette année.
a écrit le 31/03/2018 à 19:14 :
Une logique libérale est appliquée quand il s'agit de raboter les prestations sociales, les retraites qui pèsent trop sur le PIB et la compétitivité...

Mais la, contre toute attente, on intervient dans l'économie.... !
Par définition, on ne sait pas ce qui marchera dans 10 ou 20 ans, donc le libéralisme devrait favoriser la création d'entreprise, sans choix de secteur, en baissant les charges par exemple. Mais sous Macron 1er, ce taux bat le sinistre record de Hollande...et le prélevement a la source va ponctionner 20 milliards de plus ni vu ni connu.

Mauvais placement. Dans le secteur des startups, the winner takes all. ce qui veut dire que toutes les startups feront faillite sauf une qui acquiera le monopole sur son secteur et qui a peu de chance d'etre francaise. et la bulle éclatera... les dettes resteront.

Imbu de sa personne, le président des riches en a oublie son crédo libéral. taux de prélèvement en hausse, choix des secteurs économiques qui marcheront... vive macron 1er!
a écrit le 31/03/2018 à 17:10 :
Ce mec est comme les medias de ses 1% de super-riches, il raconte n'importe quoi. ll confond l'intelligence artificielle avec le traitement statistiques des big data générées par le flicage des spywares sur internet, ou par les objets connectés. On est loin des réseaux neuronaux, des moteurs d'inférence ou du LISP (je vous laisse chercher :) ) , quand on voit comment les medias, les radios-trottoirs ou macron expliquent l'intelligence artificielle aujourd'hui. C'est juste de la superpuissance de traitement pour faire tourner des algorithmes, appliquée à des gigantesques bases de données brutes, essentiellement pour développer du marketing, de la manipulation des masses ou de l'espionnage. Cette intelligence artificielle là, c'est de l'intelligence superficielle, comme le discours de Macron.
a écrit le 31/03/2018 à 10:49 :
On parle de technologie du futur, d’intelligence artificielle avec des noms de valorisation dans toutes les langues mais pas un seul ne dessine très sommairement comment il estime ce futur. Soyons sérieux, dans le futur nous aurons besoin d’énergies, de transports, d’aliments, de logements et d’intelligence sociale (à titre d’exemple, Bernard Logan nous rappel qu’au Niger une femme a en moyenne six enfants alors que le pays peine à nourrir sa population). Bref, commençons par dépolluer notre planète, organisons l’accès à l’eau, régulons la démographie et pour le reste prions.
a écrit le 31/03/2018 à 10:19 :
stratège qui ne fait pas du tout recette.. ce n est pas la préoccupation du moment ...! le Français le rejette.... comme la domotique
a écrit le 30/03/2018 à 20:02 :
Bienvenu cher chercheur, votre objectif de travail est de créer votre propre remplaçant plus productif que vous-même pour que vous puissiez être viré.
Marrants tous les débats actuels sur l'IA, en informatique on avait les mêmes débats y'a 20 ans, et comme il faut 20 ans pour que les idées de jeunes arrivent à maturité( qu'ils deviennent décideurs de projets), nous y voilà.
J'attends avec impatience l'IA concoctée pour l'état français qui expliquera comment résorber 200 mrds de perte par an( 203mrds euros pour cette année, prorogation+déficit) et apprendre à l'élite gestionnaire du pays grassement payée à ne pas dépenser plus que ce qui rentre en caisse, le truc qu'on apprend au CP( c'est important l'école).
a écrit le 30/03/2018 à 17:25 :
Visiblement l'intelligence artificielle dont les réels pouvoirs sont loin de nous être révélés fait marcher les cerveaux humains. C'est très bien ainsi ! Histoire de proposer une information quelque peu originale sur le sujet en question, la webradio webtv AWI qui donne aussi dans la chronique épistolaire vous invite à prendre connaissance de la dernière en date titrée : "INNOVATION INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET ESPRIT DE CONQUÊTE" . A découvrir sur www.awi1.com
a écrit le 30/03/2018 à 16:22 :
J'ai toujours entendu dire qu'il n'y avait pas d'industrie puissante fut elle artificielle sans un état fort. Ce n'est pas en privatisant, pardons en bradant, les usines que nous allons satisfaire les nouveaux besoins, le marché fait du fric et dans un passé révolu l'état faisait "Concorde" avec nos amis Anglais, hors aujourd'hui l'Europe fait quoi? L'état n'a plus de compétences techniques, les décisions sont prises par des banquiers d'affaires comme le dit Elie Cohen devant une commission parlementaire qui regrette la disparition des grandes directions techniques, je le déplore également mais ce sont des faits.
a écrit le 30/03/2018 à 14:30 :
tous les jours de nouvelles promesses MAIS jamais leur financement ,,,,,,
a écrit le 30/03/2018 à 14:25 :
L’IA est une sorte d’auberge Espagnole et on y trouve ce que chacun y apporte et de manière parfois désordonnée. Ce qui veut dire qu’il faudra de réels efforts d’organisation pour ne pas manger le dessert avant le plat de résistance, ou de se retrouver carrément à la diète. Dans ce cas on mangera des hamburgers ou on essayera de ramasser les miettes du goûter du voisin (ça rappelle le sketch de G P) ?

Les avantages de L’IA sont nombreux et on ne saurait se passer de ces outils qui vont amplifier les capacités humaines.
Quelques réserves. Partir sur la base de données « administratives » me parait un peu hasardeux, les finalités d’accumulation des données n’étant pas toujours les mêmes que celle du secteur privé, mais c’est toujours mieux que rien, l’essentiel étant aussi dans les interprétions et modèles que l’on pourra en tirer. Tous ceux qui alimentent et structurent des données ou des bases de connaissances savent l’impératif d'en préserver l’intégrité. Et à l’opposé, comment des informations erronées peuvent rendre contreproductif un système, ailleurs dans ce cas on parle de corruption.

On trouve aussi des exemples de dérives possibles d’usage, par exemple dans le secteur du trading, avec un phénomène d’amplification du risque, avec des outils popurtant conçus à l’origine pour le réduire : trading algorithmique, haute fréquence (plus de 50% des ordres exécutés), spoofing manipulatoire et autres courses à la performance et pas obligatoirement à la pertinence (https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/un-futur-sans-humains-44-finance-quand-les-algorithmes-prennent-le-pouvoir).
La branche médicale pourrait largement profiter de l’IA, c’est probablement le secteur ou les banques de données pourraient le plus améliorer les pratiques. De la statistique préventive à la descriptive ou à la prédictive (http://www.wikimedecine.fr/El%C3%A9ments_de_statistiques_m%C3%A9dicales) , de l’individu au groupe de populations, des recherches fondamentales à la génétique et aux médicaments curatifs , etc… Le sujet est en débat : https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/cnom_debatia.pdf.
Voir éventuellement du coté des corpus et des bases patients, si elles existent ? vu les réticences historiques du corps médical à partager les résultats de leur exercice (je ne parle pas des CHU, enseignants et experts conférenciers, etc..). Assez bizarrement le secret médical prédomine encore, alors que la déontologie est censée être beaucoup plus large d’esprit. (https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/codedeont.pdf).
A propos du médical, cela renvoie aussi à Descartes et aux sciences de l’homme et de la santé, (https://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2002-4-page-675.htmà ) aux diverses interrogations et approches ; empirique, intuitive, expérimentale, pratique, etc… ou à celle de « la Méthode »
« réduire le complexe au simple afin de disposer toutes choses en séries et, en partant des connaissances les plus simples et les plus indubitables, s’élever déductivement aux plus complexes sans possibilité d’erreur, par un mouvement continu de la pensée…» Cela pourrait presque constituer un socle à l’IA qui deviendrait un outil de « savoir transcendant ».
Si l’on reprend ses concepts, cela soulève quelques interrogations : sur l’universalité de l’IA. Pourra t’on remplacer ses concepts de « je pense, donc je suis » et les transformer en « je cumule des données donc je suis ». Pourra-t-on appliquer le « doute méthodique » ?
A part l’analyse algorithmique des données et les outils décisionnels, qui va veiller à intégrer la cogitation, la sagesse et la philosophie, paramètres qui seront plus difficiles à modéliser. D’où l’intérêt de réserver à l’échelon humain intelligent l’étage supérieur.
a écrit le 30/03/2018 à 14:24 :
La saison de la chasse au CIR est ouverte!
a écrit le 30/03/2018 à 12:23 :
Elle laisse un goût bizarre dans la des salariés cette intelligence artificielle comme chez notre opérateur télécom national Orange qui fait travailler les clients qui doivent gérer eux-mêmes leurs lignes sur internet pendant que les salariés dépossédés de leur travail au profit des robots se retrouvent brutalisés dans des openspaces invivables de type Orange Gardens dans des banlieues inaccessibles. Des agents sont employés à temps complet pour bousiller la vie des salariés jusqu'aux suicid et qui n'ont jamais cessé même si les médias n'en parlent plus. C’est « human outside brutal inside », La caste dirigeante l'ignore totalement et s'octroie rémunérations et stocks options délirants en toute discrétion sans compter les voitures et les voyages dolce vita dans les plus beaux spots de la planète entre les fêtes au festival de cannes et Roland garros et le Rolex Paris Masters (!) la plus belle loge du central pendant que les salariés c'est entre 0 et 1% d'augmentation annuelle.
a écrit le 30/03/2018 à 11:49 :
comme toujours de la com.....

il faut etre réaliste: vous avez le choix entre un job chez Facebook ou autre GAFA avec des moyens presque illimités et un salaire à 6 chiffres pour créer le futur ou un job en France à Sarcelles avec 3 étudiants et un budget total pour 4 personnes de 5000 euros par mois plus une boite de trombonne , 2 élastiques, un ordinateur datant de 1980 et un salaire de 35kf.....
vous choisissez lequel?

Les moyens de la recherche en France sont ridicules et de plus tous les centres de recherche sont gérés par des fonctios, donc avec une mentalité d´horaires 10:30-15:30 et aucune vision d´un transfert vers un produit commercial compétitif.
Réponse de le 30/03/2018 à 12:15 :
Propos caricatural à l'extrême... et donc ridicule
Réponse de le 30/03/2018 à 20:36 :
@ r2d2

Bien qu’en apparence votre commentaire semble un peu caricatural, j’ai moi aussi à peu près les mêmes constats. Entre autre, les budgets de recherche dans les universités américaines et canadiennes sont à peu près le double, toutes disciplines confondues que les budgets octroyés en France. De plus, les entreprises investissent beaucoup plus en R&D qu’en France et où les crédits d’impôts et les investissements privés incitent fortement au démarrage d’entreprises risquées et innovantes. C’est pourquoi l’écart se creuse entre la France et le G7. Pour finir, les travailleurs Français n’ont pas une bonne réputation à l’etranger... éducation trop théorique, trop peu de capacité d’autonomie et d’initiative, et disons-le, il est difficile de les faire travailler plus de 30 heures sans qu’ils manifestent des signes de burn-out.
Réponse de le 31/03/2018 à 10:21 :
"aucune vision d´un transfert vers un produit commercial compétitif"

Réaction typique de ceux qui imaginent que le but de la recherche est d'inventer de nouveaux produits.

Oui, ceci arrive, lorsque une découverte peut être traduite en un "produit", dont on déterminera, plus tard, l'utilisation, voire l'utilité, mais la recherche principale, reste la recherche fondamentale, sinon, elle sera délibérément orienté vers des buts commerciaux au détriment de découvertes utiles.
a écrit le 30/03/2018 à 10:37 :
Et combien d'emplois détruits induits ???? La systémique nous montre que dès que l'on change quelque chose quelque part il y a inévitablement des changements induits ailleurs !!! Le bilan est souvent nul !! Il y a seulement des avantagés et des bais..és...!!!! A méditer avec toutes ces déclarations politiques ou autres qui ne présentent toujours qu'un seul côté du sujet
S'applique aussi aux impots: baisse = qui paye?
a écrit le 30/03/2018 à 9:51 :
Il faudrait doter l'administration Française d'un peu d'intelligence artificiel cela nous aiderait peut être a nous en sortir et surtout éviter les augmentations de taxes et impôts en tout genre!!!
a écrit le 30/03/2018 à 8:51 :
Hé les gars, faut arrêter de nous montrer le mac sous chaque titre lié à l'intelligence artificielle, vous êtes bien plus méchant que moi !

Même si en effet très adapté étant donné que l'on voit bien que le mac est téléguidé...
a écrit le 30/03/2018 à 7:00 :
La meilleure des choses que puisse faire la France pour ne pas entraver le développement de l'IA, soit disant nouvelle technologie mais plus certainement pur produit marketing (ses concepts n'ont rien de bien nouveau, seule la chute des prix des capacités de stockage et de traitement les rendent applicables), c'est de ne SURTOUT PAS S'EN MELER.
Réponse de le 30/03/2018 à 20:43 :
@ Bruno

Je suis d’accord avec vous... surtout que l’Etat ne se mette pas encore les pieds dans les plats... il faut laisser les investisseurs privés prendre leurs responsabilités et les risques, surtout qu’ils ont largement les moyens de mettre la main à la poche. L’interventionnisme maladif et soviétique de l’Etat est encore et toujours une plaie... une pathologie culturelle... une autre particularité que l’on se passerait dans un pays à 97% de déficit publique.
a écrit le 29/03/2018 à 22:12 :
On dépense plus de 70 milliards par an en stupidité naturelle avec les allocations familiales donc ce chiffre de 1,5 milliards sur 5 ans est une goutte d'eau. Avant de dépenser encore plus l'argent que nous n'avons pas il faudrait mettre fin à notre système social déresponsabilisant et spoliatoire.
a écrit le 29/03/2018 à 21:49 :
Le retour du plan calcul !
Que voit Macaron dans son micronscope ? La mouche qui pète ! hinhinhin
a écrit le 29/03/2018 à 20:54 :
L'Allemagne n'a ni Google, ni Baidu, ni Facebook, ni Samsung, et ce n'est pas faute de moyens financiers ou humains. Les allemands manqueraient t'ils donc d'intelligence, fut t'elle artificielle?

Ce que les nouveaux ravis de la crèche politico-médiatique française appellent "Intelligence artificielle" parce qu'ils n'y comprennent rien n'est rien d'autre que l’automatisation des procédés.

Ça a commencé il y a longtemps avec des robots basiques qui transportaient des châssis et des pièces de voiture. Chemin faisant on est arrivé sur des systèmes plus sophistiqués avec des dispositifs de reconnaissance de formes et de couleurs capables de poser des diagnostics médicaux.

Ça reste des machines automatiques et rationnelles, qui répéteront douze fois la même erreur si personne ne les reprogramme.

Mettre au points ces équipements c'est de la R&D classique qui devrait être effectuée dans les laboratoires des universités et des entreprises concernées. Ce qui veut dire des moyens, des moyens et des moyens...

On a compris que Macron ne veut accorder aucun crédit à la recherche publique puisque sa solution c'est que les chercheurs universitaires désertent les campus pour aller gagner leur vie dans le privé. Le seul intérêt pour l'état c'est de diviser la facture des labos de recherche publics par deux.

Au passage, on peut se demander qui formera les générations suivantes (les américains, probablement) et également où l'on trouvera des scientifiques indépendants qui pourront évaluer les nouvelles molécules pharmaceutiques (ou phytosanitaires) sans tomber dans le conflit d'intérêt.

Pour ce qui est des données de l'assurance maladie, c'est une double tragédie qui se profile.
Soyons clairs, on ne fait pas de recherche médicale sérieuse sur des fichiers non sourcés, non évalués et des données douteuses. On pourra tordre les données médicales issues de la CPAM dans tous les sens sans en tirer une conclusion qui ne serait immédiatement infirmée par une autre étude statistique sur les mêmes données.

S'imaginer que ce méga-fichier aura une quelconque utilité en matière de santé publique et de recherche est un délire de littéraire.
Par contre on imagine trop bien l'intérêt de ce fichier pour toutes les entreprises de (para)pharmacie, les compagnies d'assurance, les vendeurs de poudre de perlimpinpin, les croque morts, les spécialistes en viagers...

Je ne donne pas 6 mois au mega-fichier de santé pour être revendu par un gouvernement impécunieux ou simplement volé.
a écrit le 29/03/2018 à 19:47 :
Comparer les moyens financiers mis en jeu par les USA ou la Chine dans l'IA, c'est peut-être faire abstraction que l'IA dépend avant tout de l'I TOUT COURT ?
Réponse de le 30/03/2018 à 9:06 :
@patriot9 ; pouvez vous nous éclaircir sur les salaires des chercheurs en France? Un maître de conference ( enseignant chercheur) ou un chargé de recherche au CNRS débute à 2100e brut après bac +8 minimum à comparer avec EU canada Corée du Sud etc ..Oui la France est un pays egalitaire ..par le bas..
a écrit le 29/03/2018 à 19:36 :
la france est un petit pays sovietique, alors c'est ' tous pareil'........ on ne peut pas payer des gens dans un domaine public specialise et demandant, vu que tous les autres beneficieront des memes avantages, et que le but ne serait pas d'augmenter grassement toutes les chercheuses en sociologie qui travaillent sur les bienfaits du feminisme et de l'ecriture inclusive, ou de brillants chercheurs specialises en forme des machoires des macaques en chine antique................. voila ce que c'est, l'egalitarisme sovietique
Réponse de le 29/03/2018 à 22:10 :
La France est aussi le pays de l'idéologie récurrente, de l'étroitesse d'esprit et du commentaire stérile. Merci de nous en donner une nouvelle preuve.
a écrit le 29/03/2018 à 19:12 :
Ils dépensent déjà la cagnotte! Il vaut mieux inciter les investisseurs privés a financer la recherche sur l'I.A que d'y mettre de l'argent public. Dans le monde c'est des centaines de milliards qui sont levés. On est ricule avec ce milliard
Réponse de le 29/03/2018 à 20:10 :
Oui, je suis d'accord avec vous, d'autant que les fonds d'investissements privés et la très grande entreprise ont largement les moyens d'y mettre quelques milliards par année. On sait ce qui arrive quand l'État se met dans l'idée d'investir... les résultats sont souvent désastreux à long terme.
Réponse de le 29/03/2018 à 23:43 :
Et le privé mon bon Rocco ? Investir pour s' en mettre plein les fouilles, ça oui car le pirvé c' est son truc, son carburant, avez-vous des contre-exemples ...?

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