Facebook vend ses 800 millions d'amis

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Le premier réseau social au monde prépare une introduction en Bourse record. La firme co-fondée et dirigée par Mark Zuckerberg envisagerait de lever 10 milliards de dollars, sur la base d'une valorisation de 100 milliards, en dépit d'un contexte plutôt moins favorable pour les sociétés Internet.

Plus de 100 milliards de dollars ! C'est la valorisation espérée par Facebook lors de sa prochaine introduction en Bourse selon le « Wall Street Journal », la plus attendue dans la Silicon Valley depuis celle de Google en 2004. Un record pour une société Internet créée il y a sept ans, tout comme les 10 milliards de dollars que Facebook souhaite lever à l'occasion de cette opération qui pourrait avoir lieu « entre avril et juin 2012 ». Pour mémoire, Google n'avait levé que 1,6 milliard. Seules 13 sociétés dans le monde ont jusqu'à présent récolté plus de 10 milliards de dollars lors de leur entrée en Bourse, dont trois américaines (Visa, General Motors et AT&T).

Cent milliards, c'est presque autant qu'Intel et deux fois plus que Hewlett-Packard, le géant informatique aux 324.000 salariés quand Facebook n'en compte qu'un peu plus de 3.000. Et c'est seulement deux fois moins que le mastodonte Google (189 milliards de dollars, 31.000 employés). Facebook et ses 800 millions d'« amis » valent-ils autant ? En janvier dernier, lors de la dernière levée de fonds auprès de Goldman Sachs et du fonds russe DST, la société avait été valorisée à 50 milliards. Actuellement, sur les marchés secondaires comme SharesPost, les transactions sur les actions (des anciens employés par exemple) s'opèrent sur la base d'une valorisation de 73 milliards.

L'entreprise de Palo Alto a connu une croissance explosive, tant en nombre de membres qu'en chiffre d'affaires, même si les données ne sont pas publiques. Facebook devrait générer 4,27 milliards de dollars de chiffre d'affaires cette année, 7 milliards en 2013 selon le cabinet spécialisé eMarketer. Selon Reuters, la société aurait doublé ses recettes au premiers semestre 2011 à 1,6 milliard de chiffre d'affaires pour un bénéfice de 800 millions, soit un taux de rentabilité de 50 %. Selon certains analystes, Facebook pourrait dégager plus de profits qu'Amazon cette année. Pour se conformer à la réglementation américaine, le groupe de Mark Zuckerberg, qui a dépassé le cap des 500 actionnaires, devra publier ses résultats du premier trimestre 2012 au mois d'avril. Beaucoup estiment que cette obligation légale devrait coïncider avec son entrée en Bourse. Mais le jeune PDG ne semble pas pressé : la banque-conseil n'a pas encore été choisie, ni la plate-forme boursière qui pourrait être le New York Stock Exchange ou le Nasdaq. En septembre, le « Financial Times » affirmait que l'introduction de Facebook n'interviendrait pas avant septembre 2012, « dans le but de maintenir les salariés concentrés sur le développement ». La direction du groupe doit cependant faire face à des pressions internes de la part de ses employés, qui espèrent empocher des gains en revendant les titres qu'ils détiennent. L'opération s'annonce comme un jackpot pour ces derniers ainsi que pour les actionnaires qui ont lui apporté des fonds ces dernières années. Par exemple, la participation de Microsoft, qui avait investi 240 millions pour 1,6 % du capital en octobre 2007, pourrait valoir 1,6 milliard de dollars aujourd'hui. Mais il n'est pas sûr que le géant du logiciel ait envie de s'en séparer...

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Commentaires
a écrit le 02/02/2012 à 12:13 :
L'histoire est un éternel recommencement ... voir la bulle internet des années 2000.
Du vent, rien que du vent et pendant ce temps là les chinois engrangent.
C'est qui les plus malins ? ....vanité, tout n'est que vanité ...!
Spéculateurs, pensez aux travailleurs, c'est surement eux qui, un jour, vous passeront la corde au cou, celle que vous leur avez vendu, surtout que, dans les paradis fiscaux, les banquiers ne demandent que ça!

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