Aux Etats-Unis, un bon profil Facebook facilite l'obtention d'un prêt immobilier

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Avoir des amis non solvables dans vos contacts Facebook pourrait bientôt vous porter préjudice / Reuters.
Avoir des amis non solvables dans vos contacts Facebook pourrait bientôt vous porter préjudice / Reuters. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les nouveaux organismes de prêts immobiliers américains n'hésiteraient plus à espionner les profils de leurs clients sur les réseaux sociaux avant de leur accorder un crédit ou non, révèle le magazine américain Mother Jones. Une pratique qui s'accompagne d'un vide juridique.

Accepter comme ami Facebook un copain de 4èmeC que vous n'avez plus revu depuis 20 ans pourrait peut-être bientôt vous empêcher d'obtenir... un prêt immobilier. Les nouveaux organismes de prêts américains n'hésiteraient plus à vérifier les profils des réseaux sociaux de leurs clients avant de leur accorder un crédit, rapportait, mercredi 18 septembre, le magazine Mother Jones. Facebook, Twitter et autres Linkedln leur permettraient donc d'évaluer si un internaute est solvable ou non.

L'agence Lenddo, par exemple, qui fournit des prêts à des personnes résidant dans des pays en voie de développement vérifient systématiquement si un nouveau client compte un de leurs mauvais payeurs dans ses contacts Facebook. Si c'est le cas, elle lui refusera alors tout crédit. L'agence Neo, une start-up de la Silicon Valley, elle, passe au crible les contacts Linkedln. Si une personne a un réseau développé et de qualité, elle aura plus de chances d'obtenir le crédit désiré.

Une technique bientôt utilisée dans les grandes banques ?

"Les grandes banques n'ont pas encore sauté le pas de cette méthode controversée d'enquête sur les créditeurs, mais les défendeurs des consommateurs et les experts de l'industrie financière affirment que ce n'est qu'une question de temps", rapporte la journaliste Erika Eichelberger. 

Selon Mother Jones, les deux lois américaines qui encadrent les enquêtes menées par les organismes de prêts sur leurs clients - le Fair Credit Reporting Act (FCRA) and the Equal Credit Opportunity Act (ECOA) - n'ont pas légiféré sur ces nouvelles pratiques. "C'est le Far West des données financières ! Il n'y a pas de règle", résume Jeff Chester, le directeur exécutif du Centre pour la démocratie digitale. A quand leur arrivée en France ? C'est peut-être déjà fait. 

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Commentaires
a écrit le 22/09/2013 à 10:27 :
Cette pratique a déjà lieu en France, rien de nouveau, ce n'est pas fait par les banques directement mais par des sous traitants spécialistes des études de profils web. Les Français sont naïfs en pensant que les infos liés a leurs profil web ne servent à rien....bien au contraire.
a écrit le 21/09/2013 à 17:36 :
ne sont plus à une crise prêt, dans la crise des subprimes les prêts accordés à des gens modestes étaient ils accordés selon leur profil Facebook ?
Réponse de le 21/09/2013 à 18:10 :
Non. Là, c'est l'inverse. La crise est là et les banquiers SAVENT qu'il y aura de moins en moins de gens solvables.
Réponse de le 21/09/2013 à 19:59 :
elles ont encore plus de "produits toxiques" qu'avant le début de la crise.
a écrit le 20/09/2013 à 16:36 :
Tout cela est tout a fait exact et cela commence à arriver en France mais doucement. Deux enseignes banquaire française procèdent déja à la vérification de votre profil numérique avant de vous octoroyer un prêt. Face book n'est qu'une information parmi d'autres pour en savoir plus sur vous.
a écrit le 20/09/2013 à 15:16 :
Pub bien entendu fausse. le critère principal est la capacité de caution, d'assurance et de remboursement. Certains voudraient que des "profils" collectés ici ou là puissent faire office de sélection contre argent. Ce serait anticonstitutionnel aux USA. Pour les pays sous développés le criblage (on charge une personne de ses points négatifs) est un indicateur constant y compris pour les affaires. Le type de procédé évoqué n'a pas cours en Europe.
Réponse de le 21/09/2013 à 14:38 :
Commentaire bien entendu faux. A partir du moment où les recruteurs utilisent internet pour se renseigner sur un candidat, pourquoi une banque ne pourrait-elle pas utiliser le même procédé..??
Réponse de le 21/09/2013 à 15:46 :
@Corso: serais-tu un grand naïf ou tu veux nous faire rire :-)
a écrit le 20/09/2013 à 15:11 :
"Far West des données financières ": Tout ceci me fait penser qu'il y a un créneau a prendre. Pourquoi ne pas lancer des boites informatiques chargées de faire le "tri" ds l'ensemble du net si confu? il y aura surement preneurs en France et ailleurs
a écrit le 20/09/2013 à 14:22 :
Cette collecte de renseignements sera utilisée à mauvais escient comme d'habitude, malgré ce qu'en pensent nos béotiens "qui n'ont rien à se reprocher".
Réponse de le 20/09/2013 à 14:49 :
Il faut bien que le malheur des uns fasse le profit des autres...
a écrit le 20/09/2013 à 12:27 :
Ce mouvement est tout à fait similaire à l'espionnage généralisé de la population. Ils veulent que nous retrouvions la "confiance"...
Réponse de le 20/09/2013 à 12:46 :
Je repense au sujet et me vient une conséquence qui peut être encore plus amusante : cela pourrait augmenter encore la concentration de richesse. Soit, ce que pour quoi est construit le système, me direz-vous...
Réponse de le 20/09/2013 à 14:54 :
Tiens, j'ai bugué, : "ce pour quoi..". Pensai à une autre phrase en même temps. Scorie erratique statiquement en accord collatéral avec les orgues de Staline. Sale bête, ce staline...
a écrit le 20/09/2013 à 11:57 :
Encore un énième pseudo-article ventant les mérites des réseaux d'asociaux où plus personne ne se parle de vive voix ou ne se rencontre physiquement grâce à son stupide-phone de pommé disposant d'une connexion au site internet Facedebouc. Aux Etats-Unis tout est meilleur, même la bêtise!

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