Comment un million d'annonceurs font leur pub sur Facebook

Le réseau social américain a dévoilé hier le nombre total de ses clients qui font de la publicité. Le rapport s'établit ainsi à environ un annonceur pour mille membres actifs. Un succès relatif qui s'explique en partie par la facilité avec laquelle une entreprise est susceptible de communiquer via Facebook.
Facebook a dégagé 1,25 milliards de dollars de recettes publicitaires au premier trimestre 2013 / Copyright Bloomberg
Facebook a dégagé 1,25 milliards de dollars de recettes publicitaires au premier trimestre 2013 / Copyright Bloomberg (Crédits : Bloomberg)

Quel média peut se targuer d'avoir un million d'annonceurs-clients actifs ? Qui peut offrir de potentiellement toucher plus d'1 terrien sur 7 ? Facebook bien sûr. Le premier réseau social mondial se félicitait mardi 18 juin dans un court post de compter ce million d'annonceurs. Un nombre conséquent en comparaison des fichiers clients des régies publicitaires des médias traditionnels... mais à relativiser compte tenu de l'audience potentielle.

Un annonceur pour mille membres actifs

Depuis son introduction en Bourse chaotique de l'an dernier, Facebook a beaucoup été critiqué sur son modèle économique. Certains doutent de sa capacité à monétiser de façon optimale sa base de 1,11 milliards de membres à travers le monde en dégageant des revenus publicitaires sur ordinateur et sur terminaux mobiles. La publication officielle de cette donnée n'est donc pas innocente: Facebook c'est un annonceur pour 1.000 utilisateurs.

Il faut dire que faire de la publicité sur Facebook peut revêtir plusieurs avantages. Pour ceux qui n'ont encore jamais tenté l'expérience, voici une petite piqûre de rappel.

Cibler ses annonces, une véritable aubaine

Contrairement à un média classique, Facebook permet à l'annonceur de gérer de façon autonome ses annonces publicitaires sur le réseau social. Il suffit d'une quinzaine de minutes à un chef d'entreprise pour mettre au point sa propre campagne. Après avoir créée une page Facebook dédiée à son marque ou au(x) produit(s) qu'il souhaite promouvoir, l'entrepreneur se voit offrir la possibilité d'acheter des encarts publicitaires dont il peut paramétrer l'affichage en fonction de sa cible. Ceux-ci permettront par la suite de déterminer le prix de la campagne.

L'avantage indéniable du réseau social, c'est justement sa faculté à cibler précisément l'audience en fonction de son âge, sexe, situation géographique mais aussi de ses centres d'intérêts déclarés, de sa formation, de sa profession ou encore de son statut marital. Autant de champs qui permettent d'affiner le public visé et ainsi de rendre plus efficace les publicités. L'annonceur détermine également de façon autonome son calendrier de campagne, la nomme et peu même en créer plusieurs versions qu'il pourra ensuite tester et modifier. Facebook met à sa disposition un outil de mesure des performances des publicités.

Un coût variable en fonction du budget

Et côté coût ? Chaque annonceur fixe lui-même ce qu'il est prêt à dépenser, Facebook se contente d'indiquer une fourchette de prix. L'annonceur peut alors régler ses annonces au coût pour mille impressions. Au minimum, Facebook gagne 0,02 dollar pour l'affichage de mille impressions d'un encart et propose un ordre de prix pour une fourchette de nombre d'affichages. Facebook proposé auparavant de payer au coup par clic, formule qu'il a abandonné il y a quelques mois... probablement pas assez rentable.

Autre critère paramétrable: le coût journalier d'une campagne. L'entreprise devra dépenser au minimum 1 dollar quotidien mais au-delà, libre à elle de fixer un montant maximal. La facturation s'effectue tous les deux jours, un récapitulatif est envoyé par e-mail.

Le vif succès des actualités sponsorisées

Les entreprises peuvent également faire le choix de sponsoriser des actualités, c'est-à-dire de payer pour qu'une actualité présente sur sa page Facebook soit mise en avant dans le fil d'actualité des membres du réseau. Les internautes sont alors invités à cliquer sur la mention "J'aime" ce qui permet à la marque de rentrer en contact direct avec eux. Le coût de ces actualités sponsorisées est plus élevé mais son impact est également supérieur. Selon une étude réalisée par TBG Digital, elles sont 53% plus engageantes que les publicités classiques.

Ces affichages sponsorisés rencontrent un succès considérable auprès des annonceurs, si bien qu'au global, le coût moyen de la publicité sur Facebook a progressé de 58% entre le deuxième trimestre 2011 et la même période l'année suivante. La publicité sur mobile rencontre également un succès important, ce qui continue à augmenter le coût moyen d'une campagne de communication effectuée sur le réseau social.

Résultat, Facebook a dégagé 1,25 milliards de dollars (soit environ 932 millions d'euros) de recettes publicitaires au premier trimestre 2013, soit 86% de son chiffre d'affaires sur la période. C'est l'entreprise qui réalise les deuxième plus grosses recettes publicitaires au monde, derrière le géant Google. A titre de comparaison, sur la même période, TF1 a vu ses recettes reculer de 12% à 368,7 millions d'euros.

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Commentaires 11
à écrit le 20/06/2013 à 14:45
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Facebook et d'autres rament pour un concept perdant. Amazon pour un concept gagnant. Les uns se coltinent à la publicité traditionnelle, ils cherchent a constituer une liste "d'amis" sur lesquels ils déversent de la publicité empirique qu'ils tentent...

à écrit le 20/06/2013 à 14:43
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Mais qu'est-ce que c'est que cet article qui ressemble à une argumentaire de commercial Facebook ?

à écrit le 20/06/2013 à 10:48
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les pubs sur facebook sont à 90% racoleuses ou pour des arnaques ( forex, bourse, options binaires ... )

le 20/06/2013 à 12:18
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@el manici: sans aucun doute, mais le but d'une entreprise est de faire de l'argent, pas de se préoccuper de la déontologie des annonceurs :-)

le 20/06/2013 à 15:28
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C'est bien là le problème, c'est que beaucoup pensent comme vous, ce qui donne les prothèses cancérigènes, le cheval à la place du b?uf, ou le village d'Eniskillen où l'on repeint et collé de larges autocollants pour transformer les boucheries fermée...

à écrit le 19/06/2013 à 21:13
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On parle de gros chiffres, mais quelle est la réalité ? Tout le monde il est beau, gentil, intelligent, etc. sur le net, mais combien de comptes Facebook sont bidons ? On peut donc facilement déduire que cet article est un coup de pub pour Facebook e...

le 20/06/2013 à 1:16
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En effet, cet article ressemble à s'y méprendre à une brochure commerciale!

le 20/06/2013 à 8:00
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@Patrick+CR32 +++++ c'est pour une poignée des dollars ou euro ? A LT la réponse.....

le 20/06/2013 à 14:52
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@ Patrickb, peu importe si les comptes sont bidons, l'important lorsqu'on fait une Pub est que le telephone sonne ou que les clients achetent dans le magasin. Je pense que les annonceurs sont capables de mesurer les resultats de leur campagne pub sur...

le 20/06/2013 à 15:30
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@Erick: je ne doute aucunement de l'attraction des gogos facilement manipulables sur Facebook et de la finalité d'une pub. Je disais simplement que ces chiffres ne veulent rien dire et ne visent qu'à faire croire tout le monde doit être sur Facebook ...

le 20/06/2013 à 15:32
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@@ Patrickb ; Erik c'est le nouveau Einstein de la pub FB.C'est bien possible qu'il fait de la récolte ou qu'il travail chez une agence. FB est en déclin et sa réputation est encore très haute chez les ados....Eux sont toujours prets a se laisser man...

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