Intelligence artificielle : quelles pistes pour placer la France dans la compétition mondiale ?

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Cédric Villani a présenté un point d'étape de sa mission sur l'intelligence artificielle.
Cédric Villani a présenté un point d'étape de sa "mission" sur l'intelligence artificielle. (Crédits : Pixabay)
Le député de l'Essonne et mathématicien Cédric Villani a présenté, avec le secrétaire d'Etat au Numérique Mounir Mahjoubi, le bilan à mi-parcours de sa mission sur l'intelligence artificielle. Avec six axes clés de travail, et l'ouverture, la semaine prochaine, d'une plateforme collaborative en ligne. Décryptage.

Quelle stratégie pour la France sur l'intelligence artificielle, qui impactera à terme tous les secteurs de l'économie et va profondément changer notre société ? Face à la pression de la concurrence internationale - les Etats-Unis et la Chine investissent à coups de dizaines de milliards et sont très en avance -, la France et l'Europe doivent agir très vite pour, sinon rivaliser, au moins tirer leur épingle du jeu.

C'est pourquoi Emmanuel Macron a confié à Cédric Villani, mathématicien émérite et député (LREM) de l'Essonne, une mission sur l'IA, dont les conclusions seront dévoilées à la fin du mois du janvier. Aidé par Marc Schoenauer, directeur de recherche à l'Inria et pointure mondiale de l'IA, Cédric Villani a rencontré ces derniers mois 250 experts (chercheurs, entrepreneurs, élus, entreprises...), venus de 13 pays. L'objectif ? "Définir une stratégie pour la France." Ses conclusions devraient alimenter plusieurs textes législatifs et réglementaires et mobiliser tous les services de l'Etat dès 2018, afin de permettre le développement de l'IA d'un point de vue économique, à l'intérieur d'un cadre éthique et respectueux des données personnelles.

Voici les six axes de travail du rapport, présentés mercredi 29 novembre avec le secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, lors d'un point de mi-parcours. Juste avant le lancement, la semaine prochaine, d'une plateforme collaborative en ligne pour recueillir les propositions et initiatives citoyennes.

■ Mettre la puissance publique en ordre de bataille

"La compétition internationale est très intense et le chemin pour faire émerger des champions nationaux et européens de l'IA est étroit", admet Cédric Villani. D'où la nécessité de mettre en place à la fois une politique transversale (soutenir financièrement l'innovation dans l'IA, adapter les cadres juridiques, réglementaires et organisationnels pour lever les freins) et sectorielle (traiter les impacts de l'IA secteur par secteur).

En outre, puisque l'IA s'insère dans tous les secteurs, la mission préconise de "se concentrer sur quelques secteurs clés qui constituent des niches économiques d'excellence pour répondre à des grands défis collectifs" : la santé, le transport, l'environnement et la défense. Pour chacun d'entre eux, l'Etat devra se positionner en "tiers de confiance", en trouvant les bonnes certifications et labels, et favoriser l'émergence d'écosystèmes forts, tout en permettant aux entreprises d'expérimenter.

■ Une véritable politique de la donnée

Pilier du développement de l'intelligence artificielle, les données qui nourrissent les algorithmes d'intelligence artificielle capables de prendre des décisions qui relevaient jusqu'à présent de l'intelligence humaine, devront faire l'objet d'une "véritable politique de l'Etat", estime le rapport, pour favoriser "l'ouverture, la mutualisation et le partage de données publiques et privées, tout en protégeant les individus".

L'objectif : que les startups, entreprises et chercheurs aient accès à des jeux de données structurés, fiables et débarrassés des biais humains que l'intelligence artificielle pourrait reproduire. Ainsi, Cédric Villani propose de repenser la protection des données non pas autour de la collecte, qui est à la fois inévitable et indispensable, mais autour des usages. "Il faut intégrer des règles éthiques dans le développement des produits et services d'IA, secteur par secteur", juge Cédric Villani. Les défis sont autant techniques (quel format adopter, comment stocker les masses de données en garantissant leur sécurité) que légaux (définir les données qui peuvent être utilisées).

Dans ce contexte, Cédric Villani aborde le Règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui entrera en vigueur en mai 2018, comme un gros point d'interrogation.

"L'approche européenne, très protectrice, nous donne l'opportunité de nous démarquer. Mais certaines entreprises pourraient se paralyser à cause de ces nouvelles contraintes, si on ne leur donne pas les moyens d'en tirer profit."

■ Anticiper et maîtriser les impacts de l'IA sur le travail et l'emploi

Les prédictions en matière d'impact de l'intelligence artificielle sur le travail sont diamétralement opposées : certains estiment que des millions d'emplois seront supprimés par l'automatisation des tâches, conduisant à un chômage de masse. D'autres prédisent la création de centaines de nouveaux métiers et misent plutôt sur un remplacement de l'emploi. D'où la nécessité de transformer les compétences et de repenser l'éducation et la formation.

"C'est probablement le sujet le plus frustrant, car très peu ont les idées claires sur comment faire", admet Cédric Villani. Le député estime que l'Etat doit d'abord anticiper les impacts sur l'emploi, via par exemple une structure dédiée. Puis axer l'éducation sur l'acquisition de compétences numériques, de compétences cognitives générales (capacités de résolution de problème et de compréhension du langage), de capacités d'adaptation et de créativité, sans oublier les compétences autour de la "dextérité manuelle".

"Penser que la machine va remplacer l'homme est une vision simpliste. L'IA autonome de toute intervention humaine n'est ni pour demain, ni pour après-demain. Mais la complémentarité homme/machine est source de développement économique", estime-t-il.

■ Maîtriser l'impact environnemental de l'IA

En 2015, l'association américaine du semi-conducteur prévoyait que les besoins en calcul excéderaient la production énergétique mondiale d'ici à 2040. Autrement dit : l'IA, nourrie aux données produites et hébergées par des centres de données, est un gouffre énergétique, pas du tout écolo.

"La vision de la France doit donc consister à développer simultanément une IA plus verte et une IA au service de la transition écologique", préconise Cédric Villani. L'Etat pourrait mettre en place des incitations au verdissement des data centers ou encore préparer l'après-silicium. Un lieu de recherche en France dédié à la soutenabilité du numérique et de l'algorithmie est aussi envisagé.

■ Un cadre éthique à définir

"L'éthique, la confiance et la responsabilité sont cruciaux pour le développement de l'IA, car sinon ces technologies ne seront pas acceptées par les citoyens", affirme Cédric Villani.

La piste de labels sectoriels (les entreprises devraient se soumettre à des règles dans chaque secteur - la santé par exemple - pour être certifiées) sera explorée dans le rapport final. Le gouvernement devrait aussi réfléchir sur "l'explicabilité" des technologies, c'est-à-dire faire en sorte que les citoyens ne vivent pas les décisions des algorithmes d'intelligence artificielle comme arbitraires (comme pour le logiciel APB), mais qu'ils comprennent pourquoi et comment la décision a été prise. "Un effort de pédagogie autour de l'IA est indispensable", confirme Mounir Mahjoubi.

■ Développer absolument la recherche et éviter la fuite des talents

Le dernier enjeu primordial identifié par la mission Villani concerne la recherche, tant au niveau public que du côté des entreprises. "Nous manquons de mathématiciens et d'ingénieurs spécialisés en mathématiques. Nos talents sont aussi trop souvent aspirés par des entreprises ou laboratoires publics étrangers", déplore Cédric Villani, qui regrette les "lourdeurs administratives" qui pèsent sur la recherche française.

Les mesures qui seront proposées devront donc "offrir un environnement de travail digne d'eux aux chercheurs en IA pour les faire revenir et attirer les chercheurs étrangers" et "offrir aux entrepreneurs un écosystème plus favorable à la création d'entreprises", notamment en favorisant les passerelles entre le public et le privé.

Et ensuite ?

Le gouvernement va lancer la semaine prochaine une plateforme en ligne pour recueillir avis et propositions des citoyens. Le rapport Villani sera remis fin janvier au gouvernement, qui proposera des actions législatives ou réglementaires dès la fin du premier trimestre 2018.

Reste la question du financement, car une politique ambitieuse en matière d'IA devra se concrétiser par des investissements conséquents. "Ils seront importants", promet Mounir Mahjoubi. Reste à savoir s'ils seront suffisants, et surtout, intelligemment alloués.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2017 à 18:42 :
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/veille-scientifique-et-technologique/allemagne/article/l-europe-leader-mondial-pour-l-intelligence-artificielle

L’Europe, leader mondial pour l’Intelligence artificielle ?
a écrit le 04/12/2017 à 17:50 :
Déjà, au nom du sacro-saint libéralisme, ne pas donner la base de données de la DGSE à la CIA serait une bonne chose.
Si on veut conserver les chercheurs en France, il y a au moins quelques actions de base à opérer :
1) augmenter le nombre de postes pérennes de chercheurs et d'enseignants chercheurs à l'INRIA, au CNRS et dans les universités;
2) augmenter les salaires des chercheurs et enseignants chercheurs pour que le métier soit attractif (en Allemagne les enseignants chercheurs sont payés 2,5 fois plus, 3 fois à l'EPFL en Suisse...);
3) organiser des publications en français qui soient reconnues dans les carrières (avec obligation d'extended abstract a minima dans des revues internationales);
4) refuser les classements type Shangaï qui n'ont aucune autre signification que celle que leurs promoteurs ont voulu lui donner.
a écrit le 04/12/2017 à 17:31 :
L’enjeu de l’IA doit être international :
Pas de compétition pour l’evolution Humaine , il faut que les chercheurs ( tous sans exclusion)travaillent tous ensembles pour un seul but.
Ça peut être utile l’IA car les humains mais ce n’est pas un espoir «  ultime » car l’IA n’est pas évolutif et surtout si il est en mauvaise main : c’est toute l’humanite Qui est en péril...
L’IA va remplacer l’arme nucléaire ?
a écrit le 03/12/2017 à 17:52 :
Pour Cédric Villaini,
Mettre tous ses œufs dans le même panier ou presque, serait une très grave erreur.
J'ai des propositions à faire mais je sais déjà que c'est foutu d'avance. J'en ai l'habitude
car avec 33 ans de CNRS plus 7ans dans une fondation durant ma retraite il est facile d'en connaitre la MÉDIOCRATIE.
a écrit le 03/12/2017 à 1:40 :
L'I.A. est bien présente et continuera à progresser avec ou sans nous. Il est préférable que notre pays soit partie prenante, ne serait-ce que pour maintenir une position correcte dans le monde si compétitif.
Je suis persuadé également que l'I.A. est un facteur de progrès et qu'elle ne doit pas véhiculer les peurs de certains, qui y voient une dégradation du monde du travail.
L'histoire nous apporte les éléments de réponse. Un conseiller de start-up rappelait que dans la Rome Antique un travailleur sur deux était porteur d'eau et que le premier à conseiller la création d'un aqueduc fut mis à mort pour ses idées révolutionnaire qui allaient déstabiliser le monde. Plus proche de nous, Monsieur Jacquard qui inventa les métiers à tisser du même nom a failli être jeté dans le Rhône par les canuts parce qu'il allaient déstabiliser le monde de l'industrie textile.
Il est naturel d'avoir peur des sursauts de la science qui par ses découvertes vient rebattre les cartes. Mais c'est également la science qui invente les nouvelles technologies et les nouveaux métiers. Nous ne connaissons pas les métiers de demains, pas plus que les romains n'ont pu prévoir toutes les évolutions scientifiques et économiques. Le progrès est déstabilisant mais réinvente le monde au fur et à mesure qu'il avance. Et s'il doit nous apporter un monde où l'effort est moindre et les possibilités de nous enrichir intellectuellement et économiquement c'est une bonne chose.
La seule vrai question qui se pose, est dans la répartition des bienfaits corollaires de la science.
a écrit le 02/12/2017 à 19:45 :
"Le gouvernement va lancer la semaine prochaine une plateforme en ligne pour recueillir avis et propositions des citoyens".
avec dialogue/réponses/suivi ou simple plateforme d'enregistrement sans discussion ?
os talents sont aussi trop souvent aspirés par des entreprises ou laboratoires publics étrangers", déplore Cédric Villani, qui regrette les "lourdeurs administratives" qui pèsent sur la recherche française, mais pas que . . .
"lourdeurs administratives" sur TOUS les secteurs !
Réponse de le 04/12/2017 à 17:48 :
Si on veut conserver les chercheurs en France, il y a au moins quelques actions de base à opérer :
1) augmenter le nombre de postes pérennes de chercheurs et d'enseignants chercheurs à l'INRIA, au CNRS et dans les universités;
2) augmenter les salaires des chercheurs et enseignants chercheurs pour que le métier soit attractif (en Allemagne les enseignants chercheurs sont payés 2,5 fois plus, 3 fois à l'EPFL en Suisse...);
3) organiser des publications en français qui soient reconnues dans les carrières (avec obligation d'extended abstract a minima dans des revues internationales);
4) refuser les classements type Shangaï qui n'ont aucune autre signification que celle que leurs promoteurs ont voulu lui donner.
a écrit le 02/12/2017 à 15:49 :
L'image en tête de cet article : (Crédits : Pixabay) algorithme-intelligence-artificielle-avatar-numerique-disparition-des-emplois-robots-cols-blancs-programme-informatique-numerisation-digitalisation-deshumanisation-robotique.jpg


- enthousiasme-volonté-progrès-futur-technologies_plus_humaines-alliances-créations-d'emplois-conquêtes_spatiales-singularités-transhumanismes-amours-de-la-vie
Réponse de le 05/12/2017 à 15:29 :
Bien vu !
a écrit le 02/12/2017 à 12:56 :
Un auteur majeur des théories de la firme; Alexander Herbert SIMON, lui aussi mathématicien comme le député Villani, est l'un des fondateurs de l'INTELLIGENCE ARTIFIELLE en 1947 (théorie de la rationalité limitée.

Les 6 axes de réflexion proposés me semblent acceptables car évidents.

Je m'inquiète de la faible recherche sur les impacts psychologique et juridique sur l'homme et la société.

On est entrain de revivre le taylorisme mais à l'échelle numérique !!!! vives les dégâts !!!
a écrit le 02/12/2017 à 12:31 :
Rassurer pour convaincre des possibles à venir de l’IA n’est certainement pas chose facile. …. à comparer avec l’évolution lamentable des capacités éducatives espérées aux premiers temps de l’arrivée de la TV dans les foyers.
C’est déjà assez intelligent aujourd’hui d’émettre de gros doutes, mais cette fois ci les dérapages d’une perte de contrôle ( cf mult fictions ) peuvent inquiéter plus sérieusement. L’exemple simple du plantage de logiciels ultra sécurisés, outils de firmes ultra spécialisées, doit titiller notre scepticisme.
Une IA embarquée pouvait-elle donner la solution pour sauver la mission Apollo XIII ? que proposeraient les algorithmes actuels ?
On parle d’interdire ces logiciels de boursicotage qui seraient capables de ruiner toute une économie mondiale en quelques nano secondes …. on doit dormir tranquille ? C’est encore l’histoire du sous-marin qui fait demi-tour avec une torpille bloquée dans son tube, torpille programmée pour ne jamais faire ce demi-tour !

Le bénéfice du doute ET le principe de précaution doivent prévaloir, l’IA sera un outil à considérer avec le soin et les protections du type de celles de l’exploitation de l’atome, pour ne pas se développer erreurs après erreurs.

Programmeur de la première génération ( assembleur et langages de niveaux 1 et 2 ) , je sais que la machine ne fait qu’interpréter du code dans les limites des précisions du code. NOUS en opposition nous ignorons ce qu’elle peut développer lors de situations non prévues par le code. C’est cette part d’aléatoire qui doit nous tenir éveillés, les multiples défaillances d’êtres humains aux cerveaux si développés sont peut-être bien à considérer. Et ce serait cette référence biologique si formidable …. que nous cherchons à reproduire ?
a écrit le 01/12/2017 à 12:04 :
C'est dommage de ne pas avoir défini au préalable ce que l'on entendait par IA.Dès l'instant ou la définition reste dans les mathématiques floues, il va être difficile de construire un programme performant. Quand à faire des clones de l'intelligence humaine il y a encore du pain sur la planche. Regardez par exemple la capacité de l'être humain à s'adapter à un problème physique, je crois que celui qui a concu les bipèdes n'est pas près d'être ratrappé par les meilleurs cerveaux de la silicon valley.
a écrit le 01/12/2017 à 9:43 :
"Cédric Villani a rencontré ces derniers mois 250 experts (chercheurs, entrepreneurs, élus, entreprises...), venus de 13 pays. L'objectif ? "Définir une stratégie pour la France."

Et nous, on s'occupe de la strategie des 13 autres pays ?
Réponse de le 02/12/2017 à 14:37 :
Pourquoi toujours être négatif , je pense que l'IA est quelque chose d'essentiel pour l'avenir , lorsque je vois le niveau mathématique de nos ingénieur sortant des grandes écoles X, CentralSupelex, Mines .... je suis fier du niveau d' éducation de nos jeunes scientifiques . Lorsque Huaweii grand fabricant de matériel informatique dit investir en France car c'est la plus grande nation de mathématiciens spécialistes des algorithmes .
a écrit le 01/12/2017 à 9:41 :
Quand je lis cet article, j’ai l’impression qu’on vit dans un monde ou tout est rose. Ce n’est malheureusement pas le cas. La nature humaine est faite pour profiter de toutes les avancées technologiques, le plus souvent dans un but lucratif.
Comment peut-on imaginer que l’IA n’aura pas d’impact sur l’emploi ? Si vous êtes patron d’une entreprise et que vous faites un investissement dans ce domaine, vous allez vous demander quel avantage en tirer. Le premier d’entre eux sera de compenser cet investissement par des économies réalisées sur le dos de votre personnel
Comment peut-on croire que tout le monde aura le potentiel intellectuel pour se former a ces nouvelles technologies ? Ce seront les premières victimes de l’IA. Occupant des emplois à faible valeur ajoutée, leur emploi sera vite remplacé. Déjà que pour certains d’entre eux cela soit fait depuis pas mal de temps.
Qui peut croire à la mise en place d’une éthique sur l’usage des données collectées ? Les patrons ne sont pas idiots (attention, je ne dis pas qu’ils sont tous intelligents). Si la collecte de ces données leur permet d’accroitre leur chiffre d’affaire, ils auraient tort de ne pas en profiter. Certains en feront profiter leur personnel mais pas tous.
Mais le progrès est le sens de notre monde. On ne peut pas empêcher ces transformations. A nous de nous adapter. Et à nos politiques d’imaginer le monde de demain et de proposer des solutions permettant à tous de vivre décemment.
a écrit le 01/12/2017 à 9:07 :
"D'autres prédisent la création de centaines de nouveaux métiers et misent plutôt sur un remplacement de l'emploi".

Cela me rappel , ceux qui nous rassuraient lors de la disparition progressive de notre industrie en nous disant que ces emplois allaient être remplacé par les métiers de services.
Depuis :Des centaines d’emplois sont menacées à Castorama et à Brico Dépôt, des enseignes du groupe britannique Kingfisher. La directrice générale du groupe, la Française Véronique Laury, a annoncé, mercredi 8 novembre, le regroupement à Cracovie, en Pologne, des activités comptabilité et contrôle de gestion.
a écrit le 30/11/2017 à 16:02 :
Intelligence artificielle : quelles pistes pour placer la France dans la compétition mondiale ?
Simplement, sortir de l'UE de Bruxelles!
a écrit le 30/11/2017 à 15:48 :
On nage en pleine science fiction qu'on ait de la PCA ou des réseaux de neurones. La collecte peut être empêchée par du logiciel car apple et Google récupèrent les géo localisation par l'accéléromètre et pour l'anonymat suffit de mettre un vpn comme psyphon.
Lia fera disparaître les métiers qui font l'appariement et encore la loi de Moore ralentit pour un développement supérieur de l'Ia. Cédric Villanueva et l'autre sont des candides..
a écrit le 30/11/2017 à 15:14 :
> repenser la protection des données non pas autour de la collecte, qui est à la fois inévitable et indispensable, mais autour des usages

C'est mignon de vouloir déréguler la collecte des données, mais une fois que ces données ont été collectées je pense justement que leur usage est un peu inévitable : fuite de données vers des acteurs mal intentionnés, évolution des lois de lutte contre le terrorisme ou les pédophiles, start-up qui ne s’embarrasse pas trop de la légalité de ses activités...
a écrit le 30/11/2017 à 13:22 :
"La vision de la France doit donc consister à développer simultanément une IA plus verte et une IA au service de la transition écologique" : c'est terminé, il n'y aura donc pas d'I.A. Française, mais bien par contre des talents Français faisant de l'I.A. là où ça se passe vraiment. D'autre part,le mot 'État' apparait 7 fois dans cet l'article, et le mot 'entreprise' une seule fois, ce qui assez significatif.
Je suggére donc que l'état s'occupe de faire fonctionner le logiciel Louvois au lieu de donner sa 'vision'. D'accord par ailleurs avec churchil, le problème n'est pas seulement technique, mais surtout fiscal et sociétal.
Réponse de le 30/11/2017 à 15:49 :
oui, l'etat qui veut appliquer les methodes du politburo ou siegent des gens qui n'y comprennent rien, on sait ce que ca veut dire........ d'ailleurs allegre disait en rigolant que la france avait pris du retard en physique quantique precisemment car des gens de l'academie des sciences avaient donne a l'epoque la direction a suivre.........
concernant la technique, il est effectivement secondaire; vous pouvez telecharger torch, caffe, ou tensorflow et consors... y a tout ce qu'il faut pour le deeplearning ( pour les stats et le reste du machine learning c'est autre chose) ......... contrairement a ce que pense vilani, c'est pas uniquement un probleme de theoriciens.........
encore une fois tout le monde peut creer sa boite........... la france est certainement le dernier pays ou il faut le faire; et pour ceux qui ne veulent pas creer, il y a beaucoup de pays qui accueille depuis bien longtemps!
a écrit le 30/11/2017 à 11:56 :
Ce serait déjà bien, avant de la mettre en œuvre, que l'on puisse parler de véritable intelligence artificielle. On est content d'avoir villani comme ministre mais ce serait bien qu'il sache aussi tempérer les phénomènes et ne tombe pas dans le piège grossier de la communication stérile qui finira par tout nous faire perdre une nouvelle fois.

"L’imposture de l’intelligence artificielle." http://innovationesante.fr/limposture-de-lintelligence-artificielle/
Réponse de le 30/11/2017 à 16:06 :
Cet article est uniquement basé sur une considération "puriste" de ce que signifie dans le sens littéral l'intelligence artificielle. Là n'est pas la question, que l'IA ne soit un clone de cerveau humain, c'est une évidence. Par contre les impacts sociétales vont être considérables (disparitions de métiers et externalisations puissance 10 et sur des profils non touchés jusqu'à présents (techniciens, ingénieurs, médecins...) , et dans un laps de temps si faible sur l'échelle d'une génération que les politiques devraient dès aujourd'hui préparer nos pays occidentaux, encore socialement confortables, à un véritable tsunami.
Réponse de le 01/12/2017 à 9:12 :
On peut aussi le voir comme ça, maintenant la sémantique est franchement malmenée avec ce délire sur l'intelligence artificielle.

Il faut bien expliquer aux gens que celle-ci ne surviendra pas tout de suite ni demain mais que par contre les progrès de l'informatique menacent directement et maintenant nos emplois. Donc leur parler d'intelligence artificielle est faux c'est leur faire croire que l’ennemi c'est la technologie alors que non la technologie ne dépend que de ce qu'en font ses propriétaires.

Cet amalgame permanent entre ces deux concepts différents ne peut que générer incompréhension et quiproquos.
a écrit le 30/11/2017 à 11:10 :
l'enfer est pave de bonnes intentions........ les environnements d'ai sont actuellement suisse ou americain ( pour le codage en deepleraning, le reste y a de l'opensource sans pays)
monter un projet c'est bien creer une boite c'est autre choses....... personne ne veut investir dans un pays qui vote une taxe a 75%, fait des lois retroactives, menace de nationaliser les boites qui marchent pour financer les entreprises d'avenir comme la sncm ou heuliez
personne ne veut creer de boite pour payer une exit tax en partant, se faire traiter de patron voyou et negrier, qui doit demander l'avis des syndicats le jour ou il veut faire qqch sous peine de penal ou d'annulation de vente fusion, ou rapprochement.......
ca n'interesse personne? si, les rentiers de la republique qui vont quitter leur nid douillet et faire le travail eux memes en se sacrifiant eux memes, ce qui reduit les inegalites dans le sacrifice
Réponse de le 30/11/2017 à 12:51 :
Combien d'entreprises avez-vous créé ?
Vous listez toutes les excuses pour ne rien faire comme ceux que vous conspuez...
Personnellement j'en suis à 3 et bientôt 4 malgré ce que j'y ai perdu..

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