Comment l’intelligence artificielle va transformer le monde du travail

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D'après le rapport de France Stratégie, l'IA permettrait une meilleure connaissance et expertise pour les professionnels de la santé, l'un des secteurs les plus impactés par cet ensemble de technologies.
D'après le rapport de France Stratégie, l'IA permettrait une meilleure connaissance et expertise pour les professionnels de la santé, l'un des secteurs les plus impactés par cet ensemble de technologies. (Crédits : Reuters)
Alors que le rapport Villani, qui vise à “donner un sens à l’intelligence artificielle”, est rendu ce soir au gouvernement, France Stratégie esquisse l’impact qu’aurait l’IA dans la transformation du monde du travail. En prenant exemple sur trois secteurs (banque de détail, santé et transports), le rapport veut montrer que si l'IA peut permettre de travailler mieux et plus efficacement, elle peut aussi, dans certains cas, s'avérer néfaste pour les collaborateurs.

Plusieurs fois, le gouvernement a répété sa volonté de faire du développement de l'intelligence artificielle une priorité. En témoigne la surmédiatisation de Cédric Villani, le mathématicien, député et proche d'Emmanuel Macron qui prône les bienfaits des mathématiques et qui rend ce jour, un rapport sur le sujet. Cet ensemble de technologies, déjà fortement présent, est amené à être déployé dans de nombreux secteurs et dans notre quotidien. Force est de constater que, si l'IA aura un impact sur nos façons de nous déplacer ou de communiquer, elle en aura aussi sur nos manières de travailler. À côté des opportunités que ces avancées technologiques vont créer, il y aura de nombreux risques.

"Combien de personnes sont concernées dans leur travail au quotidien ?", questionne un rapport de France Stratégie.

"Potentiellement, tout le monde." La ministre du Travail Muriel Pénicaud et Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État chargé du Numérique ont donc demandé à l'organisme rattaché à Matignon d'examiner les impacts de l'IA sur les transformations du monde du travail. Pour ce faire, l'étude s'est appuyée sur les trois secteurs qui devraient être les plus impactés par l'IA, à savoir les transports, la santé et la banque de détail.

Ni tout noir, ni tout blanc

Évidemment, il serait illusoire de penser que le développement de l'IA dans le monde du travail soit un succès sans grisaille. Les hypothèses des transformations sont plus nuancées. De fait, France Stratégie évoque deux scénarii : l'un d'une diffusion progressive, l'autre d'une rupture. Dans le premier cas, l'intelligence artificielle serait intégrée au fonctionnement des entreprises et des organisations dans la continuité de leur transformation numérique. Les tâches, emplois et compétences se mueraient alors progressivement et les acteurs concernés pourraient être accompagnés.
Dans le deuxième cas, le changement s'effectuerait plus brutalement et s'illustrerait par un écart flagrant entre de nouvelles entreprises, françaises ou étrangères, qui auraient mieux anticipé l'IA et qui laisseraient sur le carreau les organisations déjà présentes. Leur adaptation devrait se faire dans l'urgence et cela créerait des difficultés supplémentaires.

Le défi de l'automatisation des tâches

De manière générale, le rapport explique que, d'une part l'émergence de l'IA dans le monde du travail offrirait une opportunité économique liée à des gains de productivité (baisse des coûts d'opérations automatisées, automatisation des processus de coordination entre différents services et acteurs, optimisation des flux de production...) Ces mêmes gains pourraient constituer des risques pour l'emploi, remplaçant l'humain par la machine (avec, par exemple, les chatbots, ou les véhicules autonomes). De même que les frontières entre les métiers seraient modifiées. Les travailleurs pourraient également craindre une dévalorisation de leurs compétences, une surcharge cognitive, une perte d'autonomie, un contrôle accru et une perte de sens du travail liée à l'automatisation des tâches. Mais parce que, tout n'est pas "noir ou blanc", ces mêmes technologies pourraient aussi créer de nouveaux métiers grâce, notamment au traitement massif des données (devenir le superviseur d'une flotte de véhicules autonomes ou de chatbots par exemple). En imaginant que l'IA prenne en charge des tâches routinières et répétitives, on pourrait aussi imaginer que cela soulagerait les actuels travailleurs, qui bénéficieraient d'une amélioration des conditions de travail et une valorisation des activités et des tâches.

Dans les transports, concurrence et répartition

Pour argumenter ces hypothèses, France Stratégie s'est donc appuyé sur les trois secteurs pour lesquels le développement de l'IA serait important.

Les transports tout d'abord, comprenant les marchandises, l'entreposage et les services auxiliaires, les voyageurs et le courrier. Alors que le secteur connaît une pénurie de chauffeurs dans le transport routier et de marchandises, l'IA pourrait intervenir via les véhicules autonomes. Concrètement, cela signifierait une conduite automatisée, sur les autoroutes notamment, donc, moins de chauffeurs, mais mieux répartis car il faudra tout de même des chauffeurs locaux pour amener les camions jusqu'à l'autoroute ou assurer les dessertes locales.

"D'ici 5 à 10 ans, l'IA pourrait permettre de développer la maintenance prédictive des équipements, améliorer la circulation des véhicules et optimiser la logistique, notamment en cas de perturbation", projette aussi France Stratégie.

De fait, du personnel serait nécessaire pour superviser les flottes de véhicules autonomes, pour veiller à leur sécurité, mais aussi gérer la relation client et l'accueil. Ces mêmes véhicules, potentiellement partagés par la suite, pourraient cependant concurrencer tant les autos personnelles que les taxis et les VTC.

Du côté des bénéfices, on peut imaginer que l'IA permettrait à des individus de gagner en expertise, leur permettant de gérer des pannes spécifiques. Et, plus généralement, cette technologie permettrait d'améliorer l'organisation du travail grâce à des prévisions pour les journées et pour les tâches à effectuer.

Pas de révolution, mais des suppressions d'emploi dans la banque

Avant d'imaginer les impacts de l'IA dans le secteur bancaire, il faut rappeler que celui-ci connaît une baisse des personnels depuis 2012, notamment lié à de nombreux départs en retraite et au ciblage des recrutements. Surtout, la banque est l'un des secteurs pionniers en termes de transformation numérique. Depuis plusieurs années, ses acteurs ont adopté les outils informatiques pour gérer les bases de données client, développer les opérations bancaires en ligne ou encore traiter les opérations techniques. Pour France Stratégie, cela est encourageant.

"Les acteurs possèdent aujourd'hui des masses de données très importantes et bien structurées, ce qui est propice au développement de l'IA", détaille le rapport.

Chatbot, opération de Back Office, application de trading ou encore applications servant à une veille réglementaire sont autant d'usages permis par l'IA et à prévoir. Mais si, ces technologies offrent de nouvelles possibilités, France Stratégie prévient : les chargés de clientèle ou conseillers sont en première ligne des effectifs du secteur qui seront impactés par l'intelligence artificielle. Cela signifie une diminution du nombre d'employés et une augmentation de la complexité des tâches restant à traiter.

D'énormes possibilités dans le secteur de la santé

Le troisième exemple pris par France Stratégie s'intéresse au secteur de la santé dont les professionnels représentent 7% de la population active. Et c'est là encore l'un des secteurs dans lesquels l'IA pourrait entraîner des transformations majeures : "de l'aide au diagnostic, à la prescription jusqu'à la robotisation de certains actes médicaux", détaille le rapport de France Stratégie. De fait, cela pourrait permettre aux acteurs concernés des avancées considérables :

"Avec l'arrivée de la lecture d'image automatisée, les radiologues pourraient se concentrer sur l'interprétation des pathologies complexes ou s'orienter vers la radiologie interventionnelle."

L'interprétation des électrocardiogrammes pourrait être établie par des logiciels et les médecins généralistes, urgentistes ou infirmières utiliseraient les outils en gagnant du temps et en orientant mieux les patients, résume France Stratégie. En somme, l'IA permettrait une meilleure connaissance et expertise pour les professionnels de la santé. Elle offrirait aussi la possibilité à différents corps de métiers, d'effectuer des tâches aujourd'hui réservées qu'à une partie d'entre eux, plus spécialisés.

De la même façon, les objets connectés faciliteraient les contrôles à distance et donc la prévention des pathologies, et les robots offriraient la possibilité de mieux détecter certaines maladies ou troubles cognitifs. France Stratégie projette également une meilleure centralisation des données des patients et la possibilité, pour les chirurgiens, d'effectuer des tâches plus facilement grâce au couple IA-robotique.

Des avantages qui peuvent se transformer en inconvénients

Pour envisager un scénario où l'IA saura se développer de manière stratégique sans le faire au détriment des travailleurs, le rapport prévient qu'un accompagnement est nécessaire. Car l'IA peut aussi s'avérer néfaste dans le monde du travail. Si ses outils peuvent améliorer la gestion des infos, la planification des activités et la coordination des acteurs, ils peuvent aussi créer un isolement des travailleurs et une dégradation des conditions de travail (perte d'autonomie, intensification du travail...). De la même façon, si l'IA, par ses possibilités, peut permettre à des personnels de gagner en qualification, cela peut aussi avoir l'effet inverse puisqu'elle favorise à la fois un "renforcement des besoins de spécialisation, et le développement d'un statut généraliste".

Reste à savoir, en somme, si les organisations feront le choix d'une automatisation avancée ou bien plutôt d'une complémentarité homme-machine.

Anticiper, accompagner, sécuriser

De fait, France Stratégie conclut en donnant des recommandations au gouvernement. L'organisme invite ainsi à anticiper les effets de l'IA sur le travail en effectuant de larges prospections dans les différents secteurs afin de mieux repérer quelles tâches seront automatisables ou pas. Suite à quoi, il sera nécessaire d'accompagner les organisations pour "anticiper leurs besoins de compétences" et éviter les scénarii les plus préjudiciables.

France Stratégie relève également l'importance de former les travailleurs aux enjeux de l'intelligence artificielle : aujourd'hui, seuls 44% des salariés se déclarent prêts à travailler avec une IA tandis que 20% d'entre eux s'estiment suffisamment accompagnés sur le sujet.(*)

| Lire aussi : Entreprise : "2018 sera l'année du passage à l'échelle industrielle de l'intelligence artificielle"

Enfin, les auteurs de l'étude rappellent qu'il est impératif de sécuriser davantage les parcours professionnels dans les secteurs les plus impactés par l'IA afin d'éviter que le bouleversement annoncé se situe plus du côté du scénario dommageable.

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(*) Selon l'enquête « Intelligence artificielle et capital humain : quels défis pour les entreprises ? » menée  par Malakoff Médéric et le BCG.

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Commentaires
a écrit le 31/03/2018 à 16:47 :
"donner un sens à l'IA", amusant, car ce vocable n'a justement aucun sens et vous pouvez interroger quelques grands scientifiques sur ce sujet. A la limite, parler de "raisonnement artificiel" pourquoi pas, mais cela ne suffira pas aux médias qui ont besoin d'"impressionner" la galerie. Parlez simplement d'outils numériques, de "numérisation", d'informatisation d'objets et de systèmes, car alors, les gens comprendront que cela fait des décennies qu'on s'en occupe. Pour ce qui est du "champs des études", quelles études,? il ne s'agit que d'applications, d'évolution à la fois du hard et du soft. Développer de nouveaux logiciels à tire larigot , développer des produits de physico-chimie pour des composants essentiels, tout cela c'est du développement industriel et c'est cela qui nous rendra créatifs et autonomes, non pas des start-up créatrices de gadgets qui font le une des médias.
a écrit le 30/03/2018 à 11:26 :
Outre le blabla sur les hypothétiques conséquences de L'IA
On se doit déjà de souligner, au rapport C.VILLANI:
- "Ce qui est acceptable ou non acceptable"
Disons tout de suite que vouloir limiter le champ des études est déjà se situer à un niveau inférieur au plan des avancées internationales
- "qui permettront d'automatiser à grande échelle"
Il s'agit bien plus que d'automatiser..cela est déjà d'actualité- Mais plutôt de passer à l'étape de la 'capacité de décision' des robots intelligents
- "Si on ne leur donne pas ces données industrielles, ils ne les auront pas"
Illusion totale si l'on considère que les investisseurs dans les labos français, (Samsung, Microsoft,etc) se contenterons seulement des résultats et non pas des brevets!
- Aspect annexe: Comme souvent, ne ferions-nous pas les frais de recherche (ie Ariane Espace) sans en tirer toute l'exploitation marchande (formation de chercheurs débutants-sic).
Et je pourrais citer bien d'autres commentaires tout aussi décalés
- Soit "la création d'emplois subalternes au développement"
Mais sachez que l'objectif premier au bénéfice de l'IA est dans la conception de robots maîtres, capable de fabriquer, eux-mêmes, des congénères simplifiés à telle ou telle tâche..
:D
Réponse de le 31/03/2018 à 16:54 :
oops. Cela fait des décennies que, en tant qu'Ingénieur puis industriel, j'ai développé des produits "high tech" et travaillé sur des systèmes complexes pour le Spatial, la DGA (Marine notamment) et les besoins électroniques-informatiques de l'Industrie. Pourriez-vous, m'expliquer ce qu'est un "robot intelligent" , ? et qu'elle est votre perception de l'Intelligence…? Il y a des gens qui raisonnent parfois bien et qui ne brillent pas toujours par leur "intelligence", non?
a écrit le 29/03/2018 à 17:42 :
L'IA ne va mettre que peu d'années à remplacer les PNT AF ; tant mieux pour le client .
a écrit le 29/03/2018 à 15:08 :
Vivement que les algorithmeurs reviennent sur terre , ou qu ils coupent toutes communications .
a écrit le 29/03/2018 à 14:29 :
En France on traine, alors on nomme un rapporteur, on lui fait beaucoup de pub, et puis on ne fait rien.Aux USA on fabrique d'abord, en cherchant à faire de l'argent, puis à l'imposer au reste du monde, à qui on propose des rapports un peu bidons. Cherchez l'erreur.
a écrit le 29/03/2018 à 13:48 :
intelligence artificielle au service du profit pour une minorité ?
a écrit le 29/03/2018 à 13:47 :
Bienvenue à l'homme-zombie, devenu esclave des machines
a écrit le 29/03/2018 à 13:11 :
IA va suppléer l'incurie du pouvoir et de son premier communiant en chef . Les robots vont s'occuper de reprendre le contrôle des banlieues pourries par l'islamisme .
a écrit le 29/03/2018 à 13:07 :
Intelligence et Artificielle sont des mots que j'ai du mal à accoler. L'artificialité est une superficialité, donc une insulte à l'intelligence. C'est d'ailleurs le problème de Monsieur Villani dont l'intelligence est limitée à la compréhension des mathématiques et qui ne peut pas concevoir le monde hors de celles-ci. A l'aune des mathématiques et de leurs dérivées (dont entre autres) les économistes, les banquiers font un usage démesuré, le Monde, la Terre en subissent les conséquences sous la forme de dégradations des rapports humains, environnementaux, sociaux...Au nom du "progrès", de la croissance, mais surtout du profit.
Réponse de le 29/03/2018 à 14:52 :
Les mathématiques ont permis de développer notre civilisation. Votre PC, le train, votre nourriture, tout fonctionne grâce à la science et aux mathématiques.

Sans mathématiques, vous seriez toujours convaincu que la terre est plate.
Réponse de le 29/03/2018 à 17:45 :
sauf erreur , on l'est depuis Galilée . Et les maths à l'époque , pas la peine d'en parler ! Mais lui et d'autres savaient observer et conclure .
Réponse de le 31/03/2018 à 16:57 :
VALBEL89; merci pour cette synthèse qui dit bien les choses. Mais qui veut les entendre?
a écrit le 29/03/2018 à 11:42 :
IA for président !
IA wohl !
a écrit le 29/03/2018 à 11:28 :
Les robots vont de plus en plus remplacer les salariés, il serait temps de les taxer de charges sociales, après tout, ils occupent un emploi. Si cette mesure n'est pas prise, on se demande qui va financer notre système social et les retraites.
Réponse de le 29/03/2018 à 14:54 :
Les moteurs ont remplacés les êtres humains qui faisaient des travaux de force.
Vous voulez faire payer des charges sociales au moteurs? Au tourniquets du métro qui remplacent les poinçonneurs ?
Réponse de le 29/03/2018 à 16:56 :
"Les moteurs ont remplacés les êtres humains qui faisaient des travaux de force".

Il ne s'agit de moteur la, mais de dizaine de métier d'humain qui vont disparaitre définitivement et ce ne sera pas pour faciliter la pénibilité du salarié dans son travail mais pour le voir disparaitre totalement d'une entreprise.
a écrit le 29/03/2018 à 9:02 :
"le rapport veut montrer que si l'IA peut permettre de travailler mieux et plus efficacement, elle peut aussi, dans certains cas, s'avérer néfaste pour les collaborateurs".

Et rien dans ce rapport sur les caisses de retraite et l'IA.Qui va cotiser ?
a écrit le 29/03/2018 à 7:35 :
Il faut appliquer la note n°6 du conseil d'analyse économique, page 12.
Réponse de le 29/03/2018 à 8:53 :
Ou la note 4 du cahier de correspondance de mon fils.
Sans rire vous pouvez développer ?
Réponse de le 29/03/2018 à 9:44 :
Réponse. Cette note propose de répartir les prélèvements sociaux (chomage et retraites) sur le travail (cotisations sociales) et sur la consommation d'énergie (une taxe sur l'énergie), en faisant la distinction entre les entreprises et les ménages. Cela correspond à ce qui est appliqué en Allemagne et en Suède, et ça marche chez eux. Pourquoi est ce incompréhensible chez nous? C'est pour moi un mystère. Avez vous une réponse? Merci de votre intérêt.
Réponse de le 29/03/2018 à 9:59 :
Je complète mon commentaire en précisant que notre prix Nobel d'économie, Jean Tirole, est favorable à cette taxe sur l'énergie pour respecter le climat. Il suffit de faire un petit effort intellectuel pour envisager de l'utilise pour financer les charges sociales; le travail et l'énergie représente une même grandeur physique Pourquoi faire une distinction en économie.
Réponse de le 29/03/2018 à 10:20 :
Je précise qu'il existe une relation entre IA et gains de productivité, ces gains de productivité étant dus à l'usage de l'énergie. D'où mon commentaire sur l'énergie.
Réponse de le 29/03/2018 à 13:50 :
Créer une nouvelle taxe sur l'énergie ? Il en existe déjà de nombreuses, regardez vos factures, sans compter la TVA. La fiscalité française est déjà incompréhensible et ubuesque, tous les problèmes ne peuvent pas se régler par des impôts et taxes
Réponse de le 29/03/2018 à 17:47 :
Et à part ça , que connaissez vous du monde autour de votre petite personne
a écrit le 29/03/2018 à 7:07 :
Il est marrant M. Villani, je ne sais pas si il est naïf ou si il se moque de nous mais je doute que le monde de l'IA soit si rose pour la population que ce que décrit ce rapport, même si des inquiétudes sont émises, on est loin du compte.

Quand on vois que certains sont prêt à tout pour gagner de l'argent le plus vite et sans aucune considération pour leurs salariés je me permet d'emettre des doute sur un avenir de l'IA qui constitue un progrès social.

Le caractère intrinsèque du capitalisme est l'application des lois de la nature à l'économie. Les plus fort remplacent les plus faible et l'IA va être le levier qui va définitivement éradiquer tout espour d'amélioration pour la population.

Le déclassement engendré va tout simplement envoyer les pauvres dans le cycle de la réaction vis-à-vis de l'IA et enfin du monde dans lequel on vit, et faire chuter certaines démocraties. Celà dit, les "puissants" qui écrivent déjà nos lois vont continuer a éroder le pouvoir souverain des démocraties.

Je doute que nous nous engagions sur une voie de progrès avec les condition actuel, même si l'IA peut paraitre en être un.
a écrit le 29/03/2018 à 5:09 :
On y est bientôt. Tout le monde à la maison et les robots au travail pour permettre aux Hommes de se libérer de leur labeur. Seul petit problème, on rentre chez soi sans le sou. Et oui maximum de profits pour un petit nombre de patrons. Gageons q'eux aussi seront renvoyés à la maison, remplacé par un patron IA.

bienvenu dans un monde de pauvreté eg d'oisiveté.
Réponse de le 29/03/2018 à 13:26 :
C'est sûr que si, au lieu de se concentrer sur l'IA, on dépensait autant d'argent pour développer l'"intelligence naturelle" de l'élite qui nous gouverne (notamment les chefs d'entreprises), on se porterait bien mieux et ça améliorerait nettement la productivité dans les entreprises (entre-autres) !!
Réponse de le 29/03/2018 à 13:46 :
Vois avez raison mais lorsque Hamon a lancé la proposition du revenu d'existence universel,presque tout le monde a rigolé. Une autre solution,face à la diminution de l'emploi (pour 10 emplois détruits par le numérique,un seul est créé )provoquée par la IA ,c'est la réduction du temps de travail,mais là, cest le Medef qui dit qu'au contraire il faut augmenter le temps de travail.Je pense que la bienpensance est complètement à côté de la plaque.
a écrit le 29/03/2018 à 0:19 :
Espérer que nos Gouvernements et nos entreprises vont réfléchir à la façon d'utiliser l'IA ou quoique ce soit d'autre, en tenant compte des intérêts des êtres humains, c'est être un doux rêveur. La prévision n'a jamais été le fort de nos élites et certainement pas en tout cas dans l'optique d'améliorer le sort de la populace.
Les urbanistes ont construit des cages à poules dans l'urgence mais ensuite le provisoire a duré. Le dieu automobile a transformé nos vies, notre habitat... sans réflexion sur l'intérêt des humains à ne plus faire fonctionner leur corps, ne plus marcher.
Dans la même lignée, "France stratégie" d'après cet article imagine que la relation client et l'accueil seront des emplois du futur dans le transport alors que les poinçonneurs et autres agents d'accueil ont disparu depuis longtemps et que nous avons tous vu les robots accueillir les consommateurs japonais dans les grands magasins... Même le métro qui relie Paris et les aéroports ne possèdent pas de personnel d'accueil depuis bien longtemps et les distributeurs de billets font très bien la relation client...
a écrit le 28/03/2018 à 19:29 :
ce genre de reflexion montre qu'a priori certains n'ont rien compris a l'IA et mettent tout dans le meme panier, des qu'il y a un calcul.......
" "D'ici 5 à 10 ans, l'IA pourrait permettre de développer la maintenance prédictive des équipements, améliorer la circulation des véhicules et optimiser la logistique, notamment en cas de perturbation", projette aussi France Stratégie."
pour les maintenances predictives, y a deja utilisations des donnees en entreprise ( on peut utiliser certaines methodes statistiques utilsees en 6sigmas..... c'est pas de la'ai, c'est des stats........
optimiser la logistique? rebelotte, l'optimisation des tournees existe depuis longtemps ( le pb theorique a resoudre s'appelle ' travelling salesman pb', ca a servi de base pour tester des theories du gradient, des algorithmes genetiques, etc)......... rien avoir avec de l'ai...... pour les camions dix de der, on peut utiliser les stats, et on en remet une couche, je connais des responsables supplychain qui le font deja....
a force de tout appeler AI, ca va devenir penible et illisible pour tout le monde...

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