Le crowdfunding se banaliserait-il en offrant... une part des bénéfices ?

 |   |  551  mots
Capture d'écran d'un projet de la plate-forme Upstart.
Capture d'écran d'un projet de la plate-forme Upstart. (Crédits : Upstart)
Alors que la plupart des sites de crowdfunding proposent des « packs » en échange du soutien financier à un projet, d’autres préfèrent offrir un retour sur investissement en monnaies sonnantes et trébuchantes.

Le financement participatif explose. Le cabinet Massolution prévoit que plus de 5 milliards de dollars seront levés cette année. Mais pour quel retour sur investissement ? Aucun ou très peu. Une participation de 5 000 dollars au projet de Spike Lee (somme visée : 1,25 million de dollars), permet de faire inscrire son nom sur les crédits de fin du film en tant que producteur associé. Deux sites ont donc décidé de garantir aux investisseurs une part des profits générées par le projet pendant 10 ans.

>> Diaporama : Les projets fous du crowdfunding

Sur ces sites, soutenir un projet est également soumis à une condition particulière : il faut être un « investisseur accrédité » par la loi fédérale américaine. Cela implique d'avoir des revenus importants (supérieurs à 200 000 dollars par an sur les deux dernières années) ou des biens de grande valeur (plus d'un million de dollars, hors résidence primaire).

Un financement à approuver

Au premier abord, Upstart et Pave ressemblent au plates-formes habituels de crowdfunding. Il y a les mêmes listes de projets, la même barre de progression, les mêmes explications sur ce que permettra de faire l'argent récoltée. Mais quand le visiteur choisit de soutenir un projet, le site lui apprend que son financement est soumis « à l'approbation de son créateur ». Car sur ces sites, on ne parle pas de dons, mais d'offres. Il est donc donné la possibilité à un créateur d'en refuser une qui ne lui conviendrait pas. Une fois l'offre acceptée, un contrat est signé.

Sur ces sites, soutenir un projet est également soumis à une condition particulière : il faut être un « investisseur accrédité » par la loi fédérale américaine. Cela implique d'avoir des revenus importants (supérieurs à 200 000 dollars par an sur les deux dernières années) ou des biens de grande valeur (plus d'un million de dollars, hors résidence primaire).

Donner un coup de pouce

Ces sites toutefois ne sont pas conçus pour « financer entièrement des projets », fait remarquer le Wall Street Journal, mais plutôt pour « donner un peu d'air » à leur créateur. Ils visent essentiellement de jeunes diplômés. Comme Kim Nim, une jeune diplômée réalisatrice de vidéos artistiques, qui espère récolter 5 000 dollars pour continuer à « cultiver sa pratique artistique » en lui permettant « d'acheter sa propre caméra ». Ou encore Stephen Klein, co-fondateur d'une start-up visant à stopper le mauvaise usage des drogues médicales. Il prévoit d'utiliser 10% des 10 000 dollars visés pour rembourser le prêt contracté par ses parents pour payer ses études. Le reste de la somme récoltée servira à créer une « start-up pour améliorer la façon dont les étudiants apprennent ».

 Mais tous les projets ne correspondent pas à ces standards d'étudiants fraîchement sortis de l'université. On retrouve ainsi celui du champion du monde d'aïkido full-contact, Josh Ramey. Également trois fois champion national et infirmier certifié, il vise les hautes sphères mondiales des arts martiaux mixtes (MMA). Grâce à quatre donateurs, il a déjà récolté 1 000 dollars de plus que la somme qu'il avait fixé (12 000). Qu'il parvienne ou non à atteindre son objectif sportif, Josh précise qu'il versera à ses investisseurs le pourcentage qui leur est dû. 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/08/2013 à 23:22 :
Encore un article qui présente les sites americains, alors qu'il existe de tres bonnes solutions pour investir dans les nouvelles entreprises par le site Français Z'entreprendre.fr. Une plate forme collaborative qui permet de se constituer une communauté restreinte (et non publique Damaye!) ce qui permet de faire appel aux investisseurs privés. Libres a eux ensuite de monter ou non au capital. En realité c'est souvent le cas, car un internaute qui aura aidé, soutenu et conseillé un porteur de projet aura out interet a investir dans ce projet.
a écrit le 26/08/2013 à 12:06 :
Merci pour cet article. Le Crowdfunding français revêt lui aussi plusieurs formes et il y a des plateformes qui proposent déjà une rémunération :
- Sous la forme de dividendes liés à de l'investissement en PME : Prêt d'Union, Friendsclear, Wiseed
- Sous la forme d'intérêt sur des comptes épargne affectés à des projets locaux : Prêt de chez moi (proposé par la Société financière de la Nef).
a écrit le 21/08/2013 à 17:50 :
article intéressant mais trop généraliste et ne faisant aucune distinction entre ce qui est propre aux USA et à la France.
En ce qui concerne la France, l'appel public à l'épargne est très réglementé et les sites qui s'an targuent ne sont pas conforme à la règlementation.
Enfin, il ne faut pas confondre le crowdfunding avec les Business Angels.
a écrit le 21/08/2013 à 10:30 :
article intéressant malgré les redites, orthographe approximative : Au premier abord, Upstart et Pave ressemblent auX plates-formes habituelLEs de crowdfunding. Il y a les mêmes listes de projets, la même barre de progression, les mêmes explications sur ce que permettra de faire l'argent récoltE.
a écrit le 20/08/2013 à 23:27 :
Tout ça me fait quand même immédiatement penser à de l'appel public à l'épargne, ce qui normalement est totalement réglementé/régulé.

Internet permet vraiment de faire passer pas mal de choses sans que personne n'y trouve rien à redire alors que dans un cadre "classique" les acteurs de telles opérations seraient sanctionnés et les opérations annulées. Mais que fait l'AMF...?
a écrit le 20/08/2013 à 23:19 :
le financement participatif .... s'attend tout simplement à un résultat ! ... qu'il soit financier ou autre !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :